Dès la nomination par le Président de la République du Premier ministre François Bayrou, les députés socialistes ont fait le choix de partir en négociation avec le gouvernement malgré sa composition qui n’était pas à la hauteur de nos attentes.
En dépit d’un discours de politique générale lamentable, nous avons obtenu du Premier ministre des avancées considérables. En premier lieu, éviter l’erreur du gouvernement Barnier de négocier avec le RN ; mais surtout l’obtention de mesures en faveur des Françaises et des Français : l’abandon de la mise en place des trois jours de carence dans la fonction publique, pas de suppression des 4000 postes d’enseignants, création des 2000 postes d’AESH, revalorisation des pensions de retraite dès janvier 2025, abandon de la baisse des crédits pour la mission Outre-mer au-delà des sommes consacrées à Mayotte, suppression de la hausse de la taxe sur l’électricité, moins d’efforts financiers demandées aux collectivités territoriales pour redresser les comptes publics, et en recette... Cette liste n’étant pas exhaustive.
Un des faits marquants, jamais obtenu ces dernières années, est la réouverture du dossier de la réforme Borne sur les retraites, en mettant autour de la table tous les partenaires sociaux, et ce dès ce vendredi 17 janvier.
Certes, nous ne nous satisfaisons pas de toutes ces avancées même si elles sont importantes. Il nous faut encore en obtenir notamment sur le pouvoir d’achat et sur la transition écologique, et nous sommes conscients que le chemin sera encore long pour changer le quotidien des Françaises et des Français. Mais nous sommes résolument prêts et engagés pour travailler jour après jour pour plus de justice sociale, écologique, fiscale, pour préserver nos services publics, pour soutenir les acteurs des mondes économique et industriel, pour améliorer notre quotidien et préparer l’avenir. A notre sens, le dialogue est pour cela incontournable. C’est le sens de notre démarche.
Comment conserver de tels engagements d’un gouvernement que nous aurions censuré ? Comment poursuivre des négociations avec un gouvernement dont nous aurions considéré qu’il n’était pas apte à s’engager ?
Censure ou pas censure, les négociations doivent se poursuivre. C’est d’ailleurs ce que veulent les écologistes et les communistes.
Hier, la question qui nous était posée n’était pas celle de la confiance au gouvernement Bayrou, confiance que je ne lui accorde pas. C’est la raison pour laquelle tout rétropédalage sera réprimé. Tout statu quo sur la réforme des retraites sera sanctionné et toute négociation infructueuse entraînera le dépôt d’une motion de censure. Le Parlement aura le dernier mot.
Nous sommes dans l’opposition et nous le demeurerons.
@socialistesAN
Jusqu’au bout, nous avons tout fait pour arracher des victoires pour les Français•es.
Nous aurions aimé aller plus loin, mais nous avons décidé de donner toutes ses chances à la négociation.
Si nous avons le sentiment que c’est verrouillé, nous déposerons une
#MotionDeCensure ⤵️