Future friendly

Joined June 2008
267 Photos and videos
thomas blard retweeted
Je vais partir du principe que tu es de bonne foi, parce que ton raisonnement est intuitif et que 90% des gens le partagent. Mais il repose sur trois erreurs factuelles, et ça vaut le coup de les regarder calmement. Erreur 1 : la fortune d'Elon n'est pas un tas d'argent. C'est de la propriété d'usines, de fusées et de satellites. "Prendre la moitié de sa tune", concrètement, ça veut dire forcer la vente de la moitié de SpaceX et Tesla. L'argent ne sort pas d'un coffre, il sort des entreprises elles-mêmes, qui passent sous contrôle de fonds étrangers ou d'États. Tu ne redistribues pas du cash, tu démantèles un outil de production. C'est la différence entre récolter des pommes et découper le pommier. Erreur 2 : "ça résout énormément de problèmes dans le monde". Cette expérience a déjà été tentée, en vrai. En 2021, le directeur du Programme Alimentaire Mondial de l'ONU a affirmé que 6 milliards de Musk pouvaient "résoudre la faim dans le monde". Réponse d'Elon : décrivez-moi exactement comment, comptabilité publique à l'appui, et je vends mes actions Tesla immédiatement. Le PAM a publié son plan. Verdict : ce n'était pas "résoudre la faim", c'était nourrir 42 millions de personnes pendant un an. Un an. Puis il faut re-payer, pour toujours. Le PAM avait d'ailleurs levé 8,4 milliards l'année précédente, et la faim était toujours là. Les ONG traitent les symptômes en boucle, jamais les causes, parce que leur financement dépend de l'existence du problème. Erreur 3, la plus importante : tu cherches ce qui sort vraiment les gens de la pauvreté. Bonne nouvelle, on a la réponse, et elle est massive. En 1990, 36% de l'humanité vivait dans l'extrême pauvreté. Aujourd'hui, moins de 9%. Plus d'un milliard de personnes sorties de la misère en 30 ans. Par quoi ? Pas par la charité ni par l'aide internationale (plus de 1 000 milliards versés à l'Afrique en 60 ans pour un résultat à peu près nul). Par l'ouverture des marchés, l'industrialisation, le commerce. La Chine seule a sorti 800 millions de personnes de la pauvreté en abandonnant le collectivisme, pas en taxant ses entrepreneurs. Donc fais le calcul complet. Option A : tu confisques 500 milliards, tu finances quelques années de programmes, l'argent est consommé, et tu as détruit la machine qui produisait les fusées, les voitures électriques et l'internet des zones rurales. Option B : tu laisses le meilleur allocateur de capital de sa génération réinvestir 100% de sa fortune dans des industries qui baissent les coûts pour tout le monde et emploient des centaines de milliers de personnes. L'option A soulage ta morale pendant 18 mois. L'option B sort des populations entières de la pauvreté pour toujours. La pauvreté ne se redistribue pas. Elle se résout par la création. C'est contre-intuitif, c'est frustrant, mais c'est ce que disent 200 ans de données.
tu lui prends la moitié de sa tune ça résout énormément de problèmes dans le monde et ça ne change strictement rien à son train de vie
708
5,577
19,081
541,594
there is some kind of logic for cyberspace to be in space #spacex
29
this is how love stories end in Paris
1
68
i see a lot of startups launching and raising money because they believe AI isn't developed enough to meet the needs of a specific industry (legal analysis, financial advisory, data processing, etc.). Will that still be true in 6 months, 1 year, 18 months?

