Le système électrique français est largement surcapacitaire. Même en développant la voiture électrique et les data-center !
Il faut donc se concentrer sur LE sujet d'avenir : réduire les coûts de production, réduire le prix de l'électricité.
L'enjeu ? Il est très simple : électrifier l'économie non seulement sans perte de compétitivité, mais en l'améliorant ! On ne ré-industrialisera pas sans cela. Tout autre affirmation est du bullshit !
Cela passe par baisser drastiquement les coûts du système électrique en passant à un système de design to cost où le prix "objectif" de l'électricité sert de cible à tous les acteurs, alors qu'aujourd'hui, le prix final sert de variable d'ajustement par le client et/ou le budget de l'état pour satisfaire les "caprices" des uns et des autres !
Sur le plan économique, le constat est brutal : depuis 2010, le cout de l'électricité a doublé !
Dans l'état actuel de la PPE 3 il devrait encore augmenter de 25 à 30% au mieux.
Le marché de l'électricité européen est, de ce point de vue, un échec monstrueux, puisque de fait, il n'exerce aucune pression sur le seul coût important en électricité: le coût de la puissance installée et garantie ! Les coûts de réseaux explosent, souvent oubliés alors qu'ils représentent un tiers de la facture finale.
Dans le système actuel, tout le monde se fait plaisir, construit à n'importe quel coût, demande ensuite une garantie de prix via des mécanismes de soutien (production) ou des tarifs régulés ex-post (réseaux).
L'éolien en mer, dernier caprice inutile des promoteurs éoliens, non prêt industriellement, va alourdir la facture.
Quant à l'EPR2, le coût du KW installé est 7 fois plus cher que les centrales Messmer, trois à quatre fois plus cher que ce que réalisent les fabricants asiatiques !
Et je ne parle pas des coût des réseaux qu'il faut construire (pourquoi ?), alors que les tarifs réseau résultent d'une transaction "amicale" entre la CRE, RTE, ENEDIS,
Sans compter avec la volonté de l'Europe de développer à tout crin un grid européen dont l'utilité est plus que douteuse.
Actuellement, le coût d'une composante du système (réseau, nucléaire, éolien, solaire) sont constatés quasiment ex-post, une fois que tout le monde se soit fait plaisir, soit au nom de la sureté, soit au nom d'une spirale infernale : avec les ENR, il faudrait développer les réseaux...etc.
Il faut repenser tout cela, et comme dans beaucoup d'industrie, passer à un design to cost implacable.
Les coûts du système électrique doivent être stabilisés et drastiquement réduits, sans réduire la qualité de services.
On ne peut pas vouloir électrifier l'économie avec des prix de l'électricité qui augmentent encore à moyen terme ! C'est du suicide pur et simple.
L'électrification appelle un baisse des prix de l'électricité et celle-ci passe par un design to cost implacable. Je le redis.
Il faut aussi arrêter de mentir, comme le rappelle
@Emericdevigan à très juste titre.
« À court terme, le nouveau nucléaire ne pourra pas répondre à cette urgence industrielle »
C’est bien méconnaître l’état de l’équilibre offre demande en France à court terme ! Avec plus de 100 TWh de marge.
Vraiment il faut arrêter les hashtags à la mode pour tout justifier