Xenia Federova, ancienne directrice de RT en France, se plaint du manque de liberté d'expression.
Dans un journal en kiosque.
En étant en permanence à la télévision.
En ayant ses documentaires financés par Canal .
En ayant son livre où elle raconte qu'on la fait taire disponible dans les librairies ("bannie").
En ayant sa carte de presse.
En ayant, vue sa présence dans tous ces médias, des revenus plus que confortables.
Je ne l'ai jamais vue une seule fois diffuser une information originale, qu'elle aurait obtenue grâce à ses sources ou un travail précis.
Elle récite des éléments de langage.
Les mêmes.
Toujours.
Et donc la liberté d'expression seraient menacée parce que tout un tas de gens relèvent qu'il n'est jamais précisé ce qu'elle est, lorsqu'elle s'exprime.
Le JDD, par exemple, nous la présente comme une "journaliste", "chroniqueuse sur CNews", qui "anime Lumières orthodoxes sur Canal "
Systématiquement, ces médias oublient de dire qu'elle a été la directrice de RT France, média de propagande hostile à la France, financé par la Russie pour alimenter la défiance entre les citoyens et leurs autorités. Sanctionné par l'UE et par la France. Sans avoir jamais exercé le métier de journaliste : toute sa carrière, elle l'a faite à RT, à contribuer dans différentes fonctions à renforcer le pouvoir et l'influence de Moscou au détriment des puissances concurrentes.
Systématiquement, ces médias oublient de dire qu'elle a été placée là pour remplir sa mission par Margarita Simonian, l'une des propagandistes les plus violentes de Russie. Celle ci explique très bien ce qu'est leur métier : "Nous sommes les soldats de notre patrie. Je n'ai pas honte de le cacher." Sanctionnée elle aussi.
Quelle meilleure illustration de ce qu'est Xenia Federova ? Une porte-parole de la Russie qui a été poussée en France par les pires propagandistes de Moscou. Pour s'assurer que les mensonges russes infusent. Pour s'assurer que le doute, la défiance et les tensions progressent.
Et qui continue de jouer ce rôle.
Elle assure que si on la fait taire, c'est parce qu'elle est une voix qui s'écarte du récit dominant et de la version officielle.
Mais non Madame Fedorova. Jamais, pas une seule fois, votre propos ne s'éloigne de la version officielle.
Mais celle de la Russie, que vous servez.
Car vous aussi, comme votre ancienne cheffe, vous êtes une soldate de votre partie.
Et malheureusement pour vous et le régime politique que vous servez, dans une démocratie où règne la liberté d'expression, nous pourrons continuer de dire ce que vous êtes et ce que vous faites.
Il existe aujourd'hui en France une étrange conception de la liberté d'expression. Elle est célébrée, invoquée, brandie comme une valeur absolue, mais seulement à condition qu'elle serve les bons discours, les bonnes causes, les bons camps. Dès qu'une voix s'écarte du récit dominant, dès qu'elle ose contester une version officielle, le réflexe n'est plus le débat, mais l'interdiction.