Je rêve de livres monstres, d'une poésie d'éclats, de pop céleste, de peintures vénitiennes, de films à la caméra diabolique. Plutôt forme que fond...

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Mon père aurait eu cent ans aujourd'hui. Il se proclamait "le plus grand romancier français". Dans les années 60, il publia deux romans chez Julliard, mais une dizaine de manuscrits restèrent enfouis dans sa bibliothèque. Il m'a appris une chose : le style fait le romancier !
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One of the finest albums of the jazz-funk era.
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Chef d’œuvre…
“Extension of a Man” by Donny Hathaway was released 53 years ago today.
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Dans AOC, Paysage lacustre avec Pocahontas d'Arno Schmidt !
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We are deeply saddened to hear of the passing of South African pianist and composer Abdullah Ibrahim. Also known as Dollar Brand, his music draws on the diverse sounds of his childhood in Cape Town’s multicultural port districts. Traditional African song, AME Church gospel, ragas, alongside modern jazz and other Western idioms. Ibrahim is widely regarded as the leading figure of Cape jazz, with Thelonious Monk and Duke Ellington standing out as his principal jazz influences. He is best known for “Mannenberg,” a composition that became an enduring anthem of the anti-apartheid movement. During the apartheid era in the 1960s, Ibrahim moved to New York City and, apart from a brief return to South Africa in the 1970s, remained in exile until the early 1990s. Over the decades, he toured the world extensively, appearing at major venues either as a solo artist or playing with other renowned musicians, including Max Roach, Carlos Ward and Randy Weston, as well as collaborating with classical orchestras in Europe.
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L'éditeur Intersections vient d'annoncer la sortie future de Lettres d'un homme mort et Le visiteur du musée, deux films postapocalyptiques russes des années 80 réalisés par Konstantin Lopushanskiy qui m'ont l'air fort intriguant
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Jun 17
Michael Cimino : "La vision des Américains a été façonnée par le cinéma. Leur histoire de l'Ouest, c'est l'histoire du Western." Michael Cimino, à propos de l'échec de La Porte du Paradis : "Les gens ont premièrement rejeté la réalité matérielle du film. Or notre perception de l'Ouest a été façonnée plus par les films que par la véritable histoire de l'Ouest. Même les gens dont nous estimons qu'ils sont plus cultivés ont le sentiment que l'Ouest a quelque chose à voir avec ce que le cinéma nous en a montré. Ce qu'ils ont vu, ou ce qu'ils se rappellent, ce à quoi ils sont habitués, ce sont de mauvais films bâclés, où il n'y avait jamais de figurants à l'arrière-plan, les rues étaient toujours vides, parce que c'était simplement moins cher à faire. J'ai entendu des gens me dire : "Pourquoi des poteaux télégraphiques, est-ce qu'ils avaient l'électricité à l'époque ?", "Pourquoi les rues sont-elles si pleines de gens, que font là tous ces gens ?". Avez-vous déjà vu une photographie d'époque ? Ce qui impressionne toujours, c'est le dynamisme de ces villes en développement, en construction, la foule qui se pressait dans les grand'rues, le commerce, on ne nous a jamais montré cela. Nous sommes habitués à voir des décors de cinéma, pas des endroits réels. Ce qu'on compose, en fait, c'est une réalité cinématographique plutôt qu'une réalité historique. Les gens n'ont pas voulu se confronter à cette idée, alors ils ont commencé par refuser la réalité matérielle représentée, les foules, les commerces, les poteaux télégraphiques, les patins, les vêtements des gens, le formalisme de la façon de parler du 19ème siècle. Dans ce film, il n'y a pas un seul édifice, un seul décor intérieur qui ne soit inspiré, d'une manière ou d'une autre, de photographies d'époque. Chaque élément de garde-robe, les principaux costumes, les costumes des figurants, ont été dessinés à partir de photographies, et pourtant cela a été complètement rejeté." (Extraits de "Entretien avec Michael Cimino", par Bill Krohn, avril 1982, Cahiers du cinéma MADE IN USA, numéro spécial 337, juin 1982) Michael Cimino : "La vision des Américains a été façonnée par le cinéma ; ils ont vu et revu les mêmes décors, les mêmes paysages, dans des centaines de films. Leur histoire de l'Ouest, c'est l'histoire du Western : des maisons de bois, des rues désertes, un héros solitaire qui fait son entrée à cheval. Ce n'est pas l'Ouest industrieux du commerce, de l'argent, de la surpopulation. Pourtant Leadville dans le Colorado ou Butte dans le Montana, pour ne citer que celles-là, étaient des villes bourdonnantes d'activité. Enrichies par l'argent ou le cuivre, elles disposaient de larges avenues, de trottoirs pavés, d'immeubles en briques, et même d'un opéra. Elles s'efforçaient d'imiter New-York ! Or dès que vous lui présentez une telle image, le public rechigne - et ce avant même que vous n'ayez abordé le sujet. Il rejette cette vision, puis les personnages, ensuite l'intrigue, et enfin le film tout entier." (Cannes, 21 mai 1981, Positif n°246) Michael Cimino : "Si on essaie de représenter un membre de la mafia comme il est réellement en Sicile et non comme dans les films américains, on nous accuse de falsifier la vérité." (Cahiers du cinéma n°439, janvier 1991)
Jun 14
Olivier ASSAYAS : "L'espace du cinéma américain est très directement issu du souffle historique de la conquête de son espace par un peuple d'immigrants. La notion de Frontière est essentielle. Tant que le territoire n'était pas fermé, tant que toute l'énergie d'une nation tendait à relier l'Est avec l'Ouest, à gagner lopin par lopin, la terre sur la sauvagerie, demeurait vivante l'idée d'infini." (Notes sur l'espace américain LA LIGNE DE FUITE PERDUE par Olivier ASSAYAS, Cahiers du Cinéma MADE IN USA, numéro spécial 337, juin 1982)
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J’ai craqué : à mes deux folios des années 70 s’ajoutent désormais l’édition dirigée par Jacques Aubert et la nouvelle traduction bilingue des Belles Lettres (un très bel ouvrage) d’Ulysse de James Joyce.
