Aujourd’hui, pour près d’un million de jeunes et leurs familles, commencera l’attente des réponses de Parcoursup.
Il y aura la joie d’être admis dans la formation espérée. Mais il y aura aussi l’attente, l’inquiétude, parfois la déception, et cette épreuve silencieuse que connaissent tant de familles : se connecter chaque jour, espérer qu’une place se libère, craindre qu’un avenir se referme.
À toutes celles et tous ceux qui attendent une réponse, je veux dire ceci : aucun classement, aucune liste d’attente, aucun refus ne résume votre valeur ni votre avenir.
Mais nous ne pouvons pas nous contenter de paroles de réconfort.
Parcoursup, qui a certes modernisé les inscriptions dans le superieur, est aussi devenu le révélateur d’une injustice plus profonde : tous les jeunes ne disposent pas des mêmes informations, des mêmes conseils, des mêmes moyens pour construire leur orientation. Lorsque certaines familles peuvent financer des coachs privés tandis que d’autres affrontent seules la complexité des procédures, l’orientation cesse d’être un droit et devient un marché.
La plateforme n’est pas seule en cause. Elle organise aussi parfois la pénurie : celle des places, des moyens et de l’accompagnement humain dans l’orientation vers l’enseignement supérieur.
L’école et l’université doivent permettre à chacun de trouver le chemin de sa liberté, quels que soient son lycée, son territoire ou les revenus de sa famille, de se diriger vers l’apprentissage, l’enseignement professionnel ou supérieur.
À toutes et tous les jeunes qui attendent ce jour : gardez confiance en vous. La France vous doit un avenir. Une orientation plus claire, plus humaine et plus juste : voilà ce que la République doit à ses jeunes.