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La notion juridique de « stupĂ©fiant » ne repose sur aucun critĂšre sanitaire clair qui puisse s’appliquer au cannabis sans devoir aussi s’appliquer Ă  l’alcool ou au tabac. On parle sans cesse des « risques du cannabis » comme si le mot “risque” suffisait Ă  justifier l’interdiction. Mais des risques
 il y en a partout. Dans l’alcool, le tabac, certains mĂ©dicaments, le travail, la conduite, les sports, les grossesses, les opĂ©rations mĂ©dicales, les relations humaines
 Apparemment, tous les risques ne sont pas traitĂ©s de la mĂȘme maniĂšre. Certains donnent lieu Ă  de l’information, des normes, du soin, de la prĂ©vention (enfin c’est ce qu’ils disent mais ce n’est pas ce qu’il se passe vraiment non plus, pour l’alcool, les jeux d’argent, c’est cata en vrai....) D’autres donnent lieu Ă  des contrĂŽles, des sanctions et des pertes de droits (individuels et collectifs). Pourquoi les risques liĂ©s Ă  l’usage du cannabis sont-ils traitĂ©s particuliĂšrement par la police et le droit pĂ©nal ? Ben peut-ĂȘtre parce que le sujet n’est pas uniquement le “risque pour la santĂ©â€, contrairement Ă  ce qu’on nous dit
 Il est aussi question de savoir quels plaisirs notre sociĂ©tĂ© considĂšre comme lĂ©gitimes. Boire du vin pour se dĂ©tendre, prendre un mĂ©dicament pour dormir, sauter Ă  l’élastique jsp (ultra dangereux btw) ou travailler jusqu’à l’épuisement peuvent ĂȘtre risquĂ©s. Rechercher, en faisant usage de cannabis, de la dĂ©tente, de l’euphorie, de la sociabilitĂ©, de l’introspection ou simplement du plaisir est gĂ©nĂ©ralement prĂ©sentĂ© par les prohibos comme une prise de risque, mais aussi une faute ! Dans la note que @NORMLfr a remise en 2021 Ă  la mission parlementaire sur le cannabis, nous avions justement choisi de parler d’« usage adulte » plutĂŽt que d’usage « rĂ©crĂ©atif ». Parce que « rĂ©crĂ©atif » donne l’impression qu’il existerait d’un cĂŽtĂ© un usage mĂ©dical, sĂ©rieux, lĂ©gitime, et de l’autre un usage uniquement destinĂ© Ă  s’amuser, superficiel, dĂ©viant
 Dans la rĂ©alitĂ©, cette sĂ©paration ne tient pas trĂšs longtemps. C’est un continuum. Une mĂȘme personne peut consommer pour soulager une douleur, dormir, calmer une anxiĂ©tĂ©, rendre une soirĂ©e plus agrĂ©able, faciliter une conversation, crĂ©er, rĂ©flĂ©chir, danser ou simplement kiffer. Ces motivations peuvent se cumuler. Elles peuvent aussi changer au cours de la vie ou mĂȘme au cours d’une seule journĂ©e. C’est pour ça que notre proposition de rĂ©forme ne se limite pas Ă  une politique de santĂ© publique au sens Ă©troit. Certes, la rĂ©duction des risques y occupe une place centrale. C’est le point de dĂ©part de notre dĂ©fense d’une rĂ©forme de la rĂ©gulation. Il faut informer et permettre l’accĂšs aux soins. Mais la finalitĂ© n’est absolument pas de transformer tous les usagers en patients ! Cette distinction entre usages lĂ©gitimes et usages illĂ©gitimes ne tombe pas du ciel. Elle repose sur un ordre moral qui a produit la prohibition. Puis la prohibition donne Ă  cet ordre moral la force de la loi.. Elle transforme l’usage en faute, l’usager en suspect et les dommages qu’il subit en consĂ©quences qu’il aurait mĂ©ritĂ©es. Une personne qui consomme du cannabis devient moins digne d’ĂȘtre protĂ©gĂ©e. Si elle rencontre un problĂšme, on lui rappellera qu’elle n’aurait pas dĂ» consommer. Si elle est intoxiquĂ©e par un produit inconnu, c’est tant pis pour elle. Si elle perd son permis ou son emploi sans avoir mis personne en danger, beaucoup trouveront ça normal : fallait pas jouer avec le