Educator in lean/system thinking/digitalisation. #IA #ML - Rock and Alternative🤘- Apprentice of Deming - 🚵🏻‍♂️🏃🏻 addict

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Les enseignants en ont plein le dos : classes ingérables, élèves violents ou démotivés, parents défaillants, et une bureaucratie kafkaïenne qui les infantilise avec sa paperasse, ses directives idiotes et ses inspections à la con. Ils ne sont pas respectés, c’est un fait. Le « respect » que vous réclamez ne passera pas par plus d’argent jeté dans la même machine ni par des discours larmoyants. Il passe par la liberté pédagogique réelle et par lier le financement à l’élève, pas à l’école. Chèque éducation : les parents choisissent l’établissement qui leur inspire confiance, l’argent suit l’enfant. Les bons profs et les bonnes écoles sont récompensés, le reste est forcé de s’améliorer ou de couler. Tant que le système reste monopolistique, rigide et capté par les syndicats, on continuera à écraser les profs sous la bureaucratie tout en prétendant les « respecter ». Vous défendez le statu quo qui les étouffe. Eux ont besoin de liberté responsabilité directe devant les familles. C’est ça, le vrai respect pour des professionnels. Le reste, c’est du maintien artificiel d’un truc qui coule.
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Parlons de l’enseignement : parmi les coûts les plus élevés d’Europe, des résultats en dessous de la moyenne de l’OCDE, et pourtant l’un des plus faibles nombres d’élèves par classe. Osez affronter la réalité de ce que vous avez construit. Le socialisme a consisté à enlever ce qui fonctionnait pour le remplacer par ce qui ne fonctionne pas. Vous détruisez tout ce que vous touchez.
Suite à ce tweet, j’ai reçu beaucoup de réactions. Merci. Mais les chiffres me rendent encore plus inquiet. La Belgique consacre environ 6,2 % de son PIB à l’enseignement : l’un des niveaux les plus élevés d’Europe. Elle compte aussi parmi les pays avec le moins d’élèves par enseignant : environ 9,24 dans le secondaire inférieur et 8,94 dans le secondaire supérieur. Et pourtant, les performances scolaires restent décevantes. En PISA, la Flandre dépasse souvent les 510 points, tandis que la Fédération Wallonie-Bruxelles tourne plutôt autour de 480-490, parfois sous la moyenne OCDE. Donc soyons clairs : on dépense beaucoup, on encadre beaucoup, mais on performe peu. Le problème n’est donc pas seulement le budget. C’est le système. Un système qui absorbe énormément d’argent public, mais qui ne garantit ni l’excellence, ni l’égalité des chances, ni la maîtrise des savoirs fondamentaux. La solution ? Redonner le pouvoir aux parents et aux écoles. Financer l’élève plutôt que l’administration. Donner aux familles un vrai libre choix de l’école. Accorder plus d’autonomie aux établissements. Publier les résultats. Récompenser ce qui fonctionne. Fermer ou réformer ce qui échoue. À un moment, il faut arrêter de répondre à chaque échec par : “plus de moyens”. Il faut de la liberté, de la responsabilité, de la transparence et de l’exigence. Le vrai scandale, ce n’est pas qu’on ne dépense pas assez. C’est qu’on dépense autant pour un système qui refuse d’être responsable de ses résultats.
