E' una chiara resistenza alla deformazione della realtà, ma alla fine qualcuno finirà per credere a quello che dice in pubblico. Elon sarà cresciuto in un ambiente in cui la razionalità per comprendere la realtà era fondamentale e veniva premiata e l'ipocrisia no.
Il y a un truc qui me fascine.
C'est qu'Elon soit aussi seul.
Des milliers de milliardaires sur cette planète. Des gens qui ont assez d'argent pour ne plus jamais rien craindre de personne. Et un seul ouvre sa gueule.
Il existe une expérience fascinante en éthologie : la boîte des rats de Didier Desor.
On met six rats dans une cage. Pour manger, il faut plonger dans un tunnel immergé et rapporter les croquettes. Très vite, une structure émerge toute seule : deux exploiteurs qui ne plongent jamais et volent la nourriture des autres, deux exploités qui plongent et se font racketter, un souffre-douleur qui ramasse les miettes.
Et un seul autonome. Le rat qui plonge lui-même, rapporte sa propre nourriture, la défend, et ne se soumet à personne.
Le plus troublant : peu importe la composition du groupe. Tu remets six exploiteurs ensemble, la même structure se reforme. Tu remets six autonomes ensemble, pareil. Comme s'il existait une loi naturelle qui fixe la proportion de courage disponible dans une population. Une loi de la paire de couilles, distribuée par la nature avec une avarice remarquable.
Dans la boîte des rats à milliardaires, Elon est le seul autonome.
Les autres ont les mêmes moyens que lui. Souvent les mêmes opinions que lui. C'est ça le plus fascinant : en privé, la grande majorité des milliardaires sont d'accord avec Elon. Sur la liberté d'expression, sur la dérive idéologique des médias, sur le wokisme, sur tout. Ils le disent à voix basse dans les dîners, ils l'écrivent dans des messages privés, ils hochent la tête.
Et puis ils retournent financer les ONG qui les protègent, sponsoriser les médias qui les épargnent, signer les tribunes qui les dédouanent. Ils plongent, rapportent les croquettes, et se laissent racketter par la meute. Avec des centaines de milliards sur le compte.
L'argent ne donne pas le courage. Il révèle juste combien tu en avais au départ.
Un seul rat a refusé le jeu. Il a dit "go fuck yourself" aux exploiteurs devant le monde entier, il a accepté de perdre des milliards, et trois ans plus tard il est le premier trillionnaire de l'histoire.
La nature est bien faite : c'est toujours le rat autonome qui finit par posséder la boîte.