Pas journaliste encarté, mais rédac'chef de la Lettre HCL, un oeil sur la galaxie #Logement, plutôt vue des territoires ! RT ne vaut pas forcément approbation

Joined August 2017
2,274 Photos and videos
Guy Lemée retweeted
Il y a quelque chose de fascinant dans l’absolue certitude de Trump qu’on peut tout acheter. Il a même acheté sa reddition en offrant une avance à l’Iran pour qu’elle accepte de signer « l’accord ». L’Iran dont le régime devait tomber, voire même « la civilisation » selon le but de guerre de Trump et Netanyahu, et qui est pour ainsi dire reconnue comme une puissance, et même réinstallée en majesté au milieu des nations alors qu’elle était tenue en lisière et étouffée par des sanctions qui seront bientôt levées… Tout ça pour réouvrir un Détroit ouvert avant la guerre, et obtenir une promesse déjà faite il y a onze ans de renoncer à l’arme nucléaire.
Iran-Etats-Unis : un accord aux allures de fiasco américain lesoir.be/753102/article/202…
9
28
46
2,670
Guy Lemée retweeted
« Chaque matin, dans chaque tribunal de France, des milliers d’avocats accomplissent le même exploit. Ils attendent. Convoqués à neuf heures pour une affaire qui sera appelée vers midi, ils s’installent sur les bancs, le dossier sur les genoux, et regardent passer la matinée »
Tous convoqués à neuf heures, ou comment la justice fait perdre son temps à tout le monde. Par Paul-Emile Boutmy, Avocat. dlvr.it/TT2KWG
24
164
632
113,816
Guy Lemée retweeted
Et ce n'est qu'un début.
Justice & IA : Un tribunal administratif inflige une amende (200 €) pour recours abusif. Car le requérant (sans avocat) a produit un mémoire de plus de 300 pages « manifestement généré » par IA. Citant « des textes inapplicables & des décisions juridictionnelles inexistantes »
9
30
158
30,516
En direct de la Grande Ville...
26
Guy Lemée retweeted
Accueil des demandeurs d’#asile : l’orientation régionale et les sas ont permis de réduire la pression en Île-de-France (18 000 demandeurs d’asile orientés en 2024 et 8 000 mises à l’abri depuis 2023), deux dispositifs encore perfectibles. 🔗 ccomptes.fr/fr/publications/…
5
6
6
821
En direct de la Grande Ville...
28
Guy Lemée retweeted
19
72
2,075
Guy Lemée retweeted
C'est l'un des principes les plus classiques de la sociologie Jean-Luc... Mes étudiants me disent souvent en riant : « C'est vrai que les profs finissent souvent avec des profs ? » La réponse est généralement oui. Pas parce qu'il existerait un mystérieux fétichisme pédagogique, mais parce que nous rencontrons évidemment seulement les personnes qui fréquentent les mêmes lieux que nous (j'enfonce une porte ouverte, désolé...), les mêmes études, les mêmes réseaux et les mêmes milieux sociaux que nous. Je me souviens d'une journée d'échange au CESE consacrée à la mobilité rurale. Des habitants de grandes métropoles venaient expliquer la ruralité à des ruraux qui la vivent quotidiennement. Non par malveillance, mais parce que chacun raisonne depuis son propre univers social. C'est normal. On ne voit jamais qu'avec ses propres yeux... Chaque territoire produit ses habitudes, ses représentations, ses références et ses contraintes. Si nous admettons que les centres-villes aisés, ou la ruralité, vivent entre eux, que les cadres vivent majoritairement entre cadres, que les diplômés fréquentent surtout des diplômés, que les habitants des zones rurales restent souvent dans des réseaux ruraux, pourquoi l'analyse de l'entre-soi devient-elle soudainement taboue lorsqu'elle concerne certains quartiers ? Cette question mérite d'être posée partout, sans exception. Ce que vous ne faites jamais monsieur @JLMelenchon
« En zone rurale, on s’enferme entre soi : entre gens du même avis ou de la même famille » déclare Jean-Luc Mélenchon.
