🔥 Bally Bagayoko, rencontre avec un insurgé à sang froid. En moins de cent jours, le maire LFI de Saint-Denis a su renverser la campagne raciste dont il a été victime pour s’imposer comme l’une des figures montantes de la « Nouvelle France », sans jamais tomber dans le piège de la rivalité avec Jean-Luc Mélenchon.
@lopinion_fr
Sa voix douce et son calme apparent dissimulent un goût prononcé pour la conflictualité. Le décrochage du portrait d’Emmanuel Macron, qui lui a valu une passe d’armes avec le préfet de Seine-Saint-Denis, n’avait rien d’un détail. Il révélait une méthode : frapper certains totems républicains pour occuper le terrain médiatique.
🇫🇷 Ainsi, par exemple, de l’hymne national. « Siffler la Marseillaise quand la France se déshonore par ses actes à l’international, c’est un droit à la réplique populaire. Parce que les enfants de celles et ceux qui sont ici dans les grands stades, ils sont citoyens d’ici mais aussi de là-bas », explique-t-il à l’Opinion depuis son bureau de
@PlaineCommune, le siège de l’intercommunalité qu’il dirige, dont les fenêtres donnent sur le Stade de France. Nous sommes à deux semaines de l’ouverture de la Coupe du monde. Dans 45 semaines, la France connaîtra le nom de son prochain président.
Si ce devait être
@J_Bardella ou
@MLP_officiel, Bally Bagayoko l’annonce : « L’insurrection populaire est possible. Je ne dis pas souhaitable, mais elle est possible à partir du moment où toutes les digues auront sauté face à l’extrême droite. Il va y avoir une levée en riposte avec des formes d’auto-organisation qui vont prendre place, que vous le vouliez ou non. » Une logique qui n’est pas sans rappeler celle ayant conduit les militants antifascistes de la Jeune Garde à se constituer en « groupe d’autodéfense populaire » face à l’inaction supposée de l’Etat.
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