C'est un cercle vicieux : moins une génération a d'enfants, moins elle est en contact avec des bébés et plus elle s'en fait une idée lointaine, abstraite.
À l'inverse, dès qu'on met un bébé dans les bras d'une jeune femme qui n'en avait jamais tenu de sa vie…
Aspect frappant dont on ne discute pas souvent: la chute de la natalité implique aussi que toute une partie des générations précédentes ne sera jamais grands-parents. Leur vécu mériterait d'être étudié.
Dans ce cas précis, on voit également l'absence totale de lien vertical entre les âges. Les parents n'ont aucune capacité à influer sur leurs enfants et les enfants n'ont pas de considération pour ce qui est venu avant eux.
Tout le monde s'arrête autour d'un "C'est mon choix" qui coupe toute réflexion, toute discussion mais qui n'efface pas pour autant le malaise qui persiste en silence. Chacun vit dans un univers mental étanche aux règles incompatibles.
La question de la natalité me semble secondaire par rapport à ces dynamiques familiales qui posent le décor.