Mathieu Pigasse est de gauche en France. À l'étranger, il est l'allié de Donald Trump.
En France, Mathieu Pigasse, c'est Le Monde, Télérama, l'Obs. C'est la gauche cultivée, les dîners en ville progressistes, les prises de position contre "la droitisation des médias".
Fin janvier 2026, trois semaines après l'opération militaire américaine qui a conduit à l'arrestation de Nicolás Maduro, Mathieu Pigasse se trouve à la Maison Blanche, pour assister à une projection privée du documentaire sur Melania Trump. Autour de lui : le patron d'Apple, la reine Rania de Jordanie, et un producteur argentin proche des hauts responsables vénézuéliens.
C'est là que l'affaire se joue.
Sa banque, Centerview, vient d'être choisie par le Venezuela pour piloter la restructuration de sa dette extérieure. Montant du chantier : 150 milliards de dollars. Le contrat a été décroché avec la bénédiction de la Maison Blanche, grâce aux connexions de Pigasse avec l'entourage de Trump et le nouveau régime vénézuélien.
Récapitulons. La gauche française a dénoncé l'arrestation de Maduro comme un "enlèvement odieux", une "agression impérialiste", une violation de la souveraineté d'un peuple. Mélenchon a organisé des manifestations. LFI a réclamé la libération immédiate du "président légitime".
Pendant ce temps, le banquier de gauche qui possède leurs journaux assistait à un cocktail à Washington pour décrocher le contrat du siècle avec le même régime qui venait d'être renversé par Trump.
La gauche morale d'un côté. L'argent de l'autre. Pendant qu'il fait la morale, Pigasse ramasse le pognon de l'impérialisme américain.