À France Télévisions, le salaire moyen dépasse 72 000 € par an. Une trentaine de cadres gagnent davantage que le Président de la République, tandis que la présidente du groupe, Delphine Ernotte, s’apprête à percevoir une prime de performance proche de 80 000 € cette année, alors même que l’entreprise est au bord de la faillite.
Interrogé sur cette politique salariale particulièrement généreuse, Antoine Chuzeville, secrétaire général du Syndicat national des journalistes, a dénoncé des écarts de rémunération majeurs, notamment avec les pigistes, qu’il juge « particulièrement choquants ».
Il a décrit une fracture salariale profonde : d’un côté, « un petit nombre de rémunérations très élevées » ; de l’autre, une masse de journalistes maintenus dans la précarité.