100 ans de corruption plutôt.
Oui, les allégations et scandales de corruption ou de pratiques douteuses au sein du PLQ remontent à plusieurs décennies, bien avant les affaires plus récentes sous Charest et Couillard.
Des origines historiques
Ère Taschereau (1920-1936) : Le gouvernement libéral de Louis-Alexandre Taschereau a été marqué par de multiples scandales de corruption, de patronage et de conflits d’intérêts (ex. : affaires impliquant des ministres, la Commission des liqueurs, et des faveurs accordées à des proches). Cela a contribué à la chute du gouvernement en 1936, avec Maurice Duplessis qui a dénoncé publiquement cette corruption.
Gouvernement Bourassa (années 1970) : Des scandales importants ont éclaboussé le premier mandat de Robert Bourassa, notamment dans l’industrie de la construction (liens avec le crime organisé, violence syndicale et corruption).
La Commission Cliche (1974-1975) a exposé un « système organisé de corruption » impliquant des liens entre le gouvernement, des syndicats et la mafia. René Lévesque a fait campagne en 1976 sur le thème du « balayage » de cette corruption libérale.
Période plus récente (Charest et après)
Le mandat de Jean Charest (2003-2012) a été particulièrement assombri par des allégations de financement douteux, de collusion dans l’octroi de contrats publics, de nominations partisanes (Commission Bastarache) et de copinage. Cela a mené à la Commission Charbonneau (2011-2015), qui a révélé que le PLQ était le parti le plus touché par les stratagèmes de financement illégal, bien que la corruption systémique dans les contrats ait été plus marquée au niveau municipal (Montréal, Laval) qu’au ministère des Transports provincial.
Des affaires comme les places en garderie accordées à des donateurs, les collecteurs de fonds influents et d’autres enquêtes (ex. : Mâchurer) ont renforcé cette perception.
Contexte actuel
Des allégations récentes (2025) de financement irrégulier lors de la course à la chefferie de Pablo Rodriguez ont relancé le débat, avec une enquête de l’UPAC. Les opposants (PQ, QS) parlent d’une « culture » persistante, tandis que le PLQ nie toute corruption systémique et affirme avoir tourné la page.
En résumé : Oui, les problèmes d’éthique et de corruption (ou perceptions de celle-ci) font partie de l’histoire du PLQ depuis au moins les années 1920-1930, avec des pics notables dans les années 1970 et 2000-2010. Comme pour d’autres partis au pouvoir longtemps (tous les partis ont eu leurs scandales), cela reflète souvent le patronage et le financement politique dans un système où l’argent et les contrats publics se croisent. La Commission Charbonneau a mené à des réformes, mais les controverses resurgissent périodiquement.
Pour une vue nuancée, il faut distinguer allégations, enquêtes en cours, condamnations et perceptions politiques.