Marjane Satrapi, celle qui avait su dire non à toutes les oppressions, est partie, emportée par le chagrin, un an après Mattias Ripa, l’amour de sa vie. Elle, qui nous avait appris à rire de nos blessures, n’aura pas survécu à celle-ci.
Il nous reste son oeuvre pour continuer à croire en la lumière. Il nous reste son trait comme horizon de liberté. Il nous reste sa voix qui nous apprit tant de fois que peine et joie forment les deux mains jointes d’une vie pleine.
Il nous reste Persepolis et sa leçon d'humanité radicale, ses films et ses livres. Une part de sa singularité et de sa force restera éternelle. Je pense à sa famille, à ses amis, à ses proches, et à la famille humaine qui perd l'une de ses boussoles.