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đŸ”„ COMMUNIQUÉ DE PRESSE — Le 18 fĂ©vrier dernier, le PrĂ©sident de la RĂ©publique qualifiait la libertĂ© d’expression de « pure bullshit ». Comme vous, j’ai Ă©tĂ© heurtĂ© par cette attaque frontale contre l’un des piliers les plus importants de notre dĂ©mocratie. La libertĂ© d’expression n’est pas une libertĂ© parmi d’autres : elle est la condition de toutes les autres. C’est pourquoi nous appelons toutes celles et tous ceux qui veulent dĂ©fendre la libertĂ© d’expression Ă  nous rejoindre et Ă  signer notre Manifeste. Chaque voix compte. ✍ Signez notre manifeste : flammeliberte.com cc @ConquerNicolas @flamme_liberte
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👏 La seule intelligence politique que vous lirez sur ce sujet : « Un pays qui veut peser dans la course Ă  l'IA ne peut pas se contenter d'en parler dans des sommets. Il doit commencer par s'en servir lui-mĂȘme, et montrer que la puissance publique est capable de se transformer. Ceux qui ont portĂ© ou soutenu ces choix sont donc mal placĂ©s pour surjouer l'indignation parce que deux modĂšles d'Anthropic ont Ă©tĂ© suspendus dans le monde entier. »
Ils ne parlent jamais de l'IA, sauf pour dire qu'ils veulent la rĂ©guler. Certains disent mĂȘme ne jamais l'utiliser. En revanche, c'est aujourd'hui l'unanimitĂ© pour dĂ©couvrir soudainement que l'Europe est dĂ©pendante des modĂšles amĂ©ricains. Quels sont les faits des derniĂšres heures ? Les États-Unis ont dĂ©cidĂ© de rĂ©server l'accĂšs aux deux derniers modĂšles les plus avancĂ©s d'Anthropic aux seuls citoyens amĂ©ricains. Ne pouvant pas, techniquement, filtrer les utilisateurs par nationalitĂ©, Anthropic a suspendu ces tout derniers modĂšles, pour tout le monde. Les États-Unis n'ont donc pas « dĂ©branchĂ© le reste du monde » et ce n'est pas « la guerre de l'IA ». Mais cet Ă©pisode doit nous alerter, comme je le fais depuis des mois : l'Europe est en phase avancĂ©e de devenir une colonie numĂ©rique. Cette dĂ©pendance n'est pas tombĂ©e du ciel. Elle rĂ©sulte de nos propres choix : une rĂ©gulation trop lourde et incertaine, la fermeture de capacitĂ©s Ă©lectriques bon marchĂ© et dĂ©carbonĂ©es, un sous-investissement chronique dans les infrastructures de calcul, un effondrement du niveau Ă©ducatif en maths, et tout ce qui nous empĂȘche de garder nos talents comme d'en accueillir. Mais il y a une autre question que personne ne pose : oĂč est l'État dans tout ça ? Non pas l'État rĂ©gulateur, celui-lĂ , on le connaĂźt. Mais l'État utilisateur ? L'État qui dĂ©ploierait l'IA dans ses propres services pour les rendre plus efficaces, plus rapides, plus accessibles, amorcerait de la commande publique. L'Ă©ducation nationale, la justice, la santĂ©, les prĂ©fectures, autant de domaines rĂ©galiens oĂč l'IA pourrait transformer le service rendu aux citoyens. Il suffit de consulter les marchĂ©s publics en cours sur le sujet - c'est public, tout le monde peut le faire - pour constater que ce dĂ©ploiement est quasi inexistant. OĂč sont flĂ©chĂ©s les milliards annoncĂ©s par l’exĂ©cutif il y a seize mois ? Pas dans les usages de l'État, en tout cas. Un pays qui veut peser dans la course Ă  l'IA ne peut pas se contenter d'en parler dans des sommets. Il doit commencer par s'en servir lui-mĂȘme, et montrer que la puissance publique est capable de se transformer. Ceux qui ont portĂ© ou soutenu ces choix sont donc mal placĂ©s pour surjouer l'indignation parce que deux modĂšles d'Anthropic ont Ă©tĂ© suspendus dans le monde entier.