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Replying to @DovifatB
@Bernie1495 Ce tableau n’a rien de mystérieux. Il illustre parfaitement le problème systémique que dénonce mon post. @Ol74Olivier @vaesen_roland 1. IPP (~38-42 %) : C’est l’impôt sur le revenu du travail. Il pèse massivement parce que c’est là que se trouve l’essentiel de la valeur créée par des gens qui produisent, innovent et prennent des risques dans le secteur privé. Taxer lourdement le travail, c’est punir directement l’incitation à produire. Dans un système complexe, cela affaiblit la boucle rétroaction positive : effort → récompense → réinvestissement. Résultat prévisible : moindre croissance, moins d’emplois créés, et donc une base taxable qui stagne relativement. 2. TVA (~24-26 %) : Impôt sur la consommation. Il frappe ce que les gens achètent avec l’argent qu’ils ont gagné (après IPP). C’est une taxe sur la validation par le marché : un produit/service ne génère de TVA que s’il apporte une valeur réelle aux consommateurs volontaires. Mais à haut niveau, elle augmente le coût de la vie, réduit le pouvoir d’achat réel et décourage la consommation productive. Encore une distorsion systémique : on taxe la circulation de la richesse au lieu de la laisser circuler librement. 3. ISOC (~13-15 %) : Impôt sur les sociétés, donc sur les profits résiduels après avoir payé salaires, fournisseurs, investissements et risques. Il est proportionnellement plus faible parce que les profits sont le signal fragile de la réussite entrepreneuriale. Les entreprises qui font des bénéfices réinvestissent, embauchent, innovent. Les sur-taxer, c’est réduire l’attractivité (Flandre vs Wallonie, ou Belgique vs voisins). C’est exactement pourquoi la Flandre reste contributrice nette (~4,2 Md€/an selon la BNB) et la Wallonie bénéficiaire : différence de dynamisme entrepreneurial, pas de « méchanceté » des Flamands. L’État ne crée rien de tout ça. Il ponctionne un système productif existant. Pendant 50 ans, on a dit aux Wallons : « quelqu’un d’autre paiera » (transferts, Europe, dette, « les riches »). Résultat systémique : moindre pression adaptative, dépendance institutionnalisée, marché du travail rigidifié, attractivité entrepreneuriale faible. Les aides n’ont pas remplacé la création de valeur, elles l’ont masquée et donc affaiblie. La richesse n’est pas un gâteau fixe à redistribuer. Elle émerge de millions d’échanges volontaires, de propriété privée et de responsabilité. Ignorer ces incitations dans un système adaptatif, c’est programmer le déclin. La solution n’est pas plus de redistribution forcée, mais moins d’État centralisé : plus d’autonomie réelle (fiscale, réglementaire) pour les régions. La concurrence entre systèmes fera le tri : ceux qui favorisent la création de valeur prospéreront et attireront ; les autres devront s’adapter ou continuer à dépendre. C’est du darwinisme systémique appliqué à la gouvernance, pas du mythe du grand redistributeur éternel. La Flandre l’a en grande partie compris. La Wallonie peut encore choisir la même voie.
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Arrêtez de croire que plus d’État = plus de solidarité ou de valeur. La solidarité forcée par l’impôt ne crée rien. Elle redistribue ce que d’autres ont produit… jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien à redistribuer. Le déclin industriel, les services publics médiocres et la dépendance massive ne viennent pas d’un « manque de moyens ». Ils viennent de ce modèle qui étouffe l’initiative privée et la responsabilité.
Vision très réductrice. Les aides et les services publics ne sont pas de l'assistanat, mais des investissements indispensables (éducation, santé, transports) pour permettre aux citoyens de créer de la valeur. Le déclin industriel wallon exige de la solidarité, pas du dénigrement.
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Après un parcours universitaire que certains jugeraient “honorable”, j’ai eu la chance de rencontrer, dès mes premières années de travail, des gens brillants qui m’ont appris à désapprendre ce que l’université m’avait inculqué. Aujourd’hui, je crois que l’urgence n’est plus seulement d’apprendre. C’est d’apprendre à désapprendre.
Quand un système est financé, recruté et validé par l’État, il ne produit pas de la neutralité. Il produit sa propre vision du monde. Le problème n’est pas que les penseurs pensent comme ils pensent. Le problème est que presque tous les penseurs passent par la même institution.
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Quand un système est financé, recruté et validé par l’État, il ne produit pas de la neutralité. Il produit sa propre vision du monde. Le problème n’est pas que les penseurs pensent comme ils pensent. Le problème est que presque tous les penseurs passent par la même institution.
Explication : 73 % des universitaires français sont de gauche ; c’est 2 fois plus que dans la population générale. Ils sont 1,5 fois plus hostiles à l’économie de marché, plus critiques du capitalisme, plus favorables à l’intervention de l’État, etc. L’étude est ici
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Affolant de voir qu’on vote encore comme si le problème était juste un manque d’argent, de recettes. Alors que le vrai sujet, c’est la dépense. Et ceux qui promettent de la réduire se retrouvent vite face à tous ceux qui vivent de l’État et ne lâchent rien. Au final, rien ne change.
