Rien n’a changé. Vingt-cinq ans après, le Rwanda continue exactement le même pillage.
En avril 2001, le Panel d’Experts des Nations Unies sur l’exploitation illégale des ressources naturelles en République démocratique du Congo dénonçait déjà, avec des preuves, le système organisé mis en place par l’armée rwandaise pour piller systématiquement l’est du Congo.
Le rapport désignait nommément les réseaux militaires rwandais, le fameux « Congo Desk », et des officiers supérieurs dont James Kabarebe, comme acteurs centraux de ce trafic massif de coltan, cassitérite, or et diamants.
Ce pillage, concluait l’ONU, finançait la guerre et enrichissait une élite militaire rwandaise.
Vingt-cinq ans plus tard, en 2026, Global Witness et d’autres organisations sérieuses dressent le même constat, avec des preuves encore plus précises : les minerais de conflit congolais continuent d’être blanchis au Rwanda, étiquetés comme « rwandais » et exportés vers les marchés internationaux.
Les mêmes structures militaires, les mêmes noms, dont celui de James Kabarebe (pour la petite histoire sa femme est une cousine de Dafroza Gauthier), reviennent de façon lancinante.
Les mêmes méthodes : occupation de territoires, appui à des groupes armés (M23 et autres), contrôle des axes miniers, et exportation frauduleuse.
Rien n’a changé.
Ni la stratégie, ni les acteurs, ni l’impunité.
Depuis un quart de siècle, Kigali pille le Congo avec une constance glaçante, tout en se présentant sur la scène internationale comme un modèle de gouvernance et de développement.
Le régime rwandais n’a jamais cessé de transformer la tragédie congolaise en business rentable.
Les rapports se succèdent, les preuves s’accumulent, les victimes se comptent par millions, et rien ne bouge.
Le Rwanda continue de nier, de menacer ses accusateurs et de bénéficier d’une indulgence incompréhensible de la part d’une communauté internationale complice ou lâche.
Vingt-cinq ans.
Le même crime.
Les mêmes coupables.
La même indécence.
Le rapport de 2001 n’était pas une erreur de jeunesse du régime.
C’était déjà le système.
Et ce système est toujours en place, plus sophistiqué, mieux protégé, mais rigoureusement identique dans sa logique prédatrice.
Le Rwanda de Paul Kagame n’a pas évolué : il a simplement perfectionné son modèle de prédation régionale.
Il est temps de cesser de faire semblant et de détruire l'image de Kagame en rendant public tout ce qui peut le compromettre et saper son narratif biaisé du sauveur qu'il ne fut pas.
Il est grand temps d'exposer au grand jour le pyromane/faux pompier qu'il a toujours été.
Source :
securitycouncilreport.org/at…