Le 2 janvier 2026, des drones d'attaque des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont frappé Masisi-centre, au Nord Kivu (zone contrôlée par l'AFC/M23), tuant au moins 10 civils et blessant 50 autres. La
@MONUSCO avait "condamné" cet acte sans toutefois nommer ses auteurs (que les services de renseignement de la MONUSCO avaient pourtant - et facilement - bien identifiés), se limitant à demander une "enquête", qui n'a jamais vu le jour.
Le 11 mars 2026, des drones d'attaque des FARDC ont encore frappé, cette fois-ci à Goma (aux mains de l'AFC/M23), tuant l'humanitaire française Karine Buisset de l'UNICEF, ainsi que deux autres civils.
Parmi les condamnations générales et vagues de la communauté internationale, figure celle de la MONUSCO, qui avait dénoncé un "crime de guerre", mais sans jamais nommer les auteurs de ce crime, que les enquêtes internes de la MONUSCO avaient naturellement identifiés.
Et avant hier, le 8 mai 2026, les drones meurtriers des FARDC ont visé la localité de Mushaki, territoire de Masisi au Nord Kivu (tenue par l'AFC/M23), tuant 20 civils et blessant 60 autres. Encore une fois, la MONUSCO était au rendez-vous pour "condamner" cet acte, tout en protégeant les auteurs de ce crime, qui sont leurs alliés.
Et tout ceci, sans même mentionner les attaques quotidiennes des drones des FARDC à Minembwe et sur d'autres localités au Sud Kivu, qui détruisent des familles et des villages Banyamulenge, ainsi que leur bétail.
Question: combien d'attaques meurtrières des des drones des FARDC contre des civils congolais faut-il pour que la MONUSCO et la communauté internationale tapent du poing sur la table et tiennent pour responsable le Président Félix Tshisekedi et son armée meurtrière?
Ou bien tout ceci donne finalement tout son sens à la fameuse expression: "les minerais du sang"?
#RDC: La MONUSCO condamne une nouvelle vague d’attaques contre des civils dans l’Est
La Mission des Nations unies en RDC (MONUSCO) a condamné, samedi 9 mai, les attaques meurtrières qui ont fait des dizaines de morts parmi les civils ces derniers jours dans les territoires d’Irumu, Djugu et Mambasa (Ituri), aux environs d’Oicha (Nord-Kivu) et dans la chefferie des Bafuliru (Sud-Kivu).
La Mission dit par ailleurs suivre « avec une vive préoccupation » des informations faisant état de frappes aériennes et de bombardements survenus le 8 mai dans les zones de Kilolirwe et Mushaki, au Nord-Kivu, et qui auraient causé des victimes civiles.
Elle appelle toutes les parties à respecter le droit international humanitaire et demande que les auteurs de ces violations soient traduits en justice.