⚡️🇫🇷FLASH - La
#délinquance politico-financière est l’un des secrets les mieux gardés de la République. Il faut dire que la France pâtit, à raison, d’une piètre réputation en matière de lutte contre la
#corruption. Les intérêts politiques, économiques et médiatiques y sont historiquement si puissants qu’ils parviennent, plus que dans la plupart des autres démocraties occidentales, à invisibiliser leurs délits.
Ensuite, et surtout, la plupart des représentants
#politiques font bloc pour défendre leurs pairs. S’ils n’hésitent pas à dénoncer (à raison) certaines formes de corruption liées par exemple au narcotrafic, ils préfèrent le plus souvent étouffer les
#affaires lorsqu’elles concernent l’un des leurs.
Face à cette République délinquante, les relais associatifs, d’Anticor à Sherpa en passant par Transparency International, peinent à imposer leur récit au plus grand nombre, tant ils sont peu nombreux et trop peu soutenus.
Les
#médias sont le dernier frein, de taille, à une prise de conscience suffisante des torts infligés aux citoyens. Le poids, en France, dans la diffusion de l’information, de quelques
#milliardaires, préoccupés par leur influence plus que par la liberté d’informer et le pluralisme de la presse, a pour effet de marginaliser les enquêtes défavorables à la prospérité de leurs affaires.
Le procès de l’affaire de l’argent libyen et son délibéré rappellent ainsi, en creux, l’importance démocratique d’une presse
#indépendante capable d’affronter les attaques autant que la silenciation. Dans la lutte contre la corruption, cela a produit des résultats. La plupart des avancées législatives et institutionnelles obtenues au cours des 2 dernières décennies – que l’on pense à la création du Parquet national financier et de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique ou au vote de lois contre la fraude fiscale – l’ont été à la suite de révélations journalistiques, et notamment celles de
#Mediapart.