Conférence de presse de
#CoreInFronte, aujourd’hui à Portivechju, devant les locaux de la DDTM 2A, pour dénoncer deux permis de construire, pour des SAS immobilières, dans une zone à forte valeur environnementale et agricole.
Dans ce dossier, il y a des errements de l'Etat français.
➡️Le premier projet prévoit plusieurs immeubles en R 3 totalisant 40 logements sur une surface d’environ 1,3 hectares.
Le second projet immobilier prévoit 20 logements en R 3 sur une emprise d’environ 2 500 m².
➡️ À ce jour, la commune de Portivechju n’est toujours pas dotée d’un document d’urbanisme opposable. La procédure pour le PLU est encore en cours. La commune demeure donc soumise au Règlement National d'Urbanisme, RNU.
➡️ En août 2024, la commune a présenté une première version de son PLU, dans laquelle 7 hectares agricoles, dans cette zone, étaient rendus urbanisables, sans tenir compte du classement en ESA du PADDUC.
➡️ En novembre 2024, la Chambre d’agriculture de Corse-du-Sud émet un avis défavorable sur l’ensemble du PLU.
Le président de l'époque, Stéphane Paquet, écrivait : "Sur le secteur de Pifanu : la zone 1AUBa est déclarée exploitée par l’un de nos ressortissants sur près de 7,7 hectares. En outre, 3,7 hectares d’ESA sont identifiés au sein de la zone. Nous demandons également le retrait de cette zone.”
➡️ La CTPENAF a également été saisie en novembre 2024 sur l’ensemble du PLU. Elle a émis des réserves sur le secteur concerné.
Core In Fronte et la représentation agricole se sont opposés à ce document.
➡️ Lors de l’enquête publique, l’association U Levante a également formulé des réserves sur la consommation des espaces agricoles, en ciblant notamment la zone de Pifanu et les terrains qui nous intéressent aujourd’hui.
➡️ En juin et juillet 2025, alors que le PLU n’était toujours pas opposable, et que le monde agricole s’était prononcé défavorablement lors de son examen, deux permis de construire ont été délivrés sur les parcelles AC 73 et AC 85.
Ces permis concernent en partie des ESA, des terres à forte potentialité agricole, mais aussi des espaces exploités et déclarés. La CTPENAF n’a été ni saisie ni consultée.
➡️ Pourtant pour une commune sans document d’urbanisme, un dépôt de permis en continuité d’urbanisme, en ESA mais en dehors des parties actuellement urbanisées, doit faire l’objet d’une délibération motivée de la commune et d’un avis conforme en CTPENAF.
➡️ Lors de la dernière réunion de la CTPENAF, le lundi 8 juin 2026, Jean Baptiste Arena président de la Chambre régionale d’agriculture, par la voix de son représentant a demandé une autosaisine sur ces permis de construire.
En séance, contre toute attente, le SGAC (Secrétariat Général pour les Affaires Corses) représentant de l'Etat, a déclaré que le Préfet avait émis un avis conforme défavorable, sur ces permis, mais que ceux-ci étaient passés “entre les mailles du filet”.
De plus, alors que ces terrains abritent près de 200 tortues d'Hermann recensées et des zones humides remarquables, le SGAG a déclaré que la DREAL avait rendu un avis positif sur ces permis.
𝐃𝐄 𝐐𝐔𝐈 𝐒𝐄 𝐌𝐎𝐐𝐔𝐄-𝐓-𝐎𝐍 ?
1, 5 hectares de terrains, 60 logements et des millions d’Euro à la clé ont ainsi échappé au contrôle de légalité de l’Etat, alors même que le Préfet avait rendu un avis conforme négatif?
𝐋’𝐄𝐭𝐚𝐭 𝐟𝐫𝐚𝐧𝐜𝐚𝐢𝐬 𝐝𝐨𝐢𝐭 𝐚𝐬𝐬𝐮𝐦𝐞𝐫 𝐬𝐞𝐬 𝐞𝐫𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐞𝐭 𝐬’𝐞𝐱𝐩𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞𝐫 𝐬𝐮𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐬𝐢𝐭𝐮𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐪𝐮𝐢 𝐧𝐞 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐪𝐮𝐞 𝐬𝐮𝐬𝐜𝐢𝐭𝐞𝐫 𝐥’𝐢𝐧𝐜𝐨𝐦𝐩𝐫𝐞𝐡𝐞𝐧𝐬𝐢𝐨𝐧.
5000 personnes arrivent chaque année en Corse.
Beaucoup s’interrogent sur les politiques publiques menées et sur les mécanismes qui favorisent cette dynamique démographique, avec des conséquences majeures sur le foncier, l’agriculture et l’accès au logement pour les Corses.