30
71
518
117,799
Guy Lemée retweeted
✏️ Vu par Besse #patrickbruel
6
77
184
12,869
Guy Lemée retweeted
Les grands ensembles ont été conçus par l’État et des architectes de renom pour durer… Et nous continuons de les démolir à grands frais. En Ile-de-France, les lotissements “ illégaux ”des années 1920, développés de façon informelle, sans urbanistes, constituent un cadre de vie aujourd’hui recherché et ultra protégé. Comment expliquer ce triple paradoxe ? 1. Celui de l’urbanisme ultraformel Après 1945, la France fait face à une crise du logement aiguë : insalubrité, surpopulation, exode rural et croissance démographique. L’État réagit en lançant le plan des grands ensembles dans les années 1950. L’objectif : construire massivement en standardisant, en “ rationalisant ”. Des architectes de renom sont mobilisés, dont des Grands Prix de Rome : Eugène Beaudouin (Cité de la Muette, Drancy), Émile Aillaud (Tours Nuages, Nanterre), Gérard Grandval (Choux de Créteil). Mais dès les années 1970, le modèle vacille. Quelques temps plus tard : les démolitions et restructurations massives que nous connaissons commencent. 2. Celui de l’urbanisme informel Années 1920 : face à une autre crise du logement, des terrains agricoles en périphérie sont divisés et vendus à bas prix, sans voirie ni réseaux, tout autour de Paris, qui logeront 400.000 habitants à la fin des années 1920, et 700.000 personnes à la fin de l’entre-deux-guerres. Ces quartiers échappent à la loi Cornudet (1919), censée encadrer l’urbanisation. Contrairement aux grands ensembles, ils ne sont ni pensés par des experts ni optimisés. Ils sont bâtis et évoluent en fonction des besoins. Régularisés dès 1934, puis viabilisés après-guerre, ce sont aujourd’hui des quartiers résidentiels prisés que l’on cherche à protéger. Au point que l’on y interdit désormais quasiment toute évolution, toute évolution. 3. Celui du rapport des urbanistes et des architectes à ce qui échappe à notre capacité de planification et de rationalisation : notre rapport au vivant. Un siècle plus tard, les mal lotis sont non seulement une réussite mais ils présentent, surtout, un formidable potentiel pour la suite. En 100 ans ils ont acquis progressivement une densité qui demeure tout à fait légère : entre 15 et 20 logements à l’hectare, dans l’exemple ci-dessous, à Montfermeil. Au même rythme, cette densité peut doubler dans les 100 années qui viennent en demeurant tout à fait villageoise (entre 30 et 40 logements à l’hectare), si nous engageons des opérations de densification douce à un rythme de 1%/an. Si nous estimons que les besoins à satisfaire en Ile-de-France sont urgents, nous pouvons aller plus vite et doubler cette densité en 50 ou 40 ans (2,5%/an). A l’échelle de l’Ile-de-France, si nous ne figeons pas, par des règlements de PLU, ces possibilités d’évolution, et si nous engageons l’ingénierie nécessaire pour accompagner la densification douce, c’est un potentiel de 35’000 nouveaux logements/an. Essentiellement des maisons avec petits jardins. Pour la moitié des besoins de la région capitale estimés à 70’000/an.
Comment les lotissements illégaux des années 1920 sont-ils devenus les quartiers les plus intouchables d’Île-de-France ? 1. L’urbanisme sans urbaniste Années 1920. Une crise du logement sans précédent frappe la France. L’exode rural, l’après-guerre et la croissance industrielle créent une tension extrême sur l’offre de logements. À Paris et en proche banlieue, la classe populaire fait face à une double contrainte : des loyers urbains inaccessibles et un marché foncier corseté qui ne permet pas aux communes de répondre aux besoins. La réponse vient de la périphérie. Des terrains non viabilisés, agricoles ou boisés, sont découpés et vendus à bas prix par de petits spéculateurs qui s'improvisent lotisseurs. Les acquéreurs y construisent eux-mêmes, sans permission, sans voirie, sans raccordement aux réseaux. Ces "mal lotis", souvent contraires à la loi Cornudet de 1919 qui devait encadrer l’urbanisation, échappent totalement aux plans d’aménagement. Cet urbanisme a beau être illégal, - il est simple et efficace : les voies non viabilisées sont pourtant tracées selon de grandes trames orthogonales, - il répond aux nécessités immédiates et permet à des milliers de familles et aux classes populaires d’accéder à la propriété, - il est massif : près de 15.000 hectares ont été lotis dans la banlieue parisienne durant l'entre-deux-guerres qui ont permis de loger la croissance démographique de la banlieue parisienne : 400.000 habitants à la fin des années 1920, 700.000 personnes à la fin de l'entre-deux-guerres. 2. De la marginalité à l’intégration Les municipalités, d’abord dépassées, finissent par intervenir. À partir des années 1930, l’État amorce un processus de régularisation avec la loi du 10 juillet 1934, qui prévoit un fonds d’aide pour viabiliser ces lotissements. Après la Seconde Guerre mondiale, l’équipement en infrastructures s’accélère. Eau potable, électricité, assainissement, voirie : l’État et les collectivités investissent massivement pour transformer ces quartiers précaires en espaces pleinement urbanisés. Dans les années 1960, la loi d’orientation foncière vient compléter ce mouvement en intégrant ces territoires dans une logique plus large d’aménagement urbain. 3. De l'intégration à la sanctuarisation Aujourd’hui, ces quartiers sont devenus des zones résidentielles prisées, protégées par les règlements d’urbanisme surprotecteurs. Les règles locales limitent drastiquement les possibilités d’évolution : - interdiction de diviser les parcelles et de construire une seconde maison, - restriction sur les surélévations, - maintien strict des formes existantes. Autrefois perçus comme une plaie, ces quartiers sont aujourd’hui considérés comme des modèles de "qualité de vie" et sont en passe de devenir des sanctuaires intouchables au moment où leurs grands jardins, autrefois décriés (comme cause de l'étalement urbain) sont aujourd'hui fantasmés comme le poumon vert de la métropole... La suite demain !
