Ce ne sont pas les dĂ©putĂ©s qui demandent 84h. Câest le rĂšglement qui lâimpose. Vous oubliez de dire que vous avez consciemment by-passer 2x le rĂšglement pour passer en force un texte que tout le monde de lâĂ©cole et de lâenseignement supĂ©rieur rejette.
Les politiques sont Ă©lus pour gouverner et prendre des dĂ©cisions, mĂȘme impopulaires, et parfois de faire des arbitrages difficiles. Ils doivent Ă©videmment Ă©couter, ĂȘtre capables de sâadapter mais ils doivent aussi assumer et pouvoir donner une direction claire.
Car les Ă©coles, les directions, les professeurs, les Ă©lĂšves et les parents ont le droit de savoir vers oĂč ils vont et comment ils doivent sâorganiser, le plus vite possible.
Jâentends que certains crient au scandale parce quâils nâauraient pas 84 heures de plus pour lire le rapport de la commission budget portant sur les deux amendements quâils avaient dĂ©posĂ©sâŠ
Si l'enseignement est vraiment une prioritĂ© pour les dĂ©putĂ©s de l'opposition, est-il crĂ©dible de dire quâils ne peuvent pas trouver 1h dans leur agenda d'ici Ă jeudi pour lire, sâils le dĂ©sirent,
le rapport de la commission de ce lundi ?
Soyons sérieux. Cela fait des semaines que le projet de décret fait l'objet de débats approfondis. Tout le monde a déjà pu largement s'exprimer dans ce dossier et les débats se poursuivront en pléniÚre.
Le dĂ©lai demandĂ© par lâopposition nâest aucunement justifiĂ© par leur besoin de prendre connaissance de ce dernier morceau de rapport, il est uniquement guidĂ© par leur volontĂ© dâempĂȘcher la majoritĂ© parlementaire faire son travail et de trancher.
On peut ne pas ĂȘtre dâaccord, lâopposition peut surfer sur la colĂšre, que lâon peut par ailleurs comprendre et Ă laquelle on essaye de rĂ©pondre, mais, Ă force de faire de lâobstruction, le risque est de crĂ©er lâimmobilisme, de glisser dans la dictature de la minoritĂ© et de discrĂ©diter les politiques dont la responsabilitĂ© est de prendre des dĂ©cisions.