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Hier, en discutant avec un jeune en fin d’études d’ingénieur, j’ai été frappé par sa lucidité. Il ne se voit pas construire son avenir ici. Il avait déjà compris ce que beaucoup refusent encore de voir : quand on détruit une énergie abondante et bon marché, on fragilise aussi l’industrie, l’investissement, l’innovation et les emplois de demain. Il était particulièrement remonté contre ceux qui ont tenu les positions anti-nucléaires. Le plus inquiétant n’est pas qu’il envisage de partir. C’est la résignation à voir s’en aller ceux qui conçoivent, construisent, produisent et innovent, pendant que l’on continue à multiplier les diplômés dont l’activité dépend précisément de la richesse créée par ces mêmes profils. Une société qui décourage ses ingénieurs et ses entrepreneurs finit par importer ce qu’elle ne sait plus produire, et par regretter ceux qu’elle a laissés partir. Le vrai signal d’alarme n’est pas qu’ils partent. C’est qu’ils ne veulent plus rester
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Pendant 50 ans, on a expliqué aux Wallons que quelqu’un d’autre paierait : l’État, l’Europe, les riches, les générations futures. À force de vendre le gratuit, le subside et le sans-effort, on a oublié une vérité simple : la richesse se crée avant de se distribuer. Une région ne s’appauvrit pas faute d’aides. Elle s’appauvrit quand elle finit par croire que les aides peuvent remplacer la création de valeur.
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Les politiciens européens, il y a une semaine: "houlala, l'IA est dangereuse, il faut le réguler pour la limiter" Lundi, Apple Annonce SIRI AI: "Ce sera interdit en Europe, Apple ne fait pas comme l'Europe a dit de faire, c'est très mal" Vendredi: Trump interdit Fable 5 et Mythos 5 hors des USA. "C'est scandaleux, Trump fait de la guerre économique, il faut coopérer et pas diviser, méchant, méchant Trump, il faut pouvoir accéder aux mêmes modèles que les (méchants) américains."
The US government, citing national security authorities, has issued an export control directive to suspend all access to Fable 5 and Mythos 5 by any foreign national, whether inside or outside the United States, including foreign national Anthropic employees. The net effect of this order is that we must abruptly disable Fable 5 and Mythos 5 for all our customers to ensure compliance. Access to all other Claude models is not affected. We apologize for this disruption to our customers. We believe this is a misunderstanding and are working to restore access as soon as possible. Read our full statement: anthropic.com/news/fable-myt…
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X a au moins le mérite de clarifier les choses : l’assistanat est devenu une culture politique, les libéraux élus gouvernent comme des socialistes, et ceux qui travaillent sans aide, sans piston, sans népotisme ni clientélisme finissent par se sentir minoritaires. À ce stade, je ne me sens plus concerné par l’idée de soutenir indéfiniment des communautés installées dans le refus de l’effort, ni ceux qui rêvent de voir disparaître notre système tout en profitant de ce qu’il leur offre. Le plus affolant, c’est de réaliser que la minorité productive, celle qui travaille et tient encore debout ce pays, est peut-être devenue l’une des plus grandes minorités nationales, régionales.
