« Le kWh le moins cher et le moins dangereux, c'est toujours celui qu'on ne consomme pas. » disait hier Édouard Philippe, en débat avec David Lisnard.
Cette idée tout le monde l'a déjà entendu. Elle est parfois juste : quand l'énergie est rare ou chère, mieux vaut ne pas l'utiliser.
Mais quand l'électricité bas-carbone et pas chère abonde sans débouché ?
Le 20h de TF1 le montrait il y a trois jours : faute de demande, on module de plus en plus le parc nucléaire... modulation qui use prématurément certains composants des centrales nucléaires.
Dans ces cas, le kWh qu'on ne consomme pas coûte plus cher que celui qu'on consomme.
La sobriété vaut quand l'énergie est rare. Face à un surplus (bas-carbone), ce qui crée de la valeur, c'est une demande capable de l'absorber, puis de se débrancher lorsque la situation de surplus n'est plus.
Or le droit français ne valorise qu'une seule flexibilité de consommation : l'effacement, une baisse de consommation par rapport à une référence.
Une demande qui, à l'inverse, augmente pour absorber le surplus n'entre dans aucune case.
C'est précisément ce service dont on se prive, faute de le reconnaître.
Notre note de recherche documente cet angle mort, disposition par disposition, et montre comment on le corrige...
Et il n'y a pas besoin de créer un nouveau dispositif, mais simplement de lever un verrou.
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