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À lire : pourquoi les USA ont bloquĂ© Fable 5 & Mythos 5 ? Pour comprendre il faut reprendre la chronologie : ‱ Janvier : Le Pentagone demande Ă  Anthropic un accĂšs illimitĂ© Ă  Claude pour des armes autonomes et de la surveillance. Anthropic refuse. ‱ FĂ©vrier : Le gouvernement amĂ©ricain commence Ă  Ă©carter Anthropic des contrats sensibles. OpenAI rĂ©cupĂšre les marchĂ©s. ‱ Mars : Tentative de classer Anthropic comme « risque de chaĂźne d’approvisionnement ». ‱ Juin : Sortie de Fable 5 → Le DĂ©partement du Commerce impose un contrĂŽle Ă  l’export extrĂȘmement strict sur Fable 5 et Mythos 5. Anthropic a passĂ© des mois Ă  marteler dans sa com’ que Mythos Ă©tait « trop dangereux » pour ĂȘtre largement diffusĂ©. Le gouvernement les a pris au mot et a utilisĂ© cette communication comme base lĂ©gale pour traiter leurs modĂšles comme une arme stratĂ©gique. RĂ©sultat : mĂȘme les employĂ©s Ă©trangers d’Anthropic aux États-Unis n’ont plus le droit d’y accĂ©der (« deemed export »). L’IA frontier est en train de devenir une technologie contrĂŽlĂ©e par l’État, au mĂȘme titre que le chiffrement dans les annĂ©es 90. —
A short history of how we got here, because the chronology is the whole story. January: the Pentagon demands unrestricted use of Claude for autonomous weapons and domestic surveillance. Anthropic says no. February: the President orders every federal agency to drop Anthropic. The Defense Secretary bans Pentagon contractors from doing business with them. A rival announces its classified-network deal within hours. March: the Pentagon designates an American company a "supply chain risk" under a statute written for foreign adversaries. A federal judge blocks it. May: the Pentagon signs AI deals with seven companies. Anthropic is not one of them. June 9: Anthropic releases Fable 5. June 12: Commerce issues an export control directive over a jailbreak that, by the government's own account, was demonstrated verbally, came with no written explanation, and involves a capability you can get from other publicly available models today. Two things are true at once. First: Anthropic spent months marketing Mythos as too dangerous to release. Sam Altman said it was "incredible marketing to say we have built a bomb." The Commerce Department has now formally agreed it is a bomb. If you describe your product as a munition in every press release, eventually a government takes you at your word. They wrote the legal predicate themselves and called it a brand. Second: we have run this experiment before. In the 90s the government classified encryption as a munition under ITAR. Activists defeated it by printing PGP's source code as a book, because books are protected speech and floppy disks were arms exports. A t-shirt with three lines of RSA Perl was legally a munition. The controls collapsed because math does not stop at customs. The new wrinkle is the "deemed export" rule: showing controlled technology to a foreign national inside the US counts as exporting it abroad. Which is why Anthropic's own foreign-national employees are now locked out of the model they built. The munition is in the building and the people who made it are not allowed to look at it. The jailbreak is the paperwork. The refusal was in January.
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Steve Jobs Ă©tait un gĂ©nie : il en a fait un coup marketing Le Power Mac G4 reste aussi l’une des plus belles machines crĂ©es par Apple. La restrictions d’exportation a Ă©tĂ© levĂ©e en 2000.
Fable isn't the first. In 1999 the department of defense blocked exports of the PowerMac G4 for crossing the 1 gigaflop threshold. Steve Jobs turned it into an ad.
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đŸ”„ Gros succĂšs ! Si le pluralisme dans les mĂ©dias Ă©tait rĂ©ellement appliquĂ© par l'ARCOM les Français auraient une autre vision du monde et seraient plus conscients des enjeux de ce siĂšcle. C'est pourquoi tous ceux qui squattent les ondes et monopolisent la parole publique doivent ĂȘtre @Tous_Fiches. Il est temps que les mĂ©dias, et en premier lieu l'audiovisuel public, laissent du temps de parole Ă  toutes les forces vives qui font ce pays, pas Ă  ces parasites qui s'en gavent depuis 40 ans. 👉 Signalez-les sur tousfiches.com. Parlez-en Ă  vos proches. S'il le faut nous irons dĂ©poser ensemble tous vos signalements directement sur le bureau d'Ajdari !
🌟 Nos compteurs s'affolent ! 1000 saisines envoyĂ©es pour demander Ă  l'@Arcom_fr de ficher @MPigasse, @Ilangabet, @najatvb, @PorcherThomas, @ThierryBreton ou encore @gabriel_zucman en tant que personnalitĂ©s politiques. ProtĂ©geons le pluralisme !
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IA Act !
USA has Claude USA has ChatGPT USA has Gemini USA has Grok China has Qwen China has DeepSeek China has Kimi China has MiniMax Europe has?
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👌 impeccable ! Le meilleur service que l’on pourrait rendre Ă  la France c’est de la libĂ©rer de cet État omniscient et omnipotent qui a tout ratĂ© depuis 40 ans. Laissez les entreprises innover elles n’ont pas besoin de vous !
