Le Crif prend note des excuses formulées par le directeur du théâtre la Scala, à Paris, suite à l'incident survenu jeudi 4 juin.
Au lieu de cultiver l'apaisement, le discours du directeur de la Scala a en effet déclenché une hystérisation prévisible parmi des lycéens à l'esprit déjà inflammable et confus.
Ce qui a suivi ce discours illustre une fois de plus la mécanique de l'antisémitisme en 2026 au sein de la jeunesse : une assignation violente des élèves juifs à la situation à Gaza, sommés de répondre d'un conflit se déroulant à des milliers de kilomètres.
Le rôle des encadrants (professeurs et, dans ce cas, le directeur du théâtre) doit être de veiller à la neutralité et l'apaisement.
Comme tous les autres élèves de notre pays, les élèves juifs de France ont le droit à la sérénité, sans être ostracisés ou essentialisés.