Nous vivons dans une dictature idéologique, médiatique et politique.
ALERTE : L'Arcom vient de mettre en demeure CNews pour "prédominance d'un même courant de pensée et d'opinion" sur la sécurité, l'immigration, l'islam et la guerre en Ukraine.
Traduction : une chaîne privée n'est pas assez de gauche. L'État lui demande de corriger ça.
Prenons un moment pour mesurer ce qui se passe.
L'Arcom est une autorité administrative dont les membres sont nommés par le président de la République, le président de l'Assemblée nationale et le président du Sénat. C'est-à-dire par le pouvoir politique. Cette instance vient de décider qu'une chaîne privée exprime trop souvent un point de vue conservateur sur l'immigration et l'islam.
Pendant ce temps, France Télévisions, financée par vos impôts, diffuse quotidiennement un "courant de pensée et d'opinion" parfaitement identifiable sur ces mêmes sujets. L'Arcom n'a pas mis France Télévisions en demeure. L'Arcom ne met jamais en demeure France Télévisions.
La logique de ce qui vient de se passer est connue et rodée.
D'abord, une instance nommée par le pouvoir épingle une chaîne conservatrice. Ensuite, les médias de gauche reprennent la décision comme une preuve objective qu'il y a un problème. Puis les politiques de gauche s'appuient sur cette "condamnation" pour réclamer davantage de régulation, de sanctions, de surveillance. Et si la chaîne résiste, on agite la menace du retrait de la fréquence.
C'est de la pression politique institutionnalisée contre une chaîne dont le tort est d'exprimer des opinions que la moitié des Français partagent mais que l'establishment médiatique et politique refuse d'entendre.
Rappelons que Mélenchon a promis de "démanteler le trust Bolloré en entier" s'il arrive au pouvoir. L'Arcom vient de lui préparer le terrain juridique.