Oui certains petits services hospitaliers n’offrent pas des soins de qualité et il faut les regrouper.
Prenons l’exemple du cancer de l’ovaire, la qualité de l’intervention chirurgicale initiale est un point clé : si l’opération est mal faite, la rechute survient rapidement et la maladie devient incurable. Une chirurgie incomplète est une perte de chances qui ne se rattrape jamais.
Selon les experts, un hôpital qui opère moins de 20 patientes par an ne peut pas offrir une chirurgie bien faite.
Regardez la carte : 244 hôpitaux sont sous ce seuil.
Autrement dit, les femmes opérées dans ces établissements s’exposent à un risque évitable. Il faut fermer ces services et les regrouper.
Mieux vaut 30 minutes de route et une chirurgie réussie que l’hôpital du coin et une rechute de son cancer.
Et cela est vrai pour bien d’autres situations médicales.
Plutôt que réformer le système de santé par des coupes aveugles, réorganisons-le plutôt sur le critère de la qualité des soins.