Mais personne ne demande à CNEWS de “forcer” LFI à venir.
Le pluralisme ne consiste pas seulement à mettre un député en plateau pour qu’il serve de punching-ball entre deux chroniqueurs déjà d’accord.
Le Conseil d’État a justement rappelé que le pluralisme s’apprécie sur l’ensemble des programmes : animateurs, chroniqueurs, invités, thèmes, angles, contradictions réelles.
Et sur CNEWS, le problème est documenté.
En 2021, le Conseil d’État a validé une mise en demeure parce que 53 % du temps de parole LFI avait été diffusé entre minuit et 5h59, pendant que la journée racontait une autre histoire.
En 2025, RSF a encore documenté des rattrapages nocturnes : Hollande, Mélenchon, Bompard, diffusés tard le soir ou très tôt le matin.
Et l’Arcom, elle, a regardé 168 heures des émissions les plus regardées de CNEWS. Pas la nuit. Le cœur de l’antenne.
Résultat : sur LFI, l’Arcom constate des mises en cause particulièrement vives, sans contradiction significative.
Donc le sujet n’est pas : “Comment forcer LFI à venir ?”
Le sujet est : pourquoi CNEWS choisit-elle si souvent des plateaux où presque tout le monde pense pareil ?