⚡️ Mai 2021 VS mai 2026 : la comparaison des sondages Harris Interactive publiés à 11 mois de l’élection présidentielle vaut le détour !
➡️ En 2021, la gauche totalisait environ 25-26 % des intentions de vote. Elle atteint aujourd’hui 30-31 % si l’on additionne Jean-Luc Mélenchon (14-15 %), Raphaël Glucksmann (10-11 %), Marine Tondelier (3 %) et Fabien Roussel (3-4 %).
➡️ Emmanuel Macron était testé autour de 27 % en 2021. Aujourd’hui, ni Édouard Philippe ni Gabriel Attal ne dépassent la barre des 20 %, peu importe les hypothèses.
➡️ L’extrême droite pesait environ 32 % en 2021 (Marine Le Pen Nicolas Dupont-Aignan). Elle dépasse désormais les 40 % si l’on additionne Jordan Bardella (34 %), Nicolas Dupont-Aignan (2 %) et Éric Zemmour (5-6 %).
➡️ Le candidat LR ne profite pas davantage de l’effondrement du macronisme : Valérie Pécresse (10 %) était testée à un niveau comparable à celui de Bruno Retailleau aujourd’hui.
➡️ Jean-Luc Mélenchon se situe globalement dans les mêmes eaux qu’en mai 2021 (15 % contre 13 %). La différence tient surtout à l’affaiblissement des écologistes : Marine Tondelier est aujourd’hui créditée d’environ 3 %, quand Yannick Jadot atteignait 6 % à la même période. Une évolution déjà observée aux européennes de 2024.
➡️ Raphaël Glucksmann récupère principalement le vivier social-démocrate. Anne Hidalgo était autour de 6 % à la même époque. Il capte également une partie du vote macroniste de centre gauche devenu orphelin.
La conclusion est assez simple :
📌 L’effondrement du macronisme ne profite que marginalement à la gauche.
📌 Il ne profite quasiment pas à la droite LR.
📌 Le principal bénéficiaire est l’extrême droite, qui continue de capter une partie croissante d’un électorat conservateur historiquement ancré à droite comme depuis toutes les dernières élections depuis 2024.