En ce soir de mémoire, je pense à mon père qui n’avait pas encore 7 ans en 1944, et qui passa deux nuits dans la forêt avec sa grand mère à quelques kilomètres d’Oradour pour échapper aux monstres de la Waffen SS. Le souvenir n’est ni l’oubli ni le pardon.
🔵 Oradour-sur-Glane, 10 juin 1944.
Au lendemain des pendaisons de Tulle, la division Das Reich s’illustre de nouveau à l’ouest du Limousin, à Oradour-sur-Glane.
Le samedi 10 juin 1944, le village est encerclé, la population est rassemblée au Champ de Foire. Les hommes sont répartis entre six granges, les femmes et les enfants sont amenés dans l’église.
Les hommes sont mitraillés, les femmes et les enfants également, on lance des grenades dans l’église car les charges explosives sont insuffisantes.
Le village finit par être incendié.
643 personnes sont tuées, 6 survivants échappent à la mort, à l’horreur, à la barbarie. Une vingtaine d’autres a su s’échapper à temps.
Le lendemain, une section de SS revient pour disperser les restes des victimes dans les fosses communes pour empêcher toute identification.
Oradour devient le symbole de la violence de la barbarie nazie, un projet est même porté par le général de Gaulle en ce sens, fin 1944, pour conserver le village martyr en l’état. Le projet est adopté le 28 novembre 1944.
D’ailleurs, le 5 mars 1945, le président du GPRF se rend sur place et déclare vouloir faire d’Oradour-sur-Glane "le symbole des souffrances du peuple français pendant l'occupation", décrétant aux ruines une fonction mémorielle "pour que de tels malheurs ne puissent plus se reproduire."