ALT irmaos neto escorregando GIF by Luccas Neto

31
Musk wanted rockets. He went to see the Russians, but faced with the costs, he decided to build his own. He's doing the exact same thing now with chips, to get his AI off the ground.
48
Replying to @brivael
@brivael il ne faut pas s’arrêter à vos efforts pédagogiques, il est temps de créer un véritable programme politique à base d’IA pour réformer notre pays.
1
52
puis à l’aide d’@argildotai vous lancez une armée d’influenceurs pour propager la bonne parole.
1
45
next stop : l’Elysée !
40
thomas blard retweeted
Récemment je parlais avec un politique de haut vol qui a quitté la politique. Un mec brillant, cultivé, qui a fréquenté le sommet de l'État pendant des années. Il m'a dit un truc qui m'a fasciné. "Je ne suis pas tombé dans le gauchisme intellectuel au sens économique du terme parce que je me suis intéressé à la science et à la biologie avant de m'intéresser à la politique. La science t'apprend un truc fondamental : tu ne négocies pas avec le réel. Une hypothèse est vraie ou fausse, indépendamment de ce que tu voudrais qu'elle soit. Et quand tu appliques cette rigueur à l'économie, le socialisme ne survit pas au contact des données." Cette phrase m'a obsédé pendant des jours. Parce qu'elle explique un des phénomènes les plus fascinants du paysage intellectuel français : comment des gens objectivement brillants, cultivés, grands lecteurs, peuvent réciter en économie une soupe marxiste réfutée depuis 150 ans sans sourciller. La réponse c'est le silotage intellectuel. Et c'est un piège dans lequel tombent les esprits les plus brillants. Quand tu es un littéraire pur, que tu as lu Zola, Hugo, Sartre, Bourdieu, que toute ta formation intellectuelle est construite sur la critique sociale et la dénonciation des inégalités, tu développes une grille de lecture du monde qui est cohérente, esthétiquement séduisante et émotionnellement puissante. Le problème c'est qu'elle est construite sur des prémisses économiques fausses. Mais tu ne le sais pas, parce que tu n'as jamais ouvert un livre d'économie sérieux, tu n'as jamais monté une boîte, tu n'as jamais eu à faire une paie, tu n'as jamais pris un risque financier de ta vie. Tu es brillant dans ton domaine. Mais ton domaine ne t'a jamais confronté au réel économique. Alors tu extrapoles. Tu prends ta grille littéraire et tu l'appliques à l'économie. Et ça donne Piketty. Et ça donne Zucman. Des mecs intellectuellement brillants qui construisent des châteaux de cartes sophistiqués sur des prémisses économiques fausses. Les gens qui ont la vision la plus juste de l'économie, ceux que j'ai croisés en tout cas, sont toujours des profils multidisciplinaires. Un mec qui a monté une boîte, qui a lu de la science, qui s'intéresse à l'histoire, qui a voyagé, qui a fait de la littérature. Parce que l'économie c'est pas un domaine isolé. C'est l'intersection de la nature humaine, des mathématiques, de l'histoire et de la psychologie. Quelqu'un qui n'a fait que de la littérature et n'a jamais monté une société de sa vie peut très facilement tomber dans le gauchisme économique. Parce que sa grille de lecture du monde est construite exclusivement sur l'empathie et la critique, jamais sur la confrontation avec les contraintes du réel. Il voit les inégalités mais pas les mécanismes qui les réduisent. Il voit la souffrance mais pas ce qui la fait reculer historiquement. Il voit le symptôme et propose un remède qui aggrave la maladie. Et d'ailleurs le libéralisme économique n'est pas une idéologie. C'est le contraire d'une idéologie. Une idéologie te dit comment le monde devrait fonctionner et force la réalité à s'y conformer. Le libéralisme observe comment le monde fonctionne réellement et construit des institutions qui s'alignent avec la nature humaine au lieu de la combattre. Les humains sont égoïstes ? Le marché transforme l'égoïsme en coopération par l'échange volontaire. Les humains sont faillibles ? La concurrence élimine les mauvaises décisions sans avoir besoin d'un planificateur omniscient. Les humains concentrent le pouvoir ? La décentralisation et les contre-pouvoirs limitent les dégâts. Taleb dirait que le socialisme est fragile, il casse au premier choc parce qu'il concentre les décisions. Le social-démocratisme est robuste, il résiste mais ne s'améliore pas. Et le libéralisme est antifragile, il s'améliore sous le stress parce que la concurrence et la destruction créatrice éliminent ce qui ne marche pas. Les intellectuels français qui récitent du Marx en 2026 ne sont pas bêtes. Ils sont silotés. Et dans un pays où l'éducation nationale enseigne les "défaillances du marché" sans jamais mentionner les défaillances de l'État, où Hayek, Mises et Buchanan sont absents des programmes, et où l'entrepreneur est invisible dans les manuels scolaires, c'est pas surprenant. Le problème c'est pas l'intelligence des gens. C'est la largeur de leur fenêtre sur le réel économique.
254
979
2,842
277,245
once you put your finger in the matrix it's difficult to hold back. thanks @claudeai
30
Let's be honest — developers were kind of the high priests of the pharaonic era. Wrapped in their aura and their magic, they impressed the masses by breathing life into inanimate objects. Claude blew it all up. #saaspocalypse
166
claude code feels like i now am able to speak a new language allowing me to communicate with machines naturally. crazy
43
Let’s imagine an AI that analyzes all laws, decrees, and regulations in order to eliminate redundancy, contradictions, and inconsistencies. It would then rewrite a 50-page Civil Code that is intelligible to every citizen. Crazy ?
29
The shift from human organic (muscular) power to the steam engine — that is what AI brings to mind. Our brains are limited by our numbers and by biology. Intellectual leverage is becoming immense, just as physical leverage became immense with the advent of the first machines.
41
so God created man in his own image, so do we with robots.
38
Adam was made of dust from the ground, and so are silicon chips made out of sand.
34
on ne sait peut être pas qui de l’œuf ou de la poule fut là le premier, mais on est certain que le coq précède la coquille, du moins à l’écrit.
1
40
You are dust, and to dust you shall return. Silicone is sand, is dust. The age of AI fulfills the prophecy.
49
why trying to look like a movie (I, Robot) if you are real?
Huge milestone achieved!📣 World's first mass delivery of humanoid robots has completed! Hundreds of UBTECH #WalkerS2 have been delivered to our partners. 🤖 The future of #industrial automation is here. March forward to transformation! 🚀 #HumanoidRobots #massproduction #AI
102
intéressant le débat au sujet des paris disruptifs de Musk (robot humanoïde, stockage d'énergie, etc.). s'il réussit, une partie de la transition écologique sera assurée et une partie des déficits seront résorbés grâce à la croissance induite #sustainableabundance @LEGENRA @OlivierBabeau @andrepietri @desautez
2
74