Lettre ouverte – À ceux qui confondent critique de l’islamisme et haine de l’islam
Je vais être clair. Cash. Sans filtre. Parce que là, trop, c’est trop.
Je suis un citoyen français. Laïc, libre, républicain. Né dans une famille musulmane. Et j’en ai marre. Marre d’être pris en otage dans un débat pourri par des amalgames aussi grossiers que dangereux.
Marre qu’on fasse passer ceux qui défendent la liberté pour des racistes, pendant que ceux qui protègent les barbus obscurantistes se drapent dans la morale — et j’en ai tout autant marre que, grâce à ces abrutis-là, l’extrême droite racialiste puisse, elle aussi, tout amalgamer dans le même sac : islamistes, musulmans, immigrés — même combat.
Moi, je vais vous parler d’un truc que vous avez oublié. L’Algérie, années 90. Les années noires.
Ce que les islamistes ont fait là-bas, ce n’était pas du folklore. Ce n’était pas un débat d’idées.
C’était un carnage. Des familles entières égorgées. Des femmes violées. Des enfants assassinés. Des profs, des journalistes, des écrivains, des chanteurs, abattus parce qu’ils vivaient libres.
Cheb Hasni, immense chanteur de raï, a été exécuté parce qu’il chantait l’amour.
Et aujourd’hui, en 2025, faudrait qu’on la ferme ? Qu’on s’écrase au nom d’une "tolérance culturelle" ?
Qu’on accepte que des petites filles de 6 ans soient voilées au nom du respect ?
Pardon, mais là, je dis merde. Et je pèse chacun de mes mots.
Et qu’on vienne pas me parler de "rapport islamophobe".
Parce que ce n’est même pas un rapport parlementaire. C’est un rapport commandé par l’exécutif, par l’État français.
Il ne stigmatise personne. Il documente. Il alerte. Il propose.
Il vise les réseaux islamistes, pas les fidèles paisibles. Et vous le savez très bien.
Mais certains préfèrent mentir. Ou faire semblant de ne pas comprendre. Parce qu’ils ont besoin de votes communautaires, de poser en chevaliers blancs, de crier au racisme pour cacher leur lâcheté.
Alors, je vais être encore plus clair :
Je n’ai aucun problème avec la religion. Ni l’islam, ni le judaïsme, ni le christianisme.
Je respecte les croyants. Tous.
Mais les extrémistes religieux de toutes obédiences, eux, commencent sérieusement à me gonfler.
Les cathos tradis qui veulent interdire l’IVG et faire la chasse aux drag-queens.
Les ultra-orthodoxes juifs qui effacent les femmes des photos et enferment les filles.
Les islamistes qui rêvent d’un califat et voilent des gamines de 5 ans.
Même poison. Différents flacons.
Et pendant ce temps, l’extrême droite, elle, se frotte les mains.
Elle récupère tout.
Vos silences. Vos ambiguïtés. Vos amalgames.
Elle prend vos confusions et elle les transforme en slogan :
"Islamistes, musulmans, immigrés, même combat."
Et c’est ça, le vrai danger.
Et là, je te parle à toi, Thomas Portes.
Toi qui balances des tweets pour jouer les justiciers de salon.
Lis le rapport. Regarde la réalité. Assume ce que tu dis.
Parce que ce que tu fais, ce n’est pas défendre les musulmans.
C’est les enfermer dans une identité fantasmée.
C’est les assigner à l’islamisme, au lieu de les protéger contre lui.
Et moi, à cause de mon prénom, ma gueule, ma filiation, je dois encore expliquer tous les jours que je suis républicain, pas fanatique. Que je suis croyant ou pas, mais libre avant tout.
Et c’est à cause de tes discours, de ton aveuglement, que des gens me regardent comme un ennemi.
Alors maintenant, basta.
L’islamisme, c’est le poison.
Vos amalgames, c’est le carburant.
Et vos compromissions, ce sont les flammes.
Et moi, je suis pas né pour courber l’échine.
Je suis né pour dire ce qui gratte. Ce que certains n’ont plus le courage d’assumer.
Je suis né pour dire que les enfants ne sont pas des pions religieux.
Qu’à 6 ans, on n’est pas croyant.
On est libre. Et c’est sacré.
Et si ça vous dérange ? Tant mieux.
Parce que quand la République baisse les yeux devant l’endoctrinement,
ce ne sont plus les enfants qu’on voile… c’est la liberté elle-même.
Naim, citoyen français, libre