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On regarde la grève des enseignants comme un affrontement : un camp contre un autre, une ministre contre un mouvement. Mais cette lecture masque l’essentiel. Ce n’est pas une crise conjoncturelle. C’est un effet de structure. Quand un système concentre : le financement, les règles d’organisation, les programmes, les statuts, et les réformes… alors chaque modification devient automatiquement un conflit régional. Il n’y a plus d’ajustement progressif, plus de diversité de solutions, plus de mécanismes d’essai-erreur à petite échelle. Tout passe par un seul centre. Donc tout devient politique. Donc tout devient conflictuel. Dans ce cadre, la grève n’est pas une anomalie : c’est un outil rationnel dans un système fermé. Les enseignants n’ont pas 10 options concurrentes, ni la possibilité de “sortir du système” autrement que marginalement. Le rapport de force devient donc la principale variable d’ajustement. Mais cela produit une dynamique prévisible : chaque réforme est vécue comme une contrainte uniforme, chaque gouvernement tente de corriger un système trop rigide, chaque correction déclenche une résistance coordonnée, et le système revient à son point de tension initial. On obtient une boucle sans fin : centralisation → conflit → réforme → conflit → immobilité relative. La question ici n’est donc pas de dire qui “a raison” dans la grève du moment. Elle est plus large : pourquoi l’éducation est-elle organisée comme un bloc unique, incapable de laisser coexister plusieurs modèles ? Dans un système plus distribué, moins bureaucratisé : le financement suivrait l’élève plutôt que l’institution, les écoles auraient une autonomie réelle d’organisation, différents modèles pédagogiques pourraient coexister, et les parents pourraient arbitrer directement par leurs choix. Dans un tel cadre, les tensions ne disparaissent pas, mais elles se fragmentent. Elles ne paralysent plus tout un pays à chaque désaccord. Ce que révèle cette grève, ce n’est pas une simple contestation sociale. C’est la difficulté d’un système très centralisé à évoluer autrement que par chocs successifs — toujours politiques, toujours binaires, toujours conflictuels.
La grève des enseignants en Belgique francophone se poursuit.🚩Je suis tous les jours au piquet. Après son passage en force au parlement de la FWB jeudi passé, la ministre Glatigny (MR) espère que la Coupe du monde de football va noyer notre lutte mais nous ne renoncerons pas !✊
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Plus l’État concentre pouvoir, argent et autorisations, plus il crée de la rareté artificielle… et donc des rentes à acheter : la corruption n’est pas une anomalie du système étatique, elle en est le sous-produit logique.
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Bijoux à 1,3 million d’euros : l’étau judiciaire se resserre autour du socialiste Zapatero 21news.be/bijoux-a-13-millio…
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On continue de juger les politiques à leurs intentions, comme si elles suffisaient à expliquer le réel. Mais un système complexe ne répond pas aux intentions. Que se passe-t-il quand une économie repose sur des millions de décisions individuelles, mais qu’on prétend la piloter depuis un centre ? Que devient l’information contenue dans les prix lorsqu’on les “corrige” politiquement ? Qui observe les effets invisibles produits ailleurs, quand une intervention règle seulement le problème visible ? Si les erreurs du marché sont dispersées et réversibles, mais celles de l’État centralisées et persistantes, pourquoi supposer que le sens de l’erreur disparaît avec l’intention ? Si une règle s’applique à tous, que devient la diversité des cas réels qu’elle écrase nécessairement ? Et si la richesse future dépend des comportements présents, peut-on la redistribuer sans modifier ces comportements ? À force de corriger, empiler, réguler, à quel moment la complexité cesse-t-elle d’être un outil pour devenir une contrainte ? Et qui, dans un système aussi dense, peut encore relier les causes aux effets ? La question n’est pas ce que les systèmes veulent produire. Mais ce qu’ils rendent, structurellement, impossible à éviter.
Le vrai problème n’est pas économique ou politique, mais intellectuel. Quand une société ne voit plus les causes, seulement les symptômes, elle réclame davantage des politiques qui ont créé les problèmes. L’ignorance des conséquences est le carburant de l’interventionnisme.
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Le vrai problème n’est pas économique ou politique, mais intellectuel. Quand une société ne voit plus les causes, seulement les symptômes, elle réclame davantage des politiques qui ont créé les problèmes. L’ignorance des conséquences est le carburant de l’interventionnisme.
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Évidemment. Un État qui absorbe plus de 50 % du PIB, redistribue massivement et multiplie les incitations à la dépendance finit par s’enliser dans le déclin. Ni les hausses d’impôts ni les économies cosmétiques ne régleront le problème. Il faut réduire le périmètre de l’État.
a Les nouvelles projections de déficit public pour la Belgique sont catastrophiques. A politique inchangée, le déficit public va atteindre 6,4% du PIB en 2031! Une série de réformes très impopulaires, que ce soient des hausses d'impôts ou des baisses de dépenses, est nécessaire.
