Les femmes sont excitées par les attributs extérieurs de la virilité déchaînée (imposition de volonté, domination physique et sociale, ego et ambition hors-norme, etc.) mais en refusent l'aspect interne puisqu'il va à rebours de leurs propres désirs : elles sont pour ce genre d'homme un objet à consommer et pas un être unique au monde qui rendra fou d'elles leur gorille jusqu'à la mort voire arrivera à "le sauver"
D'où ces histoires niaises et sans intérêt où un type qui tue des gens ou viole des bébés toutes les semaines ne veut pas les quitter des yeux et leur joue la sérénade sur l'oreiller après la séance sado-maso. Parce que la réalité, les femmes qui courent après ce genre de mec la connaissent et la vivent déjà : tu te fais bourriquer puis il passe à autre chose en revenant se servir dans le frigo sans demander de temps en temps.
Elles se font du mal avec des émotions fortes et négatives dans cette littérature pour ne pas voir qu'elles croient encore au prince-charmant, c'est une situation ambigüe et intermédiaire du développement où tu essaies de concilier l'illusion enfantine et la cruauté découverte à l'adolescence.
Pas pour rien non plus que les autrices et lectrices de ces âneries ont toutes le même profil de mid timide ou grassouillette : c'est quand on vise trop haut et qu'on est attirée par la virilité la plus caricaturale faute d'avoir bien intégré sa sexualité qu'on finit par servir de vides-couilles à des psychopathes ou rêver de le faire cadenassée dans sa chambre.
C'est un mélange de power-fantasy, de masochisme et de refus de se frotter à la réalité dont on trouve facilement des équivalents masculins.