đŸ˜± N’importe quoi !!! Votre tweet est totalement Ă  cĂŽtĂ© de la plaque, typique d’un politicien en campagne (mais hĂ©las, vous n’ĂȘtes pas le seul Ă  divaguer). Vous rĂ©agissez Ă  une dĂ©cision amĂ©ricaine đŸ‡ș🇾 protectionniste agressive qui traite les modĂšles d’IA les plus avancĂ©s comme des biens stratĂ©giques, avec des contrĂŽles d’exportation stricts « pour des raisons de sĂ©curitĂ© nationale ». Et vous en tirez la conclusion (fausse) habituelle : l’IA serait une infrastructure critique qui exigerait une rĂ©ponse europĂ©enne đŸ‡ȘđŸ‡ș, avec un Buy European Tech Act, un accĂšs prĂ©fĂ©rentiel Ă  l’électricitĂ© dĂ©carbonĂ©e, l’attraction de talents et la simplification des normes. Vous mettez en avant les atouts français comme le nuclĂ©aire et Mistral AI pour « rester libres ». Cette « vision europĂ©enne » est illusoire et contreproductive, prĂ©cisĂ©ment parce que les pays europĂ©ens sont avant tout des concurrents, et non des alliĂ©s solidaires dans un projet commun de « souverainetĂ© technologique ». Les intĂ©rĂȘts nationaux divergent radicalement au sein de l’UE. La France đŸ‡«đŸ‡· dispose d’un avantage dĂ©cisif avec son parc nuclĂ©aire qui offre une Ă©lectricitĂ© abondante, dĂ©carbonĂ©e et pilotable, adaptĂ©e aux data centers IA. L’Allemagne đŸ‡©đŸ‡Ș a choisi de fermer ses centrales, d’autres pays misent sur des sources diffĂ©rentes. Un accĂšs prĂ©fĂ©rentiel « europĂ©en » reviendrait purement et simplement Ă  faire subventionner par la France des acteurs qui n’ont pas assumĂ© les mĂȘmes choix stratĂ©giques. Les rĂšgles europĂ©ennes sur les aides d’État et le marchĂ© unique rendent d’ailleurs ce genre de prĂ©fĂ©rence trĂšs difficile, voire impossible. Les pays europĂ©ens se livrent une concurrence fĂ©roce pour les talents IA, les investissements, les contrats publics et les parts de marchĂ©. Toute politique europĂ©enne dilue inĂ©vitablement les avantages français au profit de compromis mous oĂč chacun tire la couverture Ă  soi. La France n’a aucun intĂ©rĂȘt Ă  mutualiser son Ă©lectricitĂ© nuclĂ©aire ni Ă  voir Mistral diluĂ© dans un pot commun bruxellois. L’UE reste structurellement lente, bureaucratique et souvent contreproductive sur les sujets de souverainetĂ© critique. Les dĂ©cisions y exigent un consensus fragile, avec de forts risques de blocage. Face Ă  des mesures unilatĂ©rales rapides des États-Unis, l’Europe rĂ©pond trop souvent par du retard et des rĂ©glementations lourdes. Pour une technologie aussi dĂ©cisive que l’IA avancĂ©e, la souverainetĂ© rĂ©elle exige un contrĂŽle national Ă©troit, pas un comitĂ© Ă  27. Au surplus, vous vantez l’électricitĂ© dĂ©carbonĂ©e alors que vous Ă©tiez au pouvoir lors de la fermeture de Fessenheim, qui a prĂ©cisĂ©ment affaibli cet atout stratĂ©gique. La solution cohĂ©rente passe par une prioritĂ© nationale absolue : investissements massifs directs de l’État français, rĂ©forme nationale des normes pour accĂ©lĂ©rer les data centers et l’attraction des talents, soutien musclĂ© et sans complexe Ă  Mistral via contrats publics et conditions d’accĂšs Ă  l’énergie françaises, et une prĂ©fĂ©rence nationale assumĂ©e lĂ  oĂč c’est possible. L’UE n’est pas le bon niveau pour bĂątir la souverainetĂ© face aux États-Unis et Ă  la Chine. Traiter l’Europe comme un acteur unifiĂ© aux intĂ©rĂȘts alignĂ©s relĂšve soit d’une mĂ©connaissance totale du sujet, soit d’une illusion europĂ©iste qui affaiblit les nations possĂ©dant les vrais atouts, comme la France sur le nuclĂ©aire et l’IA. Votre discours sonne bien sans doute dans les cercles bruxellois et dans les mĂ©dias ignares et alignĂ©s, mais il ignore la dure rĂ©alitĂ© des rivalitĂ©s intra-europĂ©ennes et la nĂ©cessitĂ© urgente d’une volontĂ© politique nationale forte et rapide. Sur l’IA comme sur l’énergie ou la dĂ©fense, la souverainetĂ© se construit d’abord Ă  Paris, pas Ă  Bruxelles. La France en a pleinement les moyens. Attendre « l’Europe » risque surtout de nous faire rater le coche, une fois de plus. Votre tweet, c’est clairement du grand n’importe quoi.
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« J’étais sur Fable 5 car j’avais besoin du modĂšle d’IA le plus puissant au monde pour savoir comment j’allais entuber les citoyens et faire passer la surveillance massive des rĂ©seaux sociaux pour une protection du pluralisme. Je crois que c’est moi qui ai fait chauffer leurs serveurs jusqu’à ce que Trump dise stop ». Merci Paul, continue dans moins d’un an t’es plus dĂ©putĂ©
J’utilisais l’IA Fable 5 encore hier. Quelques heures aprĂšs @realDonaldTrump dĂ©cide de retirer unilatĂ©ralement l’accĂšs Ă  ce modĂšle d’intelligence artificielle aux europĂ©ens et Ă  toutes les entreprises europĂ©ennes. C’est un signal clair. Nous ne pouvons pas dĂ©pendre des États-Unis sur l’IA et les technologies du futur. Nous devons retrouver notre souverainetĂ© technologique. C’est possible mais il faut y mettre les moyens et l’énergie nĂ©cessaire. Il y a ceux qui vont mener cette rĂ©volution et ceux qui vont la rater. De ça va dĂ©pendre nos salaires, notre prospĂ©ritĂ©, notre capacitĂ© Ă  nous dĂ©fendre. @GabrielAttal l’a bien compris et c’est pour cela qu’il a mis l’IA comme un de ses 4 chantiers capitaux. Il a la force d’agir. Battons-nous !