feu nanana Le risque sanitaire existe. Mais au lieu de conduire Ă  davantage d’information et de soins, il est utilisĂ© sĂ©lectivement pour lĂ©gitimer cet ordre moral. Il sert Ă  rendre certains plaisirs coupables. Mais tout le monde n’est pas condamnĂ© de la mĂȘme maniĂšre.Certains peuvent prĂ©senter leur consommation comme une expĂ©rience privĂ©e, culturelle et maĂźtrisĂ©e. D’autres sont immĂ©diatement perçus comme irresponsables, dĂ©linquants ou dĂ©viants. Le logement, l’argent, la couleur de peau, le territoire, la profession et l’accĂšs Ă  un mĂ©decin ou Ă  un avocat modifient fortement les consĂ©quences sociales d’un mĂȘme usage. Certains peuvent ĂȘtre vus comme de bons consommateurs, capables de se contrĂŽler et mĂȘme de se mettre en scĂšne en train de fumer parce que c’est cool, alors que d’autres restent des suspects. L’instrumentalisation du risque sanitaire sert donc Ă  condamner certains plaisirs, puis la position sociale dĂ©termine qui pourra malgrĂ© tout ĂȘtre considĂ©rĂ© comme respectable. La rĂ©ponse punitive est aussi une rĂ©ponse anti-subversive : elle permet de surveiller, discipliner et rĂ©primer en prioritĂ© les pratiques et les populations dĂ©jĂ  perçues comme menaçantes pour l’ordre social. Les paniques morales sanitaires sont efficaces pour maintenir un ordre social et racial, prĂ©cisĂ©ment parce qu’elles donnent Ă  la rĂ©pression l’apparence de la protection. C’est pourquoi il ne suffit pas de recommander la lĂ©galisation. Il faut aussi examiner le modĂšle dĂ©fendu par celles et ceux qui la rĂ©clament. Sortir de la prohibition ne suffit pas si la nouvelle rĂ©gulation conserve la mĂȘme hiĂ©rarchie entre les usages lĂ©gitimes et les usages coupables. Si toute consommation est placĂ©e sous l’autoritĂ© du mĂ©decin, nous ne sortirons pas complĂštement de cette logique. Nous dĂ©placerons simplement la frontiĂšre de la lĂ©gitimitĂ©. Une rĂ©forme juste doit donc faire deux choses. ProtĂ©ger et soigner les personnes qui en ont besoin. ReconnaĂźtre que le plaisir et l’usage non problĂ©matique n’ont pas besoin d’une justification mĂ©dicale. Un usage non problĂ©matique n’a pas besoin d’ĂȘtre soignĂ©. Les risques Ă©ventuels doivent ĂȘtre connus, correctement Ă©valuĂ©s et rĂ©duits. Au nom de quoi obligerions-nous une personne Ă  se justifier, voire Ă  mentir, en feignant un usage mĂ©dical ? Une rĂ©forme pourrait aussi Ă©riger en norme universelle une maniĂšre blanche, bourgeoise et productiviste de bien vivre : consommer discrĂštement, sans « troubler l’ordre public », sans dĂ©pendre de personne et tout en restant performant. Les personnes dont les usages, les pratiques collectives ou les conditions de vie ne correspondent pas Ă  cette norme seraient Ă  nouveau disqualifiĂ©es ou exclues. Dans un cadre aussi inĂ©galitaire, la rĂ©duction des risques resterait nĂ©cessairement partielle et sĂ©lective. Une vie bonne pour toustes. C’est l’objectif. Les usages du cannabis peuvent participer de diffĂ©rentes maniĂšres Ă  cette vie bonne. Il y a le besoin d’ĂȘtre soulagĂ©, accompagnĂ© ou soignĂ©. Mais aussi le besoin de dĂ©tente, de sociabilitĂ©, d’introspection, d’euphorie et de plaisir. Le combat pour la lĂ©galisation devrait donc porter Ă  la fois sur le droit aux SOINS et sur les conditions rĂ©elles d’accĂšs aux soins. Mais aussi sur le droit au PLAISIR et sur les conditions matĂ©rielles et sociales d’accĂšs au plaisir. Bref, d'accord avec @SebastienBZ et certain(e)s dans les coms de l'appel Ă  questions citoyennes de @publicsenat, qui disent: foutez-nous la paix ! In fine, c'est le but. LA PAIX.
