Vous avez déjà lu un LFIste sur ce réseau recadrer quelqu'un qui abuse de l'injure "fasciste" ? Quelqu'un qui dit à un autre, tu vas trop loin, lui ne l'est pas ?
Moi jamais. Et pourtant, qu'est-ce qu'on se le prend dans la tête cet anathème, sitôt qu'on n'est pas d'accord avec eux.
C'est un aspect important du contexte aussi. J'ai encore été traité de fasciste une petite dizaine de fois dans mes commentaires hier, ce qui est autant de menaces dans le contexte violent actuel. Si je le lis alors que j'ai porté le fer du débat sur BFM avec différents élus du RN et de Reconquête, c'est que vraiment pour les sympathisants LFI, la vie politique n'est qu'un grand dégradé de teintes totalitaires. Il n'y a qu'une "vraie gauche" comme dirait hier regelegorila qui a découvert la politique à 30 ans.
Ce climat discursif a été rendu possible par deux responsabilités. Responsabilité politique d'abord quand la communicante préférée du chef a désigné le secrétaire du PCF comme un doriotiste. Ce n'est pas une insulte anodine, c'est la pire possible à gauche.
Et responsabilité intellectuelle aussi, quand l'historien Chapoutot a consacré ses dernières années à dire l'égalité de nature entre Macron et Zemmour. Libéralisme, identitarisme, c'est symbiotique. L'œuvre pérenne de Chapoutot sera d'avoir associé John Locke et Hitler. Un cadre commercial, c'est déjà un SS. Pitoyable. Chacun son idée de la responsabilité de l'académie.
En clair, il n'y a plus d'injure anodine ici. Ce sont des décisions d'un groupe politique qui ne veut plus convaincre, il veut tracer des lignes. "Eux ou nous." La vulgarité des coups, la vulgarité des mots.