Magistrat, auteur de quelques livres, adore la Normandie, le cinéma américain, les romans anglais, les tableaux du XIXe et le vin d’où qu’il vienne.

Joined April 2017
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On est obligé de montrer son immeuble ?
Jun 12
Affaire Patrick Bruel: le chanteur, cloîtré chez lui, continue de contester les faits qui lui sont reprochés
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Tout à fait d’accord avec l’ancien bâtonnier Pierre-Olivier Sur. Le quantum de la peine ou la durée de l’enquête préliminaire, ce n’est pas le problème. Ce qu’il faut améliorer, c’est la diffusion des informations, en particulier les fichiers.

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C’est tout l’inverse. Une garde à vue sans question à poser et sans éléments à opposer au mis en cause ne sert strictement à rien. La garde à vue, c’est le couronnement d’une enquête.
«On n'a pas compris que la garde à vue, c'était au début et pas à la fin», a déclaré le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, auditionné au Sénat ce mardi, à propos de la non-interpellation de Jérôme B. après une plainte pour viol sur mineure avant la mort de Lyhanna, 11 ans. Le Garde des Sceaux estime aussi que les défaillances ne sont pas dues à un manque de moyens.
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Un garde des sceaux ne devrait pas dire ça.
Jun 9
💬 "Je constate tous les jours que des parquets poursuivent sur des sujets que je ne considère pas prioritaires" Gérald Darmanin appelle les sénateurs à "redonner des pouvoirs" au garde des Sceaux pour "pouvoir appliquer une politique pénale" #BFM2
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Excuses qui respirent la sincérité et la compassion.
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Carton rouge à la FIFA.
Omar Abdulkadir Artan, l'arbitre somalien refoulé à son entrée aux États-Unis, n'officiera pas durant la Coupe du monde (11 juin-19 juillet), a confirmé la FIFA à l'AFP lundi. Plus d'infos ➡️ l.lequipe.fr/Pl3
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Eric Halphen retweeted
🔴Nigeria🇳🇬/Les terroristes violent plus de 1000 jeunes filles par jour, qui n'a jamais été dénoncé par @France24_fr, @RFI @jeune_afrique, @LCI, @BFMTV, @afpfr, @NCI_Television, @ArthurBanga... Voilà des gens que des démocrates soutiennent. la vidéo est insoutenable....
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Étonnant, non, après qu’elle a été désignée en public comme bouc émissaire ?
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Sur un mur de Quimper.
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Au vu du doute qui, comme chacun sait, doit bénéficier aux mis en cause, j’ai décidé de supprimer mon post sur le tennis.
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Incitation à la haine raciale par cris dans un lieu public : délit prévu par les articles 23 et 24 de la loi de 1881. Il est urgent de lutter contre de tels antisémites.
Des images intolérables circulent montrant des menaces ciblées et des injures antisémites proférées à l'encontre de la communauté juive sur la plage de #Deauville.
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Quelle honte !
L'antisémitisme ordinaire de la gauche française. Que fait la justice? @GDarmanin
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Ça fait des années qu’on évoque la nécessité de modifier en profondeur la composition et le fonctionnement des tribunaux de commerce. Dans le temps, Arnaud Montebourg et un autre député avaient rédigé un rapport fort intéressant à ce sujet. On attend toujours …