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JBG đŸ‡«đŸ‡· retweeted
Replying to @Poulin2012
RULE BY NOBODY — Cette Europe-lĂ , personne n'en veut. Et pourtant elle s'impose. À marche forcĂ©e. Contre la volontĂ© des peuples. L'Europe, cet empire de la bureaucratie — ce despotisme que Tocqueville avait vu venir : non plus le tyran qui brise les volontĂ©s, mais la tutelle douce qui « ne tyrannise point, qui gĂȘne, comprime, Ă©nerve, Ă©teint », et rĂ©duit enfin chaque nation Ă  un troupeau timide et disciplinĂ© dont le gouvernement se fait le berger. « Chacun garde les moutons chez soi » rĂ©pondait Macron Ă  Meloni. Sa derniĂšre arme : le rĂšglement. LĂ  oĂč la directive devait encore passer par les parlements nationaux pour ĂȘtre transposĂ©e, discutĂ©e, corrigĂ©e, le rĂšglement, lui, s'impose directement — partout, en mĂȘme temps, sans dĂ©bat. Plus de filtre dĂ©mocratique, plus de chambre oĂč s'opposer : la norme tombe d'en haut et s'applique. RGPD, DSA, DMA, eIDAS 2.0, AI Act, CSAR : des dizaines de dispositions qui, soumises au Parlement français, auraient Ă©tĂ© retoquĂ©es comme anticonstitutionnelles. Nos responsables politiques le savent. Et c'est prĂ©cisĂ©ment pour cela qu'ils ont choisi Bruxelles. Ils n'ont pas subi ce dessaisissement : ils l'ont organisĂ©. MĂ©thodiquement, ils ont travaillĂ© Ă  ne plus ĂȘtre responsables : « les nations c'est la guerre » disait Mitterrand. C'est ici que l'histoire tend un miroir que cette bourgeoisie prĂ©fĂ©rerait ne pas regarder. Car les dĂ©mocraties n'abdiquent presque jamais sous la contrainte : elles abdiquent par soulagement. Le 10 juillet 1940, Ă  Vichy, 569 parlementaires de la RĂ©publique votĂšrent les pleins pouvoirs et se dessaisirent eux-mĂȘmes. Nulle baĂŻonnette dans leur dos. Ils Ă©taient fatiguĂ©s de la dĂ©libĂ©ration, fatiguĂ©s du peuple, sĂ©duits par l'ordre et par l'idĂ©e confortable que d'autres dĂ©cideraient Ă  leur place. Hannah Arendt a nommĂ© ce rĂ©gime : le rĂšgne de Personne. Et le rĂšgne de Personne, prĂ©venait-elle, n'est pas l'absence de pouvoir — c'est l'une de ses formes les plus tyranniques, car il ne reste plus aucun visage Ă  qui demander des comptes. On l'oublie trop : le fascisme du XXᔉ siĂšcle n'a pas surgi de la rue. On lui a ouvert la grande porte. Des Ă©lites libĂ©rales et conservatrices, terrifiĂ©es par le dĂ©sordre populaire bien plus que par l'autoritarisme, l'ont jugĂ© prĂ©fĂ©rable au risque dĂ©mocratique. La bourgeoisie ne pactise pas avec l'autoritarisme par conviction : elle s'y rallie par lassitude — parce qu'il la dispense d'avoir encore Ă  convaincre. VoilĂ  le ressort intime de l'Europe d'aujourd'hui. Elle est l'imaginaire d'une bourgeoisie oisive, lasse de persuader ceux qu'elle mĂ©prise. Tout ce qui ne trouve pas grĂące Ă  ses yeux est « populiste » — de gauche comme de droite, peu importe. Tout ce qui n'est pas elle est « extrĂȘme », puisqu'elle seule dĂ©tient la vĂ©ritĂ©. C'est, retournĂ©e, la logique mĂȘme qu'elle croit combattre : il n'y a plus d'adversaire lĂ©gitime, seulement un ennemi Ă  dĂ©lĂ©gitimer. À quand une rĂ©sistance citoyenne ?