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Au lieu de politiser la BNB avec des pamphlets marxisants ou décroissants, on devrait exiger d’eux une obsession pour la productivité réelle, l’efficacité des systèmes publics et la soutenabilité des incitations.
Het is vreemd dat een directielid van de NBB een degrowth/marxistisch opinieartikel ondertekent, zonder enige ophef. Er is vrijheid van meningsuiting, maar ook verantwoordelijkheid en integriteit van je functie. Zonder groei zijn de Belgische publieke financiën failliet.
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C'est mignon, ce genre d'édito, @ddemeeus: "Il faudra voir", "Sera-t-on capable de...". Mais les décisions se prennent maintenant. Pour rappel, c'est à force de tout le temps donner le bénéfice du doute aux plans et re-plans qui s'annonçaient pourtant tous très douteux à la première lecture ces trente dernières années qu'on a laissé la boîte noire de la gestion économique wallonne perdurer, ne laissant que les yeux pour pleurer à la fin du cycle vu l'absence de résultats. Et on est sans doute reparti pour un tour, comme le montre les procédures de nominations téléphonées pour placer à nouveau, hier, un ex-chef cab à la tête du plus gros outils économique de la Région, Wallonie Entreprendre. De même, l'absence toujours de cap réel sur les réformes nécessaires, à part des inaugurations et des missions Awex, fait craindre le énième repetitas. Tout le monde à son rôle à jouer pour remettre le pied à l'étrier de l'économie wallonne, y compris le quatrième pouvoir, en évitant les illusions et en étant précis sur les manques et les responsables. Sans cela, on pourra déjà écrire le prochain édito, sur l'air de: "On aurait dû", "Pourquoi n'a-t-on à nouveau pas fait?"... lalibre.be/debats/edito/2026…
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Ignorer le thermomètre n'a jamais fait tomber la fièvre.
Les derniers chiffres de Statbel méritent qu’on s’y arrête : les personnes d’origine non européenne représentent 19 % des 20 à 64 ans en Belgique, mais 38 % des chômeurs de cette tranche d’âge. Autrement dit, elles sont deux fois plus représentées dans le chômage que dans la population en âge de travailler. Les chiffres sont particulièrement élevés pour les personnes d’origine nord-africaine. Le premier constat est que cet écart est massif. Il ne s’agit pas de situations isolées mais d’une réalité structurelle qui se répète année après année. Le deuxième constat est que le problème ne disparaît pas avec le temps. Malgré des décennies de politiques d’intégration, d’investissements publics et de réformes successives, la Belgique reste confrontée à des écarts parmi les plus importants d’Europe occidentale en matière d’accès à l’emploi. Le troisième constat est sans doute le plus révélateur : ces difficultés ne concernent pas uniquement les nouveaux arrivants. Une partie des écarts subsiste chez des personnes nées en Belgique, ayant fréquenté les mêmes écoles et grandi dans le même cadre institutionnel que leurs concitoyens. Cela suggère que les explications simplistes ne suffisent pas. Lorsqu’un phénomène persiste sur plusieurs générations, il faut regarder l’ensemble du tableau : la qualité de l’enseignement, l’acquisition des compétences recherchées sur le marché du travail, la reconnaissance des qualifications, les discriminations qui peuvent exister, mais aussi l’influence de l’environnement familial sur les trajectoires individuelles. La véritable question est donc moins de savoir qui blâmer que de comprendre pourquoi un pays qui consacre autant de ressources à l’éducation, à l’intégration et à la protection sociale continue à produire les mêmes écarts. Car lorsqu’un problème persiste malgré des décennies d’efforts, de réformes et de dépenses publiques, il devient légitime de se demander si l’on s’attaque réellement aux causes du phénomène ou si l’on se contente d’en gérer les conséquences. Les chiffres de Statbel ne racontent pas seulement une histoire de chômage. Ils posent une question plus fondamentale : pourquoi notre modèle produit-il encore de tels écarts après tant d’années, et pourquoi sommes-nous si réticents à remettre en question les mécanismes qui les entretiennent ?
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