Replying to @publicsenat
Avec le nombre de buveurs de biĂšre, pinard, et autres alcools, ça fait beaucoup de monde Ă  « sanctionner » ou « soigner ». L’alcool est la drogue qui fait le plus de morts (50 K / an), avec le tabac (70 K).
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Replying to @BFMTV
Pendant la prohibition de l'alcool aux USA il y avait de l'alcool frelatĂ© qui circulait et ça faisait beaucoup de victimes. C'est exactement la mĂȘme chose qui se produit quand on prohibe le cannabis...
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In Australia, benzodiazepines & opioids remain largest contributors to drug-induced deaths—past two decades. Opioid overdoses—4.0/100,000 drug-induced deaths. Cannabis medicinally not only relieves pain effectively but reduces anxiety sufferers experience. hempedification.wordpress.co

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🔮 đŸ—Łïž Narcotrafic : "Il y aura toujours des consommateurs, il y aura toujours des substances, il y aura toujours du trafic [...] alors qu'avec de la lĂ©galisation totale, tout serait remis Ă  plat", martĂšle l'essayiste @AntoineBueno. #ToutEstPolitique #Canal16
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2 ans Ă  dĂ©velopper un processus biologique de remĂ©diation du THC dans les teintures mĂšre de chanvre. la France dĂ©cide soudainement qu'une teinture mĂšre d'une plante qui n'a jamais conduit personne au cimetiĂšre fasse l'objet d'un dossier Ă  350 000€.
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🌿 🔮 Application brutale d'un rĂšglement europĂ©en sur le chanvre : mise Ă  mort de la production agricole française ! Notre communiquĂ© de presse âžĄïž confederationpaysanne.fr/rp_

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Comment je suis pas Ă©tonnĂ© ! Tout pour empĂȘcher l'accĂšs Ă  un secteur Ă©conomique pour les petits exploitants. Gerbant !
Replying to @tilt66
Boiron, membre de l’UIVEC Ă  qui on doit la brillante idĂ©e de dĂ©claration de complĂ©ment alimentaire, aujourd’hui utilisĂ©e pour interdire les produits qui s’étaient auto-dĂ©clarĂ©s. Y’a pas de hasard.
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On est combien Ă  dĂ©tester le Rassemblement National dans ce pays ? Retweetez un peu, pour voir. 😊
On est combien Ă  dĂ©tester la France Insoumise dans ce pays ? Retweetez un peu, pour voir. 😊
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Est-ce que la prohibition du cannabis fait : - Baisser sa consommation ? - Monter son prix ? - Baisser son accessibilité (aux mineurs ou à qui que ce soit) ? - Baisser sa dangerosité ? (Spoiler : non à chaque fois) Question subsidiaire : - A quoi sert la prohibition ?
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France3 Alpes s'est intéressé au marché légal du cannabis en Suisse. (Instagram France3Alpes)
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C'est un espace de dĂ©bat libre, aucune rĂšgle n'empĂȘche les complĂ©ments d'informations d'autres intervenants.
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C'est ce que je disais. Manque cruel d'éducation de @IzidoreBien Qu'on fait les parents ?
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On peut aussi se poser la question d'une volonté politique de déformer la réalité. Par exemple ce texte de la sécurité routiÚre est fallacieux en commençant par le Cannabis, les gens retiennent que 700 personnes sont tuées à cause du Cannabis hors il s'agit de toutes les drogues.
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Dont d'ailleurs la moitiĂ© Ă  un taux supĂ©rieur Ă  0.5g/L. Il est alors Ă©tonnant qu'ils soient strictement imputĂ©s aux drogues et plus particuliĂšrement au Cannabis de façon fallacieuse selon l'introduction de la page web. securite-routiere.gouv.fr/da

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46% de leur financement, ce n'est pas anodin non plus. Cela réduirait aussi l'affluence sur les points de deals, réduirait les risques de consommations croisées, libérerait du temps pour les FDO. 92% des AFD concernent le Cannabis et non la cocaïne.
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Il serait aussi plus risqué pour un consommateur de cocaïne de se faire attraper quand il n'est pas caché dans une masse de consommateurs de Cannabis, si c'est 46% du financement, c'est par contre 80% de la consommation.
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13 Mar 2025
Replying to @d_lsx36269
Bonjour, la légalisation peut, comme dans de nombreux pays et états dans le monde, inclure le droit à l'auto-production.
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