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Pendant des annĂ©es, Bruxelles nous a expliquĂ© que la souverainetĂ© numĂ©rique consistait Ă  produire des rĂšglements. L’AmĂ©rique produisait les processeurs, les centres de donnĂ©es, les plateformes et les modĂšles. L’Europe, elle, produisait des formulaires de consentement. Nous avons le RGPD, le DSA, le DMA, l’AI Act, bientĂŽt des kilomĂštres supplĂ©mentaires de normes, de certifications et de comitĂ©s d’éthique. Mais lorsque les États-Unis dĂ©cident de fermer le robinet, Bruxelles dĂ©couvre brutalement qu’elle ne possĂšde ni le robinet, ni les tuyaux, ni l’eau. La Commission venait pourtant de prĂ©senter, le 3 juin, un grand « paquet pour la souverainetĂ© technologique », promettant de renforcer l’autonomie europĂ©enne dans les semi-conducteurs, le cloud, l’intelligence artificielle et les logiciels libres. Dix jours plus tard, Washington rappelle la rĂ©alitĂ© : la souverainetĂ© ne se proclame pas dans une confĂ©rence de presse. Elle se mesure Ă  votre capacitĂ© de continuer Ă  fonctionner lorsque votre fournisseur dĂ©cide de vous dĂ©brancher. Et cette capacitĂ©, l’Union europĂ©enne ne l’a pas. Elle dĂ©pend des puces amĂ©ricaines. Des clouds amĂ©ricains. Des systĂšmes d’exploitation amĂ©ricains. Des modĂšles amĂ©ricains. Du bon vouloir de Washington en diplomatie et en tout. Et que va faire l’Europe ? Elle publiera un rapport de 800 pages intitulĂ© Pour une intelligence artificielle europĂ©enne rĂ©siliente, inclusive, dĂ©carbonĂ©e et durable Ă  l’horizon 2035. Puis elle infligera une amende Ă  une entreprise amĂ©ricaine, qui la paiera avec les bĂ©nĂ©fices rĂ©alisĂ©s grĂące Ă  ses clients europĂ©ens. VoilĂ  comment un continent se condamne Ă  l’ñge de pierre numĂ©rique : non pas parce qu’il manquerait d’ingĂ©nieurs, de chercheurs ou d’argent, mais parce qu’il a remplacĂ© la politique industrielle par la rĂ©glementation, la puissance par la bureaucratie et la souverainetĂ© par des Ă©lĂ©ments de langage et une vision fantasmĂ©e d'une hĂ©gĂ©monie morale sur le monde.
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đŸ”„ 50 saisines ont Ă©tĂ© envoyĂ©es en 24h Ă  l'ARCOM 👉 Aidez-nous Ă  faire respecter le pluralisme sur l'audiovisuel public : tousfiches.com
⚠ Nous lançons une campagne de signalement contre le co-fondateur de @placepublique_ Thomas Porcher qui sera chroniqueur dans "L’Heure de VĂ©ritĂ©" sur FranceTV ! Il n'est pas considĂ©rĂ© par l'@Arcom_fr comme une personnalitĂ© politique. Signalez-le tousfiches.com/saisines
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đŸ“șđŸ’„ LEAKID / FORWARD GLOBAL — Que cache la relation entre ce cabinet d'influence dont le carnet d'affaires dĂ©pend Ă  80/90% de la commande publique et la direction de France TĂ©lĂ©visions ? CGC Medias pose la question car toutes les compĂ©tences existent en interne... sauf peut-ĂȘtre celle qui consiste Ă  Ă©chapper au contrĂŽle dĂ©mocratique. (lien en commentaire) "France TĂ©lĂ©visions : l’entreprise oĂč l’on prĂȘche la morale journalistique le matin et oĂč l’on pratique l’art du mensonge sophistiquĂ© l’aprĂšs-midi. OĂč l’on dĂ©pense sans compter (millions de pages fournies, sĂ©ances d’entraĂźnement internes « Ă©changes » externes) pour dĂ©fendre l’indĂ©fendable."
