Hier, lors de la Conférence Grand Angle de l’Idèle, organisée en collaboration avec Interbev et la CNE, le président de la section bovine d’Interbev Emmanuel Bernard a rappelé avec force les défis mais aussi les perspectives de notre filière.
Face à la décapitalisation du cheptel, il a rappelé l’importance de maintenir une vigilance dans un contexte d’aléas économiques et sanitaires persistants.
Une capacité de rebond unique
La France demeure le premier cheptel bovin européen. Notre histoire récente le prouve : en 2015–2016, les éleveurs ont su recapitaliser. Cette capacité de rebond est un atout majeur.
Orienter, produire, structurer : des enjeux déterminants
Il faut stopper la perte de vaches, faire naitre des veaux et faire en sorte que les animaux restent en France, en donnant aux éleveurs des signaux clairs quant à la direction à suivre.
Si l’installation est essentielle, les agriculteurs déjà en place doivent eux aussi pouvoir reprendre le levier de la production.
La souveraineté alimentaire, un cap clair
Pour Interbev, la définition est simple ➡️ fournir de la viande française aux consommateurs français et aux clients à l’export.
Une souveraineté qui nécessite un regard politique lucide pour défendre notre modèle durable et herbager face aux importations qui ne respectent pas les mêmes règles.
Les consommateurs y sont prêts : ils se disent attachés à la viande française et en souhaitent davantage, notamment en restauration.
Redonner des perspectives à toute une filière, via un enjeu collectif :
▫️Protéger l’élevage au niveau français et européen,
▫️Inciter les éleveurs et futurs éleveurs à produire,
▫️Soutenir l’emploi dans les abattoirs, la transformation, les boucheries, la restauration,
▫️Permettre à chacun, du producteur au cuisinier, de travailler et valoriser la viande 🇫🇷
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