Écoutez la réponse de Michel Fayad, qui se présente comme proche des véritables résistants ayant combattu sur le front libanais. Interrogé sur une éventuelle entrée d’Ahmad al-Chareh dans la guerre au Liban, il a déclaré :
« Si al-Joulani entre, nous verrons la majorité des Libanais aux côtés du Hezbollah. »
Une déclaration qui soulève des interrogations : au lieu de défendre l’État et de soutenir l’armée libanaise, ce discours semble, pour certains, ouvrir la voie à une normalisation du rôle du Hezbollah.
Celui qui revendique un positionnement souverainiste donne l’impression, à travers ses prises de parole médiatiques, de légitimer une force armée que ses opposants considèrent comme incompatible avec l’autorité exclusive de l’État.
Un contraste qui alimente les critiques et suscite le débat.
De plus, personne comme Michel Fayad ne peut prétendre défendre la souveraineté alors qu’il attaque, dans son dernier livre, le président du plus grand parti chrétien souverainiste, à savoir le Dr Samir Geagea, président du parti des Forces libanaises, qui représente le plus grand bloc chrétien au Parlement libanais et qui a sacrifié onze ans et demi de sa vie en détention, tout en faisant face à l’occupation syrienne ainsi qu’au régime de Hafez et Bachar al-Assad, lesquels ont occupé le Liban pendant plus de vingt ans.
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