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C’est tellement un non-sujet que c’est lui qui l’a mis en avant.
May 17
“C’est un non-sujet en réalité”: Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis, s’explique sur le portrait décroché d'Emmanuel Macron
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Eric Halphen retweeted
Il y a quelques jours est sorti le film "L’Abandon", consacré au sort tragique de Samuel Paty. Je ne sais pas bien comment le dire, car dans ce genre de situation, nous autres enseignants sommes souvent contraints au silence. Pourtant, je me sens obligé de parler. Même si c’est risqué. Il y a quelques mois, à l’entrée du site où j’enseigne, dans le 5e arrondissement, j’ai découvert des tags : « Mort à Hanouna », « Mort aux Sionistes », « Free Gaza ». La routine, hélas. Ce jour-là, mon cours portait sur l’écologie appliquée. En entrant en classe, j’ai quand même osé faire une petite introduction. J’ai expliqué que ces slogans mettaient notre école en danger et qu’il valait mieux éviter des propos aussi extrêmes. J’imaginais un consensus rapide, avant de passer au véritable sujet du cours : la mémoire et la résilience des écosystèmes. À ma grande surprise, une partie des étudiants m’a ouvertement contesté. Certains ont affirmé que « les Juifs avaient mérité leur sort », que Hanouna était d’extrême droite et que les musulmans étaient les véritables victimes, persécutées « par le système ». Je suis resté sans voix, déboussolé. Je leur ai rappelé qu’il s’agissait de menaces de mort. Plusieurs ont préféré quitter le cours plutôt que d’engager le débat. Je suis perdu face à cette nouvelle génération. Quelques jours plus tard, j’ai compris que ma hiérarchie ne me soutenait pas vraiment. Des étudiants « susceptibles » s’étaient plaints de ce que j’avais osé dire. On me l’a fait savoir, on me l’a reproché. C’est perturbant. Bien sûr, dans le cadre d’un cours scientifique, j’aurais sans doute dû me taire, baisser la tête et faire comme si je n’avais rien vu en entrant dans l’établissement. Pourtant, quelque chose en moi me dit que non. Et le sort de Samuel Paty me parle. Comment oser se taire ?
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Ayant travaillé moi aussi sur le terrorisme, côté justice, je partage tout à fait ce qui est expliqué côté police ci-dessous ⤵️
J'ai vu "L’Abandon" et ça m'a renvoyé quelques années en arrière quand, en janvier 2008, j’ai pris mes fonctions en anti-terro. Les choses sont à peu près passées ainsi : on m’a donné mon badge, j’ai signé une palanquée de documents, puis on m’a fait asseoir devant un ordinateur pour regarder la vidéo de décapitation de Nick Berg. Nick Berg était un citoyen américain. Un type étrange, une sorte d’aventurier un peu branque, persuadé qu’il allait décrocher des contrats de reconstruction dans l’Irak en guerre et sympathiser avec les gars du coin. Il s’est fait enlever à la sortie de son hôtel et Zarkaoui l’a décapité quelques jours plus tard. Je me souviens de sa combinaison orange. Et du bruit que faisait sa gorge. Une sorte de glouglou sinistre, tandis que son corps tentait d’arracher quelques secondes supplémentaires à la mort. Puis l’écran est devenu noir. J’étais un peu nauséeux. Mon nouveau chef de groupe a souri, pas mécontent de m’avoir choqué. Il m’a dit : "Voilà contre quoi on se bat ici." Ensuite, j’ai été pris dans la lessiveuse. L’explosion du Caire, en février 2009, fut mon premier attentat. Les activités terroristes de Rachid Kassim, en 2017, ma dernière grosse affaire. Entre les deux, j’ai travaillé, à des degrés d’implication divers, sur pratiquement tous les attentats islamistes survenus en France. Et puis il y a aussi eu ceux qui n’ont pas eu lieu. Tous ceux que nous avons empêchés. Des dizaines, probablement. Il y a des gens, aujourd’hui encore, qui sont en vie parce que nous avons bossé comme des dingues durant ces années de violence et de confusion. Nous avons largement sacrifié nos vies de famille et esquinté nos santés à force de stress, de fatigue et de nuits écourtées. Je dis cela : cela n’appelle pas de remerciements particuliers. Nous avions choisi ce métier. Nous étions payés pour le faire. Nous sommes de grands garçons et de grandes filles, fiers de certaines affaires, pleins de regrets au regard de celles que nous avons ratées. En réalité, ce que je veux vous dire, c'est que nous avons aussi été aux premières loges pour observer l'incapacité de la société française à se confronter à la réalité. Les critiques adressées au film "L’Abandon", y compris lorsqu’elles émanent de certains enseignants, relèvent encore une fois de ce déni. Alors écrivons-le clairement. Il existe, là dehors, des islamistes radicaux qui vous détestent et qui souhaitent votre mort. Depuis des années, ils assassinent des gens qui n’avaient d’autre tort que de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Ils ont tué un couple de policiers chez eux, devant leur enfant en pyjama. Ils ont décapité un professeur. Ils ont massacré des anonymes à une terrasse de café, dans une salle de concert, sur une promenade au bord de la mer. Faire semblant de ne pas voir cette haine à la fois passionnée et méticuleuse au nom du « vivre ensemble», du « pas d’amalgame » ou de la peur de nourrir l’islamophobie ne la fera pas disparaître. La bonne volonté ne neutralise pas le gars qui nourrit le projet de vous tuer. Si vous implorez pour votre vie en expliquant à quel point vous êtes ouvert au dialogue, arrangeant, « prêt à faire des concessions sur plein de choses », il vous tuera quand même, ET EN PLUS, il se foutra de votre gueule. Je sais que c’est un gros morceau à avaler. Alors, pour autant, cela ne signifie pas qu’il ne faille pas garder la tête froide et les idées claires. Quand mon fils était très malade et hospitalisé pendant plusieurs semaines, son infirmière préférée était une jeune femme algérienne qui portait le voile. Et lorsque deux copains musulmans viennent jouer avec mon fils pour une après-midi Playstation, je trouve plutôt normal d’acheter des bonbons sans gélatine de porc pour agrémenter leur coupe du monde. Plusieurs réalités peuvent coexister dans le même espace-temps. C’est troublant. Fatiguant, parfois. Cela exige un effort intellectuel et moral permanent. Je n’ai pas de recette toute faite. J’ai juste cette certitude forgée sur le tas : il faut regarder les choses en face. La réalité est le matériau de la pensée et le film "L’Abandon" me semble tout à fait utile.
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Belle exposition au Petit palais consacrée à ce peintre hongrois que je ne connaissais pas, Karoly Ferenczy.
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