🚨🚨🚨 "Je suis surpris que vous soyez encore debout. Vous n'avez pas dépassé l’heure de retourner dans votre cellule ? "
Il est 19h15 à Los Angeles et, en deux mots, l’humoriste Jimmy Kimmel vient de détruire Donald Trump.
En direct et devant des dizaines de millions de téléspectateurs.
Quelques minutes plus tôt, une fois tous les prix distribués, bouleversant sa conclusion des Oscars dont il était le maitre de cérémonie, Kimmel avait lu un message que Trump avait écrit sur Truth Social.
Dans un moment de direct improvisé, la campagne présidentielle et le monde glamour du cinéma venait de se percuter de plein fouet.
Et c’est Trump, installé devant sa télé, qui avait tiré le premier.
Sur son propre réseaux social, il avait décidé de s’attaquer à la cérémonie, à son présentateur et à un autre journaliste d’ABC qui diffusait le show.
En réalité, une sorte de règlement de comptes par la bande.
Chaque soir de la semaine, Kimmel anime un « late show » où depuis des années il dénonce avec humour le danger Trump. N’hésitant pas à s’en moquer.
George Stephanopoulos lui est un journaliste politique d’ABC.
Dimanche il a osé briser un tabou :
rappeler sur une chaine nationale que le juge en charge du procès de diffamation de E.Jean Carroll avait officiellement déterminé que la condamnation de Trump pour abus sexuel était en fait un viol.
Tranquillement installé derrière son écran, Trump avait donc décidé de se venger et de les attaquer sur leur absence de talent et leurs apparences physiques.
Sauf qu’il n’avait pas prévu une chose.
Que Kimmel décide d’utiliser le direct pour lui renvoyer tout ça, façon boomerang.
Après une lecture amusée de la « critique » de Trump, Kimmel lève les yeux vers la caméra et interpelle directement l’ancien président :
« Merci de nous regarder… »
Une petite pause puis le coup de poignard :
« Je suis surpris que vous soyez encore debout. Vous n'avez pas dépassé l’heure de retourner dans votre cellule ? »
Boum !
La salle éclate de rire et, dans la foulée, Twitter explose.
Trump vient d’être mondialement moqué.
Et si il y a quelque chose que Trump DÉTESTE, c’est bien ça.
Sa dernière humiliation publique dans le même genre remonte au 30 avril 2011.
Depuis des mois, Trump attisait les rumeurs complotistes autour du pays de naissance et de la religion d’Obama.
Le soir du White House Correspondent’s Dinner, le Président des États-Unis avait décidé de se venger.
Trump, installé à coté de Melania, au milieu de tout le gratin de Washington, est moqué et humilié par Obama.
La caméra isole le visage figé de Trump qui encaisse les coups alors que toute la salle est effondré de rire.
Selon les proches de Trump, dont Roger Stone, c’est ce soir là que Trump aurait décidé de se présenter en 2015.
Pour venger l’affront.
Selon Michael d’Antonio, son biographe, Trump ne supporte pas la moquerie et l’humiliation publique.
Surtout lorsqu’elle est exercée par des personnages puissants et célèbres, devant un parterre de stars, un monde où Trump a toujours voulu s’imposer.
D'Antonio, raconte aussi que c’est pour éviter que l’on se moque de lui qu’il préfère se moquer des autres.
On imagine mieux du coup, l’impact des deux phrases de Kimmel.
S’il y a des raisons psychologiques à sa réception de la moquerie, il y en a d’autres… politiques.
Trump projette l’image d’un homme fort, d’un autocrate en puissance.
Qui promet sécurité et poigne de fer.
Chaque fois que l’on se moque publiquement de lui, cette image soigneusement construire s’effrite.
Hier, au coeur d’Hollywood, pendant quelques minutes, elle s’est éparpillée façon puzzle.
Et Trump ne le laissera pas passer.