🗣️En tant que cancérologue, et en me basant sur le niveau de preuve disponible, je suis aujourd’hui bien plus préoccupé par la malbouffe chez les enfants que par certains risques dont on nous abreuve quotidiennement (eau, acétamipride, etc…)
Les aliments ultra-transformés, le surpoids et l’obésité sont des facteurs de risque solides, documentés, notamment pour les maladies cardio-métaboliques et plusieurs cancers.
L’IARC a notamment rapporté une association entre forte consommation d’aliments ultra-transformés et risque accru de multimorbidité cancer/cardio-métabolique.
Mais politiquement, c’est moins rentable : on ne peut pas accuser facilement un gouvernement, un ministre ou une loi.
On touche à la responsabilité individuelle, aux habitudes familiales, aux contraintes économiques, au marketing alimentaire, au temps disponible, à l’éducation nutritionnelle.
Et c’est là que le sujet devient profondément social : cette malbouffe frappe davantage les ménages défavorisés.
Ceux qui ont le moins de moyens sont aussi ceux qui subissent le plus l’environnement alimentaire le plus délétère.
La double peine.