Voici le placard d’un policier d’une brigade de protection de la famille (ex brigade des mineurs). 350 dossiers de délits et de crimes sexuels sur mineurs. D’autres piles tapissent le sol de ce bureau, dans un commissariat d’une ville moyenne.
350 dossiers dont des viols commis sur des enfants par des adultes identifiés.
350 dossiers pour lesquels il faudra des années à ce policier, qui fait de son mieux et ne compte pas son temps, pour qu’il en arrive à bout. Et de nouvelles plaintes arrivent CHAQUE jour.
Pendant ce temps, des prédateurs sont libres.
Pendant ce temps aussi, passé le temps des GAV, l’écrasante majorité -pour ne pas dire la totalité- des plaintes de mineurs sont classés sans suite lorsqu’il n’y a pas de « traces ». Sans défèrement ni demande d’expertise psy des parties.
La parole des enfants victimes ne pèse rien dans le système judiciaire français.
Il y aura malheureusement d’autres affaires Lyhanna.