@Bernie1495 Ce tableau n’a rien de mystérieux. Il illustre parfaitement le problème systémique que dénonce mon post.
@Ol74Olivier @vaesen_roland
1. IPP (~38-42 %) : C’est l’impôt sur le revenu du travail. Il pèse massivement parce que c’est là que se trouve l’essentiel de la valeur créée par des gens qui produisent, innovent et prennent des risques dans le secteur privé. Taxer lourdement le travail, c’est punir directement l’incitation à produire. Dans un système complexe, cela affaiblit la boucle rétroaction positive : effort → récompense → réinvestissement. Résultat prévisible : moindre croissance, moins d’emplois créés, et donc une base taxable qui stagne relativement.
2. TVA (~24-26 %) : Impôt sur la consommation. Il frappe ce que les gens achètent avec l’argent qu’ils ont gagné (après IPP). C’est une taxe sur la validation par le marché : un produit/service ne génère de TVA que s’il apporte une valeur réelle aux consommateurs volontaires. Mais à haut niveau, elle augmente le coût de la vie, réduit le pouvoir d’achat réel et décourage la consommation productive. Encore une distorsion systémique : on taxe la circulation de la richesse au lieu de la laisser circuler librement.
3. ISOC (~13-15 %) : Impôt sur les sociétés, donc sur les profits résiduels après avoir payé salaires, fournisseurs, investissements et risques. Il est proportionnellement plus faible parce que les profits sont le signal fragile de la réussite entrepreneuriale. Les entreprises qui font des bénéfices réinvestissent, embauchent, innovent. Les sur-taxer, c’est réduire l’attractivité (Flandre vs Wallonie, ou Belgique vs voisins). C’est exactement pourquoi la Flandre reste contributrice nette (~4,2 Md€/an selon la BNB) et la Wallonie bénéficiaire : différence de dynamisme entrepreneurial, pas de « méchanceté » des Flamands.
L’État ne crée rien de tout ça. Il ponctionne un système productif existant. Pendant 50 ans, on a dit aux Wallons : « quelqu’un d’autre paiera » (transferts, Europe, dette, « les riches »).
Résultat systémique : moindre pression adaptative, dépendance institutionnalisée, marché du travail rigidifié, attractivité entrepreneuriale faible. Les aides n’ont pas remplacé la création de valeur, elles l’ont masquée et donc affaiblie.
La richesse n’est pas un gâteau fixe à redistribuer. Elle émerge de millions d’échanges volontaires, de propriété privée et de responsabilité. Ignorer ces incitations dans un système adaptatif, c’est programmer le déclin.
La solution n’est pas plus de redistribution forcée, mais moins d’État centralisé : plus d’autonomie réelle (fiscale, réglementaire) pour les régions.
La concurrence entre systèmes fera le tri : ceux qui favorisent la création de valeur prospéreront et attireront ; les autres devront s’adapter ou continuer à dépendre. C’est du darwinisme systémique appliqué à la gouvernance, pas du mythe du grand redistributeur éternel.
La Flandre l’a en grande partie compris. La Wallonie peut encore choisir la même voie.