(Bien sur, c'est ChatGPT )
La Longue Marche des Enfants d'Orion
Il y a trente-trois mille cinq cents ans avant vos calendriers,
sur une lune suspendue
auprès d'une géante de gaz,
dans les jardins étoilés d'Orion,
Sous des ciels étrangers,
Un peuple apprit à dompter la matière,
à déchiffrer les lois cachées du vide,
à tendre ses regards au-delà des horizons.
Alors commencèrent les voyages.
Les premières nefs étaient lentes.
Elles traversaient l'abîme pendant des décennies,
comme des graines portées par des vents invisibles.
Les mondes voisins demeuraient lointains,
et leurs peuples, encore jeunes.
Puis vint l'alliance.
Deux civilisations unirent leurs savoirs,
et découvrirent comment plier l'espace,
comment alléger la masse des choses,
comment ouvrir des chemins là où il n'en existait aucun.
Les décennies devinrent des années.
Les années devinrent des mois.
Et l'Univers sembla soudain plus petit.
Vers trente-deux mille ans avant votre temps,
ils atteignirent la Terre.
Ils virent les derniers Néandertaliens
s'effacer dans la mémoire des plaines.
Ils observèrent les premiers Sapiens
allumer leurs feux sous les étoiles.
Mais cette planète bleue
n'était encore pour eux
qu'une curiosité parmi d'autres.
Douze mille années passèrent.
Les enfants d'Orion prospérèrent.
Leurs cités grandirent,
leurs machines se multiplièrent,
leurs rêves s'étendirent plus vite que leur sagesse.
Ils puisèrent dans leur monde
comme dans un puits sans fond.
Puis ils consommèrent leur planète hôte.
Puis ils puisèrent dans leur soleil.
Toujours davantage.
Toujours plus loin.
Jusqu'au jour où leur univers familier
commença à se faner.
Leur terre s'épuisait.
Leur peuple vieillissait.
Alors vint le temps des inquiétudes.
Des expéditions rapportèrent des nourritures venues d'autres mondes.
Mais les chairs étrangères
ne pouvaient nourrir leurs corps.
Les molécules de la vie
parlaient des langages incompatibles.
Ils durent apprendre
à fabriquer eux-mêmes leur subsistance,
à composer les protéines
comme on compose une symphonie de survie.
De tous les trésors de la galaxie,
seuls l'eau et l'humus
pouvaient être transportés et utilisés.
L'eau était précieuse.
L'humus davantage encore.
Alors les peuples moins avancés
furent soumis à leur volonté.
Dans les marécages obscurs,
ils extrayaient la terre fertile
pour nourrir les cités d'Orion.
Les maîtres des étoiles
étaient devenus dépendants de la boue.
Ils cherchèrent aussi d'autres patries.
Ils descendirent sur des mondes vivants,
modelèrent les forêts,
redirigèrent les fleuves,
transformèrent les équilibres fragiles.
Mais les écosystèmes mouraient.
Les uns après les autres.
Comme des œuvres délicates
brisées par des mains trop puissantes.
Seules les planètes vierges
acceptaient leur présence.
Mais même celles-ci réclamaient
l'eau et l'humus venus d'ailleurs.
Ainsi passèrent encore les siècles.
À force d'efforts,
de science et d'obstination,
ils sauvèrent finalement leur monde natal.
L'équilibre revint.
Les forêts repoussèrent.
Les cycles de la vie retrouvèrent leur harmonie.
Mais lorsqu'ils levèrent les yeux vers leur étoile,
ils comprirent.
Le soleil lui-même vieillissait.
Aucune science ne pouvait l'empêcher.
Aucune machine ne pouvait le guérir.
Alors, dans leurs mégapoles surpeuplées,
sous un astre condamné,
les descendants des pionniers d'Orion
prirent une décision.
Ils regardèrent de nouveau vers les étoiles.
Non plus comme des explorateurs.
Non plus comme des conquérants.
Mais comme des exilés.
Et ils choisirent de partir
vers des mondes déjà habités.