1. Un agent de l'ANR Goma et un journaliste affilié au ministère de la communication de Kinshasa installés à Bujumbura dénoncent faussement Benjamin Babunga auprès du SNR burundais : ces 2 corrompus accusent Benjamin de financer le M23 et d'être le cerveau de leur commication. Ils disent qu'il est extrêmement riche et qu'ils peuvent se faire de l'argent sur son dos.
2. Ils ont 2 objectifs : a. Lui soutirer de l'argent en l'accusant d'être de AFC/M23. Ou alors, bien se faire voir par Kinshasa et l'y extrader. Ils savent très bien qu'il est innocent... mais ils savent aussi qu'il est très facile de créer des infractions contre les gens.
3. Pendant tout un week-end Benjamin est filé... le 26 mai, alors que sa voiture est suivie, on profite de son stationnement devant un restaurant pour lui annoncer qu'il a pris un sens interdit pendant son trajet. Mais c'est un faux motif.
4. Benjamin leur dit : si j'ai commis une infraction routière, alors je dois payer une amende. Eux disent non. Ils veulent l'embarquer. Et finissent par le faire.
5. À sa détention, téléphones et ordinateurs de Benjamin sont scrutés. Il est autorisé seulement à annoncer son arrestation à son employeur, une ONG dont nous taisons le nom. RIEN de compromettant n'est retrouvé. Absolument rien. Les comptes bancaires de Benjamin sont aussi scrutés, et il en ressort que les accusations sont toutes fausses. Même des analystes indépendants travaillent sur toutes ses publications Facebook et X, on n'y décèle aucune infraction en lien avec une rébellion ou son financement.
Benjamin est sur le point d'être relâché quand ces agents appellent Kinshasa et leur demandent de réclamer l'extradition de Benjamin.
6. La DEMIAP Kinshasa me fait savoir, le vendredi 29, qu'ils sont en train de demander l'extradition de Benjamin. En ce moment nous activons toutes les voies de communication et l'affaire éclate. ONG et ambassades sont mises au courant.
7. Ce qui semblait être un petit "deal" devient très vite une patate très chaude : la Présidence du Burundi est submergée par les messages de mise en garde sur Benjamin Babunga. Tout le gouvernement burundais est en alerte. D'ailleurs eux pensent que Benjalin est un ambassadeur ou diplomate, vu la pression internationale. Ils n'étaient pas au courant que Benjamin était arrêté.
8. Face à la pression et en l'absence de toute preuve, le Burundi ne sait plus extrader Benjamin. Kinshasa aussi finit par céder, par peur de s'attirer des ennuis pour rien. Par contre Kinshasa exige quand-même que de fausses accusations soient formulées contre Benjamin, et qu'il ne devrait pas s'en sortir. S'il ne pouvait plus s'exprimer, ce serait un intellectuel de moins !
9. Le 06 juin alors, une liste de 4 infraction est faite contre Benjamin, et c'est justement le jour où il est transféré à la prison centrale : Espionnage, ASEE, ASIE et Terrorisme. De très lourdes accusations sans aucune preuve, dans le seul but de le coincer, à la demande de Kinshasa... mais cela n'a pas encore été signifié officiellement.
10. À ce stade,le Burundi a encore une chance de bien faire les choses en libérant simplement Benjamin.
@GeneralNeva vous pouvez épargner votre pays d'un opprobre : renvoyez cet humanitaire en Belgique, d'où il est venu. Au lieu de suivre la folie de Kinshasa.
Depuis Paris, Rodriguez Katsuva.