Dans une société où on divise le monde en deux catégories, les méchants et les gentils, l’oppresseur et l’opprimé, où l’homme blanc est forcément l’oppresseur, l’immigrant l’enrichisseur, où l’homme est toxique et la femme une victime sacrée, voilà qu’une femme, une immigrante, née dans l’une des zones de guerre les plus violentes du vingtième siècle, ayant vécu des choses que d’autres n’ont vues que dans des films, se retrouve placée dans le camp des oppresseurs.
Pour la seule et unique raison qu’elle ne crie pas à la victimisation, qu’elle a appris dès son plus jeune âge à se relever, toujours, et à prendre la vie par les cornes.
C’est ainsi que la résilience devient, pour les gardiens de la nouvelle morale, le plus impardonnable des privilèges.
Pour cette idéologie les faits et les parcours réels ne comptent plus, seule importe l’étiquette.
Un système qui tolère tout, sauf qu’on en sorte.