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JBG đŸ‡«đŸ‡· retweeted
đŸ‡ȘđŸ‡ș Les français n'ont jamais donnĂ© leur accord pour ĂȘtre fichĂ©s et avoir un casier numĂ©rique. Jamais. MalgrĂ© tout, on leur impose une architecture de surveillance Ă  la chinoise grĂące Ă  la propagande des mĂ©dias. Partout en Europe, des citoyens, qu'ils soient experts de la tech ou du droit, sonnent l'alerte depuis des mois. Ni @EmmanuelMacron, ni @vonderleyen n'Ă©coutent. Pire ils accelĂšrent en brandissant la menace des "ingĂ©rences Ă©trangĂšres" et en attaquant frontalement la libertĂ© d'expression. Tous les prĂ©tendants Ă  l'Ă©lection prĂ©sidentielle, de @EPhilippe_LH Ă  @J_Bardella, sont aux abonnĂ©s absents. Les dĂ©putĂ©s français, du PS jusqu'au RN, ont votĂ© la #LoiMiller en en 1Ăšre lecture, certains avouant qu'ils n'avaient pas tout compris (mais ils voteront tout de meme en 2e lecture). Les sĂ©nateurs, eux, passent des heures de dĂ©bat pour simplement amender Ă  la marge en ajoutant une "liste noire" des plateformes. Enfin, et le plus grave, chaque jour une nouvelle fuite de donnĂ©es vient confirmer que les services de l'Etat ne sont absolument pas sĂ©curisĂ©s (ANTS en tĂȘte) et que nos identitĂ©s sont dĂ©jĂ  vendus aux pires criminels. MĂȘme l'application europĂ©enne prĂ©sentĂ©e en grande pompe a Ă©tĂ© crackĂ©e en moins de 2 minutes. Il est temps que ce dĂ©lire cesse. Nous ne voulons pas de l'identitĂ© numĂ©rique et de cette convergence entre les cartels de la tech et le pouvoir qui fait peser un risque extrĂȘmement grave sur nos vies. VidĂ©o : @MeikeTerhorst (avocate)
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📹 Les administrations qui ne veulent plus ĂȘtre un service public — « Vous ne pouvez plus nous Ă©crire par email, merci de remplir le formulaire en ligne. » Disons-le d'emblĂ©e : c'est scandaleusement lĂ©gal. L'article L. 112-8 du CRPA garantit un droit Ă  la saisine Ă©lectronique, mais l'administration peut forcer le passage par un formulaire (CE, 27 nov. 2019, n° 422516). Le droit est respectĂ© dans sa lettre... C'est son esprit qui est trahi. Menu d'« objets » imposĂ©s oĂč votre demande n'entre jamais, nombreuses Ă©tapes, aucune piĂšce jointe possible, captcha sur un site « partiellement conforme », et souvent aucun accusĂ© horodatĂ© — alors que l'article L. 112-11 l'impose. Et quand l'accusĂ© existe, il atteste la date, presque jamais le contenu : la copie de votre demande n'y figure pas. Vous voilĂ  rĂ©duit Ă  la capture d'Ă©cran pour prouver ce que vous avez Ă©crit. La charge de la preuve repose toujours sur le citoyen. Ce n'est pas une interdiction : c'est une usure. On ne compte jamais ceux qui renoncent — les dĂ©marches qu'on ne voit pas. Un droit dont l'exercice est sciemment rendu coĂ»teux est dĂ©jĂ  Ă  moitiĂ© confisquĂ©. Quatre garanties suffiraient : 1ïžâƒŁ rĂ©versibilitĂ© : ouvrir un formulaire n'autorise pas Ă  fermer le courriel ni l'adresse postale, affichĂ©s Ă  Ă©galitĂ© ; 2ïžâƒŁ accusĂ© immĂ©diat, horodatĂ© et accompagnĂ© de la copie intĂ©grale de la demande, opposable : sans lui, aucun dĂ©lai ne court contre le citoyen ; 3ïžâƒŁ champ libre et piĂšces jointes garantis ; 4ïžâƒŁ accessibilitĂ© (RGAA) comme condition de validitĂ© : un formulaire inaccessible n'existe pas en droit. On juge un pouvoir non aux droits qu'il proclame, mais Ă  la facilitĂ© avec laquelle on peut les exercer contre lui. Rendre l'accĂšs simple n'est pas une faveur faite aux administrĂ©s : c'est la condition d'une administration au service de ses administrĂ©s, le sens du terme "service public" qui s'est perdu. Les politiques nous promettent toujours plus de "simplification" sans que jamais rien de concret n'en ressorte. Si un dĂ©putĂ© veut bien s'en saisir, il rendrait service Ă  des millions de Français ! Aucune administration ne peut refuser qu'on la sollicite par courrier Ă©lectronique.
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L'administration américaine vient d'ordonner la suspension de l'accÚs au modÚle d'IA le plus avancé du marché dans le monde entier.
The US government, citing national security authorities, has issued an export control directive to suspend all access to Fable 5 and Mythos 5 by any foreign national, whether inside or outside the United States, including foreign national Anthropic employees. The net effect of this order is that we must abruptly disable Fable 5 and Mythos 5 for all our customers to ensure compliance. Access to all other Claude models is not affected. We apologize for this disruption to our customers. We believe this is a misunderstanding and are working to restore access as soon as possible. Read our full statement: anthropic.com/news/fable-myt

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On gĂ©nĂšre de la peur — les ingĂ©rences Ă©trangĂšres ont toujours existĂ©, elles ne viennent pas que de Russie et en gĂ©nĂ©ral se sont des campagnes de propagande. Lecornu est bien obligĂ© de reconnaire qu'elle sont « sans effets majeurs » mais le scĂ©nario est bien rodĂ©e et les outils sont dĂ©jĂ  prĂȘts. Puis on l'utilise comme levier pour Ă©tendre un pĂ©rimĂštre de contrĂŽle bien au-delĂ . On range dans la mĂȘme enquĂȘte un service de contre-espionnage numĂ©rique et un mĂ©dia d'opinion, une ferme Ă  trolls du Kremlin et un crĂ©ateur qui commente l'actualitĂ© depuis son salon. L'amalgame n'est pas une maladresse. C'est le moteur rhĂ©torique de toute rĂ©gulation qui vise large pour frapper prĂ©cis. Pendant les pĂ©riodes Ă©lectorales, le dispositif s'active, s'Ă©lĂšve, s'opacifie. Des voix critiques sont suspendues, des comptes shadowbannĂ©s, des Ă©ditoriaux retirĂ©s. Les acteurs qui en dĂ©cident ne sont jamais publiquement identifiables. C'est ce qu'il s'est passĂ© lors de la derniĂšre Ă©lection prĂ©sidentielle en Roumanie et c'est une entreprise française sous couvert du DSA qui a opĂ©rĂ© la censure. Six mois plus tard les autoritĂ©s ont Ă©tĂ© obligĂ©es de reconnaitre qu'il n'y avait eu aucune ingĂ©rence russe mais l'Ă©lection avait Ă©tĂ© remportĂ©e par le camp progressiste. 👉Lire ici : flammeliberte.com/actualites

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Ingérences étrangÚres: "Le risque a été significatif sur les municipales sans effets majeurs. Il laisse à entrevoir les perspectives de menaces lourdes sur l'élection présidentielle" prévient Sébastien Lecornu. #BFM2
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Voici la définition d'une dangereuse ingérence russe selon VIGINUM. Si, si ils se prennent au sérieux et ils sont payés par vos impots...