'Everybody knows now that Ulysses is the greatest novel of the century.' Anthony Burgess
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Critique dans Télérama du tome 2 d'Orbitor de Mircea Cărtărescu : Le Corps. 4 T, c'est le moins que l'on puisse noter !
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'Le Guépard'
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Je rêve ou JE SUIS LE SEUL à apprécier ce roman ?!
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Plusieurs couvertures (dont l'une avec une faute dans le titre) donc plusieurs volumes ? si le prix de 20€ annoncé est le bon, ce ne sera jamais pour 1 seul volume grand format. Le livre est gros, a 4 parties, j'imagine bien vol.1 : parties 1/2, vol.2 : parties 3/4.
Replying to @paninietzsche
Apparemment Pierre Deshusses pour la traduction française
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'Everybody knows now that Ulysses is the greatest novel of the century.' Anthony Burgess
Happy Bloomsday to all who celebrate!
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Quelle traduction conseilleriez-vous ? en sachant qu'il en existe une vingtaine ...
9 Mar 2024
« Les Hauts de Hurlevent » est l’œuvre d’#EmilyBrontë. Salué par Georges Bataille comme « le plus grand #roman d’amour de tous les temps », il fut écrit par une jeune femme de 26 ans, retirée du monde au fond du #Yorkshire. Il fascina avec le temps des générations d’#écrivains.
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"Swoon" ...
Sinon, avec l’éminent François Gorin qui vient juste de sortir un livre sur cet excellent groupe de pop élégiaque, on a classé les albums de Prefab Sprout, du moins bon au meilleur. Et toi, ton album préféré du groupe? gonzai.com/on-a-classe-les-a…
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"Joyce continue de représenter, auprès de Shakespeare, Milton, Pope et Hopkins, un modèle insurpassable pour ceux qui aspirent à écrire bien. Sa montagne se dessine au bout de la rue là où nous sommes si nombreux à travailler les stores baissés, trop craintifs pour regarder dehors. Aussi longtemps que nous ignorons son défi, nous pouvons continuer de nous satisfaire de ce que le monde appelle « écrire bien » – pseudo-néoclassicisme, avec bonnes manières et thé fade, journalisme amélioré, platitude à la clarté navrante, crampes asthmatiques d’allergiques au grand air, spasmes phalliques d’impudents inavoués. Mais lorsque nous l’avons lu et que nous avons absorbé ne serait-ce qu’une once de sa substance, ni la littérature ni la vie ne peuvent plus jamais être les mêmes. Nous nous surprendrons à trouver une joie embarrassante dans le quotidien le plus banal, à découvrir dans la plus malpropre des villes une image du paradis et à adopter, contre vents et marées, un optimisme à peine supportable." Anthony Burgess, Au sujet de James Joyce
"Une étude complète de la personnalité de Blake devrait logiquement s’intéresser à trois phases : la pathologique, la théosophique et l’artistique. Sans trop de regrets, nous pouvons écarter la première : dire d’un grand esprit qu’il est proche de la folie, tout en reconnaissant sa valeur artistique, n’a pas plus d’intérêt que de dire qu’il était rhumatisant ou qu’il souffrait de diabète. En fin de compte, la folie est une expression médicale ; une critique sereine ne peut lui prêter plus d’attention que celle accordée à l’accusation d’hérésie portée par un théologien ou qu’à l’accusation d’immoralité lancée par les services de police. S’il faut taxer de folie tous les grands esprits qui ne croient pas au matérialisme expéditif actuellement en vogue, avec la prétention béate de l’étudiant préparant une licence de sciences exactes, il restera bien peu de chose de l’art et de la philosophie mondiale. Un tel massacre des innocents engloberait une grande partie du système péripatéticien, toute la métaphysique médiévale — une aile entière de l’immense édifice symétrique construit par saint Thomas d’Aquin, le docteur angélique —, l’idéalisme de Berkeley et, voyez plutôt, même le scepticisme qui aboutit à Hume. Dans le domaine de l’art, seuls s’en tireraient ces personnes fort utiles que sont le photographe et le sténographe parlementaire." James Joyce, William Blake (Essais, articles, conférences), Pléiade, volume 1.
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Jun 15
"La Vie parisienne" revisitée par Valérie Lesort au @theatrechatelet avec la Comédie-Française. De Benjamin Lavernhe à Elsa Lepoivre et Christian Hecq, la fine fleur du Français, grimée en animaux, s'empare avec brio du délirant opéra-bouffe d'Offenbach. lesechos.fr/weekend/spectacl…
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J'ai vu "Pétrole" et j'ai adoré !
Jun 15
"Pétrole", roman inachevé de Pasolini, adapté avec brio par Sylvain Creuzevault, a été couronné du grand prix de la Critique. Le grand prix musique a été décerné à "Iphigénie en Tauride" de Gluck, mis en scène par Wajdi Mouawad et dirigé par Louis Langrée lesechos.fr/weekend/spectacl…
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『B砂漠の40日間』(40 days dans le désert B) 飛鳥新社から刊行された日本語版 60歳を過ぎたメビウスが「一発描き」で制作した作品がまとめられています。 コマ割りやセリフはなく、1頁に1枚の絵が連続する形式です。砂漠のなかの男が遭遇する様々な「奇」のイメージ。混乱・ユーモア・哲学的な真理が提示されているような不思議な1冊。
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