🩺 Un compte piraté, ça se referme. Un dossier médical qui fuite, jamais.
Fin octobre 2025, MonLogicielMédical, utilisé par 3 800 médecins généralistes et édité par Cegedim Santé, est compromis. L'intrusion ne sera rendue publique qu'en février 2026, près de quatre mois plus tard, à l'occasion d'un reportage de France 2.
Les données administratives de 11 à 15 millions de patients sont exposées.
Pour 164 000 d'entre eux, c'est le champ « texte libre » du dossier qui a fuité : ces lignes où le médecin consigne, avec ses propres mots, le contexte d'une consultation : une dépression, une addiction, des violences subies, une séropositivité.
⚠️ La particularité de cette fuite : aucun patient ne sait précisément ce qui a été écrit sur lui. Et rien ne pourra être « réparé ». Contrairement à un bien matériel, une donnée qui fuite ne se récupère pas : elle circule, se duplique et s'agrège indéfiniment.
C'est tout l'argument de notre note, signée Grégory Lenne : cette irréversibilité justifie un régime juridique propre aux données personnelles. Faire de la donnée un bien dont la perte ouvre directement droit à réparation, et créer une incitation économique réelle à investir en amont dans la sécurité technique : chiffrement, authentification, contrôles d'accès, plutôt que dans la seule conformité documentaire.
👉 Note complète à lire via le lien en commentaire.