C'est amusant de voir que ce qui "inquiète" chez les garçons s'est banalisé avec dix ans d'avance sinon plus chez les filles sans qu'on en parle à peine... là l'aspect pathologique du lookmaxxing saute aux yeux
Plutôt que d'y voir un complot ou l'oeuvre de minuscules groupes d'influence cachés sur des forums internets, c'est surtout la conséquence de la virtualisation et de l'insécurité morale rampante depuis l'apparition des smartphones pour ces jeunes-là, qu'on a en plus mis sous cloche pendant deux ans pour les protéger du rhumid-19, ce qui a encore entamé le capital social qui avait survécu aux années 2010
La rencontre amoureuse se fait sur une photo désormais, la moindre publication en ligne avec son physique apparent va faire l'objet d'abondants commentaires d'excités des deux sexes façon marché au bestiau et mettre en péril tout le clout qu'on a auprès de sa seule communauté, la virtuelle, face à cette pression constante les comportements s'adaptent et la psyché masculine se rapproche de la féminine ; à défaut de pouvoir encaisser les critiques on essaie de les désamorcer en renforçant tous ses supposés "points faibles" dont la quête devient obsessive
Les garçons commencent eux aussi à arriver chez le chirurgien esthétique en lui demandant de leur faire la tête qu'ils ont avec le filtre "gigachad" de Snapshat, convaincus que ça changerait leur vie, c'est le progrès
Avoir la mâchoire carrée, symbole de virilité : une tendance qui inquiète chez les jeunes garçons. Certains sont prêts à dépenser des fortunes en accessoires, injections ou chirurgie pour sculpter leur visage.
#JT20h