Jâen ai marre !!!!!!! đ
Et visiblement, je ne suis pas le seul.
Quand une application de vĂ©rification dâĂąge prĂ©sentĂ©e comme âtechniquement prĂȘteâ est contournĂ©e une deuxiĂšme fois en une semaine, il faut peut-ĂȘtre arrĂȘter de faire semblant que le problĂšme est marginal.
Le sujet nâest pas seulement technique.
Il est juridique.
Il est politique.
Il est démocratique.
Ă chaque fois, on nous vend la mĂȘme promesse :
protéger les mineurs, sécuriser les usages, préserver la vie privée.
En rĂ©alitĂ©, on empile des dispositifs de contrĂŽle en espĂ©rant que le marketing institutionnel suffira Ă masquer leurs failles, leur disproportion et leur logique profonde : habituer les citoyens Ă prouver qui ils sont, ou ce quâils sont autorisĂ©s Ă voir, pour accĂ©der Ă des espaces numĂ©riques qui devraient rester des espaces de libertĂ©.
Le plus inquiĂ©tant nâest mĂȘme pas lâĂ©chec technique.
Câest la banalisation et l'accoutumance au principe.
Parce quâune fois admis quâil est normal de filtrer lâaccĂšs au web par lâidentitĂ©, ou par un attribut certifiĂ©, il ne restera plus quâĂ Ă©tendre le pĂ©rimĂštre.
Aujourdâhui pour âprotĂ©gerâ.
Demain pour surveiller.
AprĂšs-demain pour conditionner.
La protection des mineurs mĂ©rite mieux quâun affichage politique.
Elle mérite des solutions sérieuses, proportionnées, auditées, robustes, et réellement conformes aux principes de nécessité, de minimisation et de privacy by design.
Sinon, ce nâest pas de la protection.
Câest de lâaccoutumance au contrĂŽle.