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đŸ‡«đŸ‡·âš–ïž LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL CENSURE UNE LOI SUR LA PRESSE VIEILLE DE PLUS DE 33 ANS ! — Il n'est jamais trop tard pour se rappeler que les droits de l'homme et du citoyen de 1789 figurent en prĂ©ambule de la Constitution et que la loi de 1881 est un joyau ! Avant tout examen, le Conseil pose son standard de contrĂŽle en citant l'article 11 de la DĂ©claration de 1789 : « La libre communication des pensĂ©es et des opinions est un des droits les plus prĂ©cieux de l'homme. » Et il ajoute la formule qu'il martĂšle depuis des annĂ©es : la libertĂ© d'expression est « d'autant plus prĂ©cieuse que son exercice est une condition de la dĂ©mocratie et l'une des garanties du respect des autres droits et libertĂ©s », d'oĂč il suit que les atteintes qui lui sont portĂ©es doivent ĂȘtre « nĂ©cessaires, adaptĂ©es et proportionnĂ©es » Ă  l'objectif poursuivi. Ce rappel n'est pas dĂ©coratif : c'est l'aune du contrĂŽle. En le plaçant en tĂȘte, juste avant de rappeler la dĂ©finition de la diffamation (art. 29) et le principe de la prescription de trois mois (art. 65), le Conseil fait un choix lourd de sens — il traite la briĂšvetĂ© de la prescription non comme une simple modalitĂ© procĂ©durale, mais comme une composante de la garantie constitutionnelle de la libertĂ© d'expression. Toucher au dĂ©lai, c'est toucher Ă  l'article 11. C'est prĂ©cisĂ©ment ce principe que nous dĂ©fendons avec @flamme_liberte. Il aura donc fallu plus de trois dĂ©cennies. GreffĂ© sur la loi de 1881 par le lĂ©gislateur de 1993, l'article 65-2 vient d'ĂȘtre dĂ©clarĂ© contraire Ă  la Constitution (dĂ©cision n° 2026-1204/1205 QPC du 12 juin 2026), sur une question soulevĂ©e notamment par LibĂ©ration. De quoi s'agissait-il ? La loi de 1881 protĂšge la parole publique par une prescription courte — trois mois. PassĂ© ce dĂ©lai, plus de poursuite pour diffamation. Ce verrou n'est pas un oubli : c'est une garantie, pensĂ©e pour que nul journaliste, nul Ă©diteur ne vive indĂ©finiment sous la menace d'un procĂšs. L'article 65-2, lui, rouvrait ce dĂ©lai au profit d'une personne finalement mise hors de cause au pĂ©nal — autorisant Ă  poursuivre, des annĂ©es plus tard, la publication qui l'avait nommĂ©e. Le Conseil juge que, faute d'avoir dĂ©fini les limites de ce mĂ©canisme, le lĂ©gislateur a rompu l'Ă©quilibre avec « la libre communication des pensĂ©es et des opinions » garantie par l'article 11 de la DĂ©claration de 1789. En clair : une exception votĂ©e Ă  la hĂąte aura fragilisĂ©, trente-trois ans durant, l'architecture protectrice de 1881. C'est exactement pour cela qu'en dĂ©plaise Ă  certains sĂ©nateurs on dĂ©fend la loi de 1881. DĂšs l'origine, elle a choisi de protĂ©ger la parole plutĂŽt que de la suspendre Ă  une Ă©pĂ©e de DamoclĂšs. Chaque greffe postĂ©rieure — 1993 en fut une — a grignotĂ© cet Ă©quilibre. Que le Conseil le restaure est une victoire. Qu'il ait fallu un tiers de siĂšcle en dit long sur la lenteur avec laquelle on rĂ©pare les atteintes Ă  la libertĂ© d'expression — quand on les rĂ©pare...
