Après le meurtre du jeune Thomas à
#Crépol, Sylvie, une infirmière à la retraite, a publié sur son compte Facebook les photos des auteurs présumés impliqués dans sa mort en évoquant « les soldats de l'Islam ».
Les gendarmes sont venus la cueillir à 6h du matin, et l’ont placée en garde à vue.
Elle a été traitée comme une délinquante, elle qui, du haut de ses 70 ans, n’avait jamais eu de problème avec la Justice.
C’est à Paris qu’il a été décidé de la juger, pour « incitation à la haine », et elle fut condamnée en première instance à 1000€ d’amende, et à verser des dommages et intérêts aux individus impliqués dans le meurtre (l’assassinat ?) du jeune Thomas.
L’affaire aurait pu en rester là, et devenir un cas de plus parmi tant d’autres où de simples citoyens ayant réagi en exprimant spontanément leur colère et leur ressenti face aux nombreux drames dont ils sont informés se retrouvent condamnés par la Justice.
Mais Me Barnier, l’avocat de Sylvie, a réussi à convaincre sa cliente de faire appel. Et il a bien fait.
Sylvie a été relaxée par la Cour d’Appel de Paris le 20 novembre, celle-ci ayant estimé que ses propos entraient dans le cadre de la liberté d’expression. La Cour a rappelé que pour que le délit d’incitation à la haine soit caractérisé, il faut qu’il y ait une EXHORTATION à haïr le groupe de personnes concernées, ce qui n’était pas du tout le cas.
Les procureurs le savent. Les juges le savent. Et si certains d’entre eux ont su dire le droit, ce n’est qu’après un an et demi de combat judiciaire, d’inquiétude et de perturbations ayant profondément marqué une dame âgée qui n’avait strictement rien à se reprocher, si ce n’est d’avoir osé exprimer ce qu’elle pense.
Je ne connais que trop bien ce genre de procédures diligentées « pour l’exemple » et dont la nature politique n’échappe qu’aux idiots. Beaucoup de ceux qui en font l’objet se découragent, et c’est le but, avant d’avoir exercé toutes les voies de recours permettant d’établir leur innocence, et personne n’en sort indemne.
Je tiens juste à rappeler à ceux qui en sont les instigateurs qu’ils n’ont aucune excuse, que la Justice qu’ils incarnent sans avoir aucune forme de comptes à rendre en retour sur leurs « erreurs » ou leur acharnement ne passe pas inaperçu…
Sébastien Jallamion
#Resistance
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