That Communism is counter to human nature is axiomatic. Some (many now?) in the West choose to deny that or ignore it in favor of a perceived world of equity (free stuff).
I’ve known this for my entire life, just couldn’t explain it this way!
Pavel a raison. Et il est presque trop généreux.
Le marxisme n'est pas une bonne théorie pour la mauvaise espèce. C'est une erreur de spécification. Il a été écrit pour une espèce qui n'a jamais existé, n'existera jamais, et ne peut pas exister. La preuve tient en trois observations que chacun peut vérifier sans ouvrir un seul livre.
Première observation : l'humain est égoïste par défaut.
Personne n'apprend à un enfant à dire « à moi ». On doit lui apprendre à partager. L'égoïsme est le firmware, le partage est un logiciel installé par-dessus, lentement, par l'éducation, la réciprocité et la confiance. Tout système qui exige l'altruisme comme condition de base ne combat pas une culture. Il combat le firmware. Et le firmware gagne toujours, parce que le firmware ne se fatigue jamais.
Deuxième observation : l'humain est corruptible.
Donnez à un homme le pouvoir absolu sur le grain, et il mangera en premier. Pas parce qu'il est russe, chinois, cubain ou cambodgien. Parce qu'il est humain. L'expérience a été menée dans quarante pays, à travers toutes les cultures, tous les climats, tous les siècles disponibles. Le résultat a été identique quarante fois : une nomenklatura apparaît, les privilèges se concentrent, la société des égaux produit le système de castes le plus rigide de son époque. Quand une expérience renvoie le même résultat quarante fois, ce n'est pas de la malchance. C'est une loi.
Troisième observation : l'humain veut posséder, consommer, s'élever.
Le désir n'obéit pas aux décrets. Abolissez la propriété et le désir ne disparaît pas. Il migre vers la seule monnaie restante : le pouvoir politique, le rang dans le parti, la proximité avec le chef. C'est pour ça que les régimes égalitaires produisent les hiérarchies les plus brutales de l'Histoire. On ne peut pas supprimer la compétition pour le statut. On peut seulement choisir sa monnaie : l'argent, ou le pouvoir sur les autres hommes. L'une des deux est convertible en pain. L'autre est convertible en camps.
Le capitalisme n'est pas le contraire du communisme. C'est la décision d'ingénierie inverse.
Le communisme a vu la nature humaine comme un bug et a tenté de la patcher par la terreur. Le capitalisme a vu la nature humaine comme une contrainte et a construit autour. Le boulanger ne vous nourrit pas par amour. Il vous nourrit par intérêt, et le miracle, c'est que ça fonctionne chaque matin, dans chaque ville du monde, sans un seul commissaire. L'égoïsme routé par l'échange volontaire devient un service. Le même égoïsme routé par un plan central devient une famine.
Ce n'est pas un jugement moral. C'est une contrainte d'ingénierie. On ne négocie pas avec la gravité, on construit des avions qui en tiennent compte.
Alors oui, les marxistes ont les bonnes idées pour la mauvaise espèce. Mais il n'existe pas de bonne espèce. Une espèce de clones identiques, sans ambition, ne construirait rien, ne voudrait rien, n'inventerait rien. Les défauts que le marxisme voulait abolir sont le moteur de tout ce que nous avons.
La leçon est simple. Ne concevez pas des systèmes pour les humains que vous rêvez d'avoir. Concevez-les pour les humains qui se présentent. Les civilisations qui l'ont compris ont construit le monde moderne. Celles qui ne l'ont pas compris sont une liste de mémoriaux.
Construisez avec la nature humaine, jamais contre elle. C'est le seul cofondateur qu'on ne peut pas virer.