Le sujet qui préoccupe le plus les Français, la santé et les déserts médicaux. Enfin un politique ose aborder la question.
@davidlisnard ne recule pas devant l'obstacle.
Se soigner en France est devenu une épreuve.
Nous dépensons 12 % du PIB en santé, soit 60 milliards de plus que la moyenne européenne. Et pourtant : 87 % du territoire est en désert médical, 7 millions de Français n'ont pas de médecin traitant, 22 % des urgences publiques n'assurent plus la continuité du soin, deux Français sur trois renoncent à se soigner.
Ce paradoxe a une cause bien identifiée : la suradministration. 34 % des effectifs hospitaliers sont non-soignants, contre 24 % en Allemagne et 20 % au Danemark. Un médecin consacre 20 heures par semaine à des tâches administratives. Les ARS emploient 9 000 agents pour produire des schémas directeurs déconnectés du terrain. Nous les supprimerons, nous rendrons la présidence des conseils d'administration d'hôpitaux aux maires, et nous confierons l'organisation locale aux préfets et aux élus.
Il est grand temps de passer d'une politique de soins à une politique de santé. La prévention ne représente que 2 % de nos dépenses, alors qu'elle est le seul investissement qui rapporte : chaque euro engagé dans le dépistage précoce, l'accompagnement des malades chroniques et la lutte contre les facteurs de risque évite des dépenses curatives bien supérieures.
Nous devons aussi reconquérir notre leadership en innovation - intelligence artificielle diagnostique, robotique, télésurveillance, recherche pharmaceutique - pour soigner mieux et redevenir souverains.
Notre projet repose sur six objectifs : lutter contre les déserts médicaux, redonner de l'attractivité aux métiers de santé, simplifier l'organisation et décentraliser, investir dans la prévention et la santé mentale, moderniser le financement, reconquérir notre souveraineté sanitaire.
Libérer les soignants pour libérer l'accès aux soins pour tous.