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Sources : ‱ DĂ©cision n° 2026-1204/1205 QPC du 12 juin 2026 : conseil-constitutionnel.fr/d
 ‱ Le SĂ©nat s'attaque Ă  la loi de 1881 sur la libertĂ© de la presse : flammeliberte.com/actualites


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đŸ—žïž LA FIN DU MODÈLE PRISMA — Historiquement adossĂ© Ă  la vente en kiosque plus qu'Ă  l'abonnement, le groupe a rĂątĂ© sa transformation numĂ©rique. Le sommet est derriĂšre. BĂąti par Axel Ganz Ă  partir de 1979 (GĂ©o, Ça m'intĂ©resse, Femme actuelle, TĂ©lĂ© Loisirs, Voici, puis Capital en 1991), Prisma a inventĂ© une presse de divertissement populaire lue par « un Français sur deux ». À son dĂ©part, en 2005, le groupe a encore fiĂšre allure : deuxiĂšme Ă©diteur de magazines français, des titres rentables, plusieurs au-delĂ  du million d'exemplaires. C'est ensuite que la mĂ©canique s'enraye. Le groupe anticipe mal la bascule numĂ©rique, tandis que l'effondrement des ventes en kiosque — son modĂšle, l'abonnement n'ayant jamais Ă©tĂ© privilĂ©giĂ© — devient structurel. DĂšs 2009, l'entreprise connaĂźt sa premiĂšre menace de grĂšve, un dĂ©mĂ©nagement houleux vers Gennevilliers et un premier plan social. La rentabilitĂ©, elle, se contracte sans discontinuer : d'environ 50 millions d'euros par an dans les annĂ©es 1990 Ă  une trentaine en fin de dĂ©cennie, puis 20 Ă  25 millions avant 2021, pour finir Ă  6 millions de bĂ©nĂ©fice net en 2025. Chaque direction successive a tentĂ© d'enrayer la chute, sans y parvenir. Quand Vivendi rachĂšte le groupe en 2021 (montant estimĂ© entre 100 et 150 millions d'euros), Claire LĂ©ost mise sur un pĂŽle luxe, des Ă©conomies et la croissance externe : peine perdue. La vente de Gala en 2023 rapporte plus de 50 millions mais ampute le groupe de son titre le plus rentable. S'enchaĂźnent clauses de cession (prĂšs de la moitiĂ© des 400 journalistes partis), ruptures conventionnelles et un PSE en 2025 soldĂ© par 54 dĂ©parts. CĂŽtĂ© audience, le numĂ©rique ne compense rien : la frĂ©quentation recule et la diffusion payĂ©e perd encore plus de 6 % en un an. Le Monde, lui, prĂ©fĂšre titrer — sous la plume d'Aude Dassonville — « Prisma, roi des magazines, sabordĂ© par BollorĂ© ». On saluera la « modĂ©ration » du propos. Car la vraie question n'est jamais posĂ©e. Dans les annĂ©es 1990, Prisma rapportait 50 millions d'euros par an Ă  ses actionnaires allemands (Ă©quivalent Ă  100 millions avec l'inflation) ; Ă  la fin de la dĂ©cennie, 30 millions. Cet argent a-t-il servi Ă  financer le virage numĂ©rique ? On peine Ă  en voir la trace. Il est tellement plus commode d'incriminer BollorĂ© et de dĂ©noncer la « mainmise sur l'Ă©ditorial ». Suivent les chefs d'accusation du procureur Dassonville : deux pages consacrĂ©es Ă  un livre du cardinal Bustillo dans Femme actuelle, une interview de Christine Kelly (@christine_kelly) dans Voici, une place de choix aux programmes de Canal , et Ă  Capital une enquĂȘte sur l'audiovisuel public jugĂ©e « parfaitement raccord » avec les accusations de gabegie du rapporteur Charles Alloncle (@CHAlloncle). Des choix Ă©ditoriaux qui ulcĂšrent Aude, soit. Mais de lĂ  Ă  y voir la cause d'une dĂ©bĂącle prĂ©visible de longue date
 Aucun mot sur les aides de la presse qui coulent Ă  flot depuis 30 ans pour justement moderniser le groupe, pas une ligne sur l'actionnaire allemand jusqu'Ă  2021... C'est ça le journalisme au Monde. Un tribunal populaire. Le repreneur de 2021 n'a pas coulĂ© Prisma : il a hĂ©ritĂ© d'un actif en dĂ©clin structurel, et lui applique la mĂ©decine froide de qui rachĂšte un titre dĂ©cotĂ©.
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JBG đŸ‡«đŸ‡· retweeted
Ce @L_Lafon centriste responsable de la censure RT OdyssĂ©e
 et relais la terrible loi DSA de @ThierryBreton ! Une commission liberticide Ă  l’opposĂ© des valeurs toujours portĂ©s par les anciens centristes Duhamel Fontanet Lecanuet Diligent Monory Jacques Barrot Stasi Baudis

💾 6 mois que la commission de @L_Lafon, @AgnesEvren et @Sy_robert tente de mettre les mĂ©dias libres sous tutelle de l'ARCOM. Les mĂȘmes sur les lois anti IA et l'interdiction des RS aux -15ans. Il n'y avait pas plus urgent pour les français ? La suite... flammeliberte.com/actualites

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