Rappel à PSPP : la province qui profitera le plus du TGV, c’est le Québec.
Il va y avoir trois stations en Ontario : Ottawa, Peterborough, Toronto.
Il va y en avoir quatre au Québec : Montréal, Laval, Trois-Rivières et Québec.
On pourrait même dire qu’il y aura cinq stations au Québec, puisque Gatineau est littéralement collée sur Ottawa, par une rivière qui se traverse à pied.
Ce n’est pas juste un TGV Montréal-Toronto ou Québec-Toronto.
C’est un TGV Québec-Trois-Rivières, Québec-Laval, Trois-Rivières-Montréal, Québec-Montréal, Québec-Trois-Rivières, Trois-Rivières-Gatineau, Montréal-Gatineau.
Quand le TGV sera complété, deux Québécois sur trois vont habiter à moins d’une heure d’une station.
Ça va faciliter et accélérer les déplacements entre Québec, Trois-Rivières, Montréal et Gatineau, où demeurent 6 millions de Québécois. Ça va enlever des voitures sur les routes et alléger le trafic sur la 20 et la 40. Ça va amener des centaines de milliers de gens à considérer le transport autrement.
Le tracé est particulièrement bénéfique pour Québec, notre capitale, un hub technologique qui détient encore un fort potentiel de croissance, et qui se trouve réintégrée dans l’axe Toronto-Montréal, et rapprochée du coeur économique de la province et du pays.
Oui, ça va coûter cher. Parce que ça fait 50 ans qu’on sous-investit dans le transport en commun. Ce qui nous a aussi coûté et continue de nous coûter des milliards en heures perdues, sans compter les autoroutes de plus en plus saturées.
On a là un projet qui va vivre sur des décennies et dont près de la moitié va profiter directement au Québec. Pas à l’Ouest, à la Colombie-Britannique, ou aux Maritimes. Au Québec.
Et il faudrait dire non juste parce que ça vient d’Ottawa? Quel extraordinaire manque de vision.
On dit que l’amour rend aveugle. Manifestement, la partisanerie aussi!