3
13
30
10,116
Guy Lemée retweeted
Replying to @federationOPH
@federationOPH - convention nationale des Offices publics de l’habitat de Vannes : une très originale organisation participative pour faire émerger des propositions pour les présidentielles et à l’horizon 2040, qui a beaucoup plu et permis aux participants de mieux se connaître…
1
1
63
Guy Lemée retweeted
Replying to @federationOPH
@federationOPH : Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du logement, a clôturé la convention nationale des Offices publics de l’habitat, organisée à Vannes (56), le 4 et 5 juin 2026, par un mini discours vidéo de 2 minutes, dans lequel il a confirmé l’Anru 3…
1
59
Guy Lemée retweeted
L’avis favorable du Conseil national des villes constitue une étape importante pour notre projet de loi Relance Logement. Après le vote du CNH, c’est une nouvelle marque de confiance des acteurs de terrain envers une ambition que nous assumons pleinement avec le Premier ministre.
5
13
30
2,539
Guy Lemée retweeted
Convention nationale des Offices publics de l’habitat à Vannes : 265 participants, dont 185 représentant 105 OPH et Sem adhérents.
1
1
69
Guy Lemée retweeted
👉 Ces détails raffinés qui témoignent de l’élégance de l’architecture parisienne… À admirer sans retenue !
1
19
90
2,960
Guy Lemée retweeted
🔵EXCLUSIF | Dans un rapport choc, publié ce jeudi, Clément Beaune, haut-commissaire à la Stratégie et au Plan, propose un big bang territorial pour Paris et sa petite couronne, qui deviendrait une grande métropole, à l’image des autres capitales européennes ➡️ l.leparisien.fr/YuiL
68
32
141
82,948
Guy Lemée retweeted
Si nous voulons résoudre la crise du logement, il faut prendre conscience d'une chose importante. En France, des milliers des personnes travaillent tous les jours : 1/ à empêcher de construire les logements qu'il nous manque, 2/ sur des terrains dont elles ont une connaissance abstraite, 3/ en bloquant les projets destinés à de futurs habitants qu'elles n'ont jamais rencontré, 4/ des familles qui ont besoin de se loger pour pouvoir travailler pour des entreprises dont elles n'ont pas idée, 5/ lesquelles entreprises travaillent à fournir des biens et des services à des clients qu'elles n'imaginent pas, 6/ ce qui permet de payer les cotisations finançant les frais de santé et de retraite pour des personnes qu'elles ne visualisent pas. Ces personnes qui travaillent tous les jours à faire gagner le "camp du NON" au logement, n'appartiennent pas à une corporation en particulier. Ce sont : > parfois des élus, sous pression des riverains, > parfois des services instructeurs, sous pression des élus, > parfois des techniciens, qui font du zèle sur le concept de la sobriété appliquée aux autres, > parfois des riverains, qui attaquent les permis, > parfois des ABF, qui exercent un pouvoir discrétionnaire, > parfois des urbanistes, qui conçoivent des règles qui sont légales mais qui, habilement, bloquent les projets, > parfois des associations de défense de l'environnement qui ne comprennent pas que si une personne n'est pas logée ici, elle sera logée plus loin, > et parfois un peu de tout cela, en cascade. La conséquence de tout cela, c'est un enfer quotidien pour les opérateurs, les professionnels de l'acte de bâtir, et : - des faillites, - une pénurie de droits à bâtir qui fait exploser les prix des terrains, - des Français logés trop loin, - des chèques carburant pour les grands rouleurs, - des étudiants qui abandonnent leurs études, - des employés qui renoncent à des contrats de travail faute de logement, - l'économie française qui entre en récession, et qui s'endette, - l'étalement urbain qui se poursuit et qui continue sa destruction des terres naturelles et agricoles qui ont une valeur réelle, - les émissions de carbone qui augmentent avec les km parcourus en voiture, et qui accélèrent encore le changement climatique. Ce travail du camp du NON est un travail de fourmis. Il est partout, depuis la rédaction des règles des PLU, jusque dans leur application. Pour défaire cette pénurie de logement dans les secteurs dynamiques du pays, nous allons devoir lever le voile et rendre public, projet par projet, cet empêchement généralisé. Non pas pour remplacer les instances d'instruction du droit des sols et celles qui permettent de faire un recours. Mais, 1/ pour que le camp du OUI prenne conscience de la profondeur de la difficulté, 2/ pour que l'asymétrie soit légèrement rétablie. Refuser ne comporte aucun risque. Dire OUI, demande du courage. Faisons en sorte que dire NON demande un peu de courage également, à partir de maintenant.
1
4
11
640
Guy Lemée retweeted
Comment sauver le journalisme au temps de l’IA ? Pour le président du New York Times, c'est un chantier essentiel pour l’avenir de la démocratie. Nous traduisons son discours au Congrès mondial des médias. legrandcontinent.eu/fr/2026/…
4
32
47
4,971