Où l’on apprend que les murs « ont protégé le droit romain , Les Dialogues et La République de Platon …» suivi d’un catalogue d’œuvres et d’ouvrages qui veut faire étalage d’une érudition très superficielle. (Ce « name dropping » est du reste parfaitement ridicule et vous fait passer pour un cuistre.)
En réalité, c’est tout le contraire de ce que vous dites : Galien et Aristote ont circulé abondamment dans l’antiquité tardive et haut Moyen Âge et sont arrivés jusqu’à nous grâce au monde arabe, grâce à la mare nostrum. Notre dette envers Al-Fârabi, Avicenne & Averroès, ou Maïmonide est immense.
La digestion d’Aristote et la transmission des traités de médecine de l’Antiquité se fait par d’abord par leur entremise. Quant à Platon, ce sont les moines byzantins qui participent à le transmettre via Marsile Ficin à Florence lors d’un important concile au début du XVe siècle…. Votre théorie des murs s’effondre toute seule par ces exemples qui ne sont pas évidemment pas exhaustifs et pourraient être abondamment complétés.
La translatio studii ne s’est pas faite avec des murs. Vous vous payez de mots et jouez les doctes à peu de frais, vous payant même le luxe de recadrer Brel… C’est inouï de condescendance et d’erreurs factuelles. C’est une réécriture lyrique comme vous en êtes coutumier — j’ai déjà eu l’occasion de vous le dire, et je vous le redirai aussi souvent que nécessaire.
J’ai prêté récemment un serment de docteur : ça sert aussi à ne pas laisser dire des sottises énormes qui portent à conséquence en véhiculant des idées fausses & stupides. Faire l’apologie des murs, c’est foncer droit dedans. En la